‹ Le placenta des rongeursChapitre 54 sur 88 · MED · texte numérisé non relu

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«On trouve de plus, attaché à la partie supérieure de chacune de ces deux aires triangulaires, un filament mince, homogène, replié plusieurs fois sur lui-même. D'après son aspect, et surtout d'après la manière dont il est replié, ce filament rappelle absolument une tunique élastique d’artère, durcie par l'alcool. Je crois que cette disposition résulte de ce que ce filament représente en réalité le lieu de retrait et de condensation, pour ainsi dire, d’une fine membrane qui antérieurement devait être normalement distendue et appliquée sur une grande étendue de la surface interne de l'utérus. Cela est d'autant plus vraisemblable que, au niveau de ses plis, on observe quelques petites cellules ou quelques traces et débris de cellules. Au reste nous verrons dans un instant combien est exacte cette interprétation.

« D’après tout ce qui précède on voit que je ne suis pas d’accord avec Ercolani sur tout ce qui se rapporte au placenta du rat. Je ne trouve pas qu'il soit légitime d'admettre avec lui la distinction d’une portion placentaire proprement dite et d’une portion villeuse. Pour moi, les vaisseaux allantoïdiens vont tous aux villosités du placenta, et uniquement à ces villosités; et sur ce point je ne puis admettre aucun doute. Les villosités qui entourent le placenta reçoivent au contraire les vaisseaux omphalo-mésentériques. »

Ici la description de Tafani est interrompue par une digression sur le lait utérin, question où nous n'avons pas à le suivre pour le moment. Puis revenant au placenta et aux enveloppes de l'œuf, il complète l'étude de deux formations importantes, à savoir d’une part la caduque réfléchie (sa caduque vraie) dont il montre l’atrophie et la résorption, et d'autre part le filament mince, anhiste, attaché au bord du placenta, filament dans la description très exacte duquel le lecteur a dû reconnaître ce que nous avons appelé la zone résiduelle (R, sur nos figures 175 et 176, pl. XV; 177, pl. XVD). Il est singulier que Tafani n'ait pas représenté ce filament dans sa planche (fig. LXXVIL, ci-contre) alors qu'il le décrit si exactement dans son texte, et qu'il s'attache avec tant de soin à en rechercher l’origine et le mode de formation. Nous reproduisons textuellement ce dernier passage de Tafani, où il revient sur la question du lait utérin, considérant la résorption de la caduque comme un processus homologue à la sécrétion d’un liquide nutritif, ce qui suffira pour le moment à montrer combien peu est fondée cette trop fameuse théorie du lait utérin. Page 83 : « La caduque

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