xv : le Petit roi de Galice
2, 1x : «le Cidre ».
. 1: Cles Lions ».
. VI, 1: « l'Hydre ».
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avaient point habitués. Les sensations musculaires jouent ici un rôle important : ainsi la peinture des lions :
Is marchaient écrasant sur le pavé hideux Des carcasses de bête et des squelettes d'homme.
Les gestes et les attitudes prennent en même temps une importance toute spéciale, comme dans cette esquisse où le poète a mis toute la fougue et toute la passion des danses espagnoles :
Des femmes.
Dansent autour des rois, car ils sont les Mécènes
De la jupe effarée et des groupes obscènes.
Parmi les femmes, deux, l’une grande aux crins blonds, L'autre petite avec des colliers de doublons,
Toutes deux gitanas au flanc couleur de brique,
Mélent une âpre lutte au boléro lubrique;
La petite, ployant ses reins, tordant son corps,
Rit et raïlle la grande, et la géante alors
Se penche sur la naine avec gloire et furie, Comme une Pyrénée insulte une Asturie ?.
D'un autre côté, l'attitude visionnaire de Hugo, non moins que la nature propre de lépopée, favorisait ici le développement du réalisme. Le poète épique qui doit croire à son sujet, et se laisser posséder par lui, au point de nous faire accepter le merveilleux rendu avec candeur *, nous met en quelque manière sous les yeux les événements qu'il retrace et nous y fait assister pour ainsi dire en personne. Mais comme il s’agit ici d'événements que le poète n’a point vus, et presque toujours, d’un état de civilisation qui n'est plus le nôtre, le poète, dans son effort pour leur donner l'apparence de la réalité vue et vécue, doit mêler constam-