COPA EN
lium modifié de la cavité pleuro-péritonéale. D'autre part, l’endothélium de la cavité pleuro-péritonéale est d’origine mésodermique, ses cellules sont des cellules mésodermiques adaptées aux fonctions de revêtement. Or, les cellules de la caduque sont des cellules mésodermiques, et nous les voyons ici (en x et y, fig. 129) s'adapter à des fonctions de revêtement. Donc en dernière analyse, rien n’est plus naturel que de constater ici les formes graduelles de transition et de parenté évidentes entre les cellules épithéliales cylindriques (EP) de la muqueuse utérine, les cellules épithéliales cubiques (ep) de la base de la caduque, les cellules endothéliales (x et y) et enfin les cellules propres de la masse de la caduque. Ces dispositions nous paraissent d'autant plus intéressantes qu'elles sont en rapport avec un fait que nous avons récemment signalé dans une note à la Société de biologie ‘ et qui sera exposé ici avec tous ses détails dans la suite du présent mémoire, à savoir que, après détachement du placenta pendant la parturition, la petite plaie utérine ainsi produite se couvre d'un nouvel épithélium provenant de la transformation des cellules du chorion de la muqueuse mise à vif.
Reprenant la description de la caduque réfléchie (tig. 129), constatons comment ses cellules deviennent de plus en plus volumineuses et de plus en plus étoilées à mesure qu’on se rapproche de ses couches les plus internes (en 3), les plus voisines de l'œuf proprement dit. Elles circonscrivent ainsi des mailles irrégulières. Chez le rat ces dispositions sont plus accentuées encore, et cette partie de la caduque est formée de grandes cellules étoilées formant un tissu largement réticulé. Il ne faut pas confondre ces lacunes intercellulaires avec les cavités vasculaires qui sillonnent abondamment la caduque sous forme de sinus anastomosés en réseaux. Ces sinus sont revêtus d’un endothélium d'autant plus distinct, que les cellules en sont volumineuses et hypertrophiées (En, En, fig. 129). Sur les préparations, on voit bien facilement ces sinus remplis de globules de sang (que nous n'avons représentés sur aucune de nos figures, parce que leur présence nuirait à la clarté du dessin), tandis que les mailles intercellulaires ne renferment pas d'hématies, mais seulement un liquide albumineux irrégulièrement coagulé par les réactifs.
1. Mathias Duval, De la régénération de l'épithélium des cornes ulérines après la parturition. (Comptes rendus de la Socièté de biologie, 13 décembre 1890, page 697:)