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Cette même figure 196 va nous servir à signaler une autre question que nous aurons à poursuivre parallèlement à celle de la régénération de l’épithélium utérin. Il s’agit de l’épaississement (C, fig. 196) situé, dans l'épaisseur des parois utérines rétractées, vers la partie mésométrique, au niveau de chaque région placentaire. Pour comprendre la nature de cette sorte de noyau conjonctivomusculaire, il faut rappeler ce que, dès la fin du dix-septième jour, nous disions à propos de celte région, à savoir qu'il s'y produit une hypertrophie du tissu conjonctif interposé aux fibres musculaires circulaires, de sorte que ces fibres ne présentent plus une direction régulière, et que, déviées un peu dans tous les sens, elles ne forment plus une couche bien distincte de la tunique musculaire longitudinale. Nous avions donné à cette formation le nom de couche médio-musculaire (voir la description du stade dit de l’arrivée des vaisseaux fœtaux dans l'ectoplacenta; voir aussi la fig. 146, pl. XIII, en 4). Après la parturition, les fibres musculaires, contractées et ramassées en faisceaux épaissis, se délimitent mieux sur les coupes, et les fibres longitudinales du bord mésométrique (L M, fig. 193, 194, 196) se dégagent nettement de toutes les autres formations ; mais il n'en est pas de même, toujours et uniquement dans cette région mésométrique, des fibres circulaires. Dissociées et déviées de leur direction par le tissu conjonctif interposé, et par les gros sinus pleins de sang coagulé qui parcourent leurs interstices, ces faisceaux musculaires sont coupés selon toutes les directions ; le tissu conjonctif hypertrophié, les sinus et les tractus musculaires forment ainsi, sur la figure 196, l’épaississement (C) qui surmonte la région placentaire; que le placenta soit détaché et expulsé, cette région peut à son tour se rétracler el l’épaississement en question arrive à former un noyau globuleux, dont la coupe est figurée en D, D (fig. 193 et 194). Nous lui donnerons, pour rappeler ses origines et ses rapports antérieurs, le nom de noyau médio-musculaire. C'est sur ce noyau médio-musculaire que repose le chorion de la sérotine, et les limites sont assez peu nettes entre ces deux parties, le chorion de la sérotine se continuant avec le tissu conjonctif interposé aux faisceaux musculaires. Or, pour que, après la parturition, l'utérus revienne à l'état normal, à sa forme et constitution de repos, il faut, en même temps que se régénère l'épithélium sur le chorion de la sérotine, qu’il y ait résorption du noyau médio-musculaire, d’où doivent disparaître et le tissu conjonctif