‹ Le plan astralChapitre 4 sur 15 · I. — Humains · texte numérisé non relu

I. — Humains

Les citoyens humains du monde astral se sépa* rent naturellement en deux groupes ; les vivants et les morts, ou pour parler plus exactement, ceux qui ont encore un corps physique et ceux qui n'en ont plus.

1° Les vivants.

On peut compter quatre catégories d^iommes qui se manifestent sur le plan astral pendant leur vie physique :

1° L Adepte et ses élèves, — Les membres de cette catégorie emploient généralement comme

véhicule non pas le corps astral, mais le corps mental composé de matière empruntée aux quatre subdivisions inférieures ou « rûpa (à formes) » du plan immédiatement supérieur. Ce véhicule présente l'avantage de leur permettre de passer instantanément du plan astral au plan mental et réciproquement et d’user en tout temps du plus grand pouvoir et du discernement plus subtil inhérents au plan mental.

Le corps mental n’est pas du tout visible à la vue astrale ; aussi le disciple qui opère dans ce véhicule apprend-il à s’envelopper d’un voile temporaire de matière astrale quand^ dans le cours de son travail, il désire se manifester aux habitants du plan inférieur pour les aider plus efficacement. Ce voile temporaire est ordinairement formé d’abord par le Maître, qui enseigne ensuite à son élève le moyen de le construire lui-même avec aisance et rapidité. C’est un corps qui, tout en reproduisant l’exacte apparence de l’homme, ne contient point de matière de son propre corps astral ; il est relativement à celui-ci ce qu’est une matérialisation au corps physique.

On rencontre aussi des disciples moins avancés fonctionnant dans leur corps astral; mais Phomme qui est introduit sur ce plan par un guide compétent, y fonctionne toujours avec la plus grande facilité sur tous les sous-plans et en pleine con-

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science quel que soit le véhicule qu’il emploie. Il est vraiment lui-même tel que ses amis le connaissent ici-bas moins ses quatre ou ses trois principes inférieurs suivant le cas, et plus les pouvoirs et les facultés de sa nouvelle condition. Ceci lui permet de continuer avec plus de facilité et de succès pendant son sommeil les travaux théosophiques quijoccupent ses heures de veille. Suivant son habileté à transférer sa conscience sans interruption d’un état à l’autre, il pourra se rappeler plus ou moins exactement sur le plan physique ce qu’il aura fait ou appris sur l’autre.

L’explorateur pourra rencontrer parfois sur le plan astral des occultistes de toutes les parties du monde terrestre (appartenant à des loges sans aucun lien avec les maîtres que connaissent les théosophes)qui,le plus souvent,cherchent la vérité avec autant d’abnégation. Il faut remarquer que toutes ces loges connaissent au moins Pexistence de la grande confrérie de l’Himalaya et conviennent qu’elle compte parmi ses membres les Adeptes les plus élevés aujourd’hui connus sur la terre.

Les personnes développées sous le rapport psychique qui ne sont pas sous la tutelle d'un Maître. — De telles personnes peuvent être ou n’être pas développées spirituellement, car ces deux formes d’avancement ne vont pas nécessairement de pair. Les pouvoirs psychiques qu’on apporte

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en naissant sont le résultat d’efforts accomplis dans une incarnation précédente ; ils peuvent avoir eu le caractère le plus noble et le plus altruiste, mais aussi avoir été aveugles et mal dirigés ou même tout à fait blâmables.

Ces psyclûques sont d’ordinaire parfaitement conscients hors de leur corps physique, mais faute de l’éducation nécessaire, ils sont sujets à se tromper sur la nature de ce qu’ils voient. La plupart seront presque aussi capables qu’un disciple de parcourir toutes les subdivisions du plan astral, mais certains seront plus spécialement attirés par une seule d’entre elles et ne pourront s’en éloigner que bien rarement. Quant aux souvenirs qu’ils en garderont, ils varieront, selon le degré de développement, de la mémoire la plus nette à l’erréur complète ou à l’oubli absolu. Ils se montrent toujours dans le corps astral, faute de savoir fonctionner dans le véhicule mental.

3° Les personnes ordinaires , c’est-à-dire celles qui n’ont aucun développement psychique et qui pendant leur sommeil flottent çà et là en corps astral dans un état plus ou moins inconscient. Dans le sommeil profond du corps physique, les principes supérieurs réunis au véhicule astral, se détachent à peu près invariablement dudit corps dans le voisinage immédiat duquel ils restent suspendus ; mais chez les personnes qui ne sont pas

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du tout développées ils sont en somme à peu près aussi endormis que le corps physique.

Dans certains cas, cependant, ce véhicule astral est moins léthargique et s’en va rêvant, au gré des courants astrals, rencontrant parfois des gens de sa connaissance dans un état semblable, passant par des aventures de tous genres, agréables et désagréables; et le lendemain au réveil, le souvenir irrémédiablement confus, grotesquement travesti de tout cela, lui fait dire : quelles choses extraordinaires j'ai rêvées !

Tous les gens cultivés appartenant aux races supérieures, ont dès à présent leurs sens astrals bien assez développés pour pouvoir obsèfvèf les réalités qui les entourent pendant le sommeil et ei^ apprendre beaucoup, s’ils étaient suffisamment attenFifs. Mais cet éveir~Me^TâIïéntion manque ' dans la grande majorité des cas ; ces gens passent la nuit dans une rêverie profonde, une espèce d’absorption, ruminant les pensées qui les occu- A paient avant de s’endormir. Ils ont les facultés | astrales, mais ne s’en servent guères ; leurs sens j sur ce plan sont bien existants, mais non éveillés, j et ils ne sont conscients de ce qui les entoure que j bien peu ou point du tout.

Qu’un tel homme devienne l’élève d’un Maître^ de la Sagesse, il est aussitôt tiré de sa somnolence, pleinement éveillé aux réalités astrales qui Ten-

tourent et occupé à les comprendre et à travailler au miheu d^elles, de sorte que les heures jusqu’alors totalement vides de son sommeil sont remplies d utile activité sans nuire au repos nécessaire du corps physique. (Voir les Aides invisibles, chap. V).

Ce coips astral détaché est très vague de forme et mal défini dans son contour dans le cas dhndividus ou de races inférieurs. Mais les traits et la forme du noyau central (t) restent reconnaissa-

1. Le corps astral, qu’il soit réuni au corps physique, en 1 état de veille, ou qu’il en soit séparé par la mort ou le sommeil (profond), ce « frère cadet de la mort », consiste toujours en une masse nuageuse ovoïde, présentant en son milieu un noyau beaucoup plus dense et plus épais, ayant les dimensions et la ressemblance du corps physique. Les parties de l’ovoïde astral en dehors du noyau sont ce qu’à proprement parler on appelle l’aura astrale, qui s’étend chez le commun des mortels à environ un demimètre du noyau central.

Le corps mental présente un arrangement tout à fait semblable. 11 n’en est pas de même du corps causal immortel, lequel étant fait de matériaux appartenant aux subdivisions sans formes du monde mental, se montre sous l’aspect plus simple d’un ovoïde dépourvu de la forme centrale qui existe au milieu des deux corps précédents. On sait que le corps éthérique double également la forme du ^corps physique. Dans l’état de veille de l’homme vivant, Vœuf SLurlque présente donc en son milieu quatre formes humaines identiques par leur contour et leur dimension et

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blés, quoique effacés et peu distincts, et bien que Tœuf aurique ne soit guère digne de ce nom, étant réduit à un nuage vague aux contours irréguliers et changeants. Chez l'homme développé, au contraire, la forme centrale est bien plus nette et plus distincte et reproduit exactement l’homme physique; et de plus l'aura possède un contour ovoïde nettement dessiné et qui demeure invariable au milieu du tumulte des courants qui agitent sans cesse le monde astral. Les facultés psychiques de l'humanité étant en cours d’évolution, et tous les degrés de développement se trou-

se pénétrant l’une l’autre, à savoir les formes physique, éthérique, astrale et mentale, et tout autour une aura multiple où coexistent (sans parler des émanations du corps physique) des radiations éthériques, l’aura astrale, l’aura mentale et des parties du corps causal.

C’est donc une chose très complexe, mais cette complexité se simplifie en pratique par le fait que, de même que la vision physique n’y distingue que le corps physique, de meme la vision astrale n’y perçoit que le corps astral, et ainsi de suite. Disons toutefois que les meilleurs voyants non entraînés ne voient généralement pas l’aura, mais seulement la forme centrale, et que la plupart en voient beaucoup moins encore. Seul un voyant bien exercé et disposant des visions astrale et mentale complètes et, a fortiori, de la vision éthérique, peut à son gré et par un effort approprié do sa seule volonté, voir et étudier séparément (mais non simultanément) les diverses parties de l’œuf aurique.

vaut représentés par des individus, il s’en suit que les deux classes se fondent l’une dans l’autre par une gradation insensible.

4° Le magicien noir ou ses disciples, — GeUo classe est similaire de la première, avec cette différence essentielle que son évolution a été dans le sens du mal, et non du bien, et que les pouvoirs acquis sont employés dans un but égoïste et non humanitaire. Dans ses rangs inférieurs figurent les sorciers nègres qui pratiquent les rites de rObeah ou du Voudou, et les guérisseurs des tribus sauvages; plus intelligents, d’autant plus blâmables, sont les magiciens noirs du Thibet appelés souvent Dûgpas (1) par les Européens, quoique ce nom n’appartienne vraiment, comme l’a expliqué le chirurgien-major Waddell dans son livre Le Bouddhisme du Thihet, qu’à la subdivision Bhotanaise de la grande secte Kargyu, laquelle fait partie de l’église bouddhiste demi-réforpa'^e du Thibet. Les Dûgpas prati(^ent la rnagie Tâfetrika sans aucun doute, mais la véritable secte 'non réformée des bonnets rougis est celle des) Ninmâpa; bien plus basse encore est celle des Bq«-pa, fidèles aux dieux indigènes, - qui n’ont jamais accepté aucune forme du bouddhisme. Il ne ‘faudrait pas cependant supposer que hors des Gelûgpa (2)

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