‹ Le placenta des rongeursChapitre 16 sur 88 · A ES · texte numérisé non relu

A ES

la face interne de l’utérus par le détachement du placenta, plaie qui aurait présenté un diamètre de 2 à 3 centimètres si l'utérus était resté distendu, se réduise à deux ou trois millimètres lorsque l'utérus est complètement revenu sur lui-même. D'autre part, la muqueuse qui se plisse sur elle-même d’une facon si multiple (fig. IN) par la rétraction de l'utérus, la muqueuse qui se trouve alors être trop étendue relativement à la cavité qu’elle a à revêtir, glisse sur la partie dénudée, déjà si considérablement rétrécie, et la recouvre. La cicatrisation se fera donc comme celle d’une plaie qu'on aurait recouverte d’un lambeau de peau au moment même de sa production. Nous n'avons pas poussé plus loin cette étude chez le lapin; mais de nombreuses préparations que nous possédons

pour le cochon d'Inde et le rat nous montrent qu'il y a encore là quelques phénomènes particuliers à étudier : dans cette plaie, devenue sous-muqueuse, il y a un peu de sang répandu; il reste quelques débris, par exemple de la couche vésiculeuse permanente : c'est à propos des autres rongeurs que nous étudierons la résorption de ces parties; nous aurons aussi sans doute à examiner comment se comportent, pour revenir à leur calibre normal, les gros vaisseaux qui abordaient l'utérus au niveau de chaque renflement fœtal.

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