‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 16 sur 107 · NOUVELLE RÉPARTITION DES FORCES · texte numérisé non relu

NOUVELLE RÉPARTITION DES FORCES

Les lois militaires votées par le Reichstag depuis l'entrée |

en fonctions du général von Moltke avaient augmenté Do |

nombre des unités de première ligne. En 1944), l'armée comptait 25 C. À. au lieu de 23!, soit È D. EL au lieu de 46. La réserve fournissait 14 C. A. R. à 2 divisions, plus

4 D. R. autonomes ?, soit 32 D. R.

De ces 32 divisions actives et de réserve, à étaient af de.

tées aux places fortes, 9 à l’armée de l’est, 2 (IX° C. A.R.) à la garde temporaire du canal de Kiel. El en restait donc

68 aux armées opérant sur le front occidental, par consé- …

quent 4 de moins que dans le plan de 1905.

Passons à la landwebhr et à l'ersatz mobile. Les brigades Fa de landwehr avaient été ramenées de 26 1/2 à 22 1/2. De même les brigades d’ersatz mobile n'étaient plus qu au

nombre de 17, représentant la valeur de 4 corps d'armée, au lieu des 8 corps d'armée prévus par Schlieffen. Cette

diminution s'explique par la constitution de grandes unités | de landwehr à la frontière orientale, qui épuisèrent. les | ressources des dépôts, destinées auparavant aux unités

d’ersatz mobile et de landwehr du front occidental.

Nous trouvons donc, dans le plan de 1914, LA DA)

. sur la frontière ouest :

68 D. I. et D. R.

1. Par la création des XX° et XXI{° C. A. à Allenstein et à Sarrebruck. 2. Toutes les régions de CG. A. formaient un C. A. R. portant le même

numéro à l'exception des Il°, XI°, XIIIe, XVe, XVI, XVIF, Me XX°, XXE,

T° Bavarois et Ille Bavarois.

La T° région formait une D. R., la HI° D. R.; au XIV: C. M R. étaient rattachées 3 D. KR. autonomes : XXX°, XXXIII, XXXVe,

A . LE PLAN DE | CAMPAGNE ps 1914: 59 221 /2 Br. L 47 Br. d’ ur.

Ces unités étaient réparties « en 7 armées, numérotées de

1 à VII de la droite à la gauche, dans les conditions suivantes :

Armées ect DR

| Si l’on compare cette nu dés Ro | à ne du plan de 1905, les cinq premières armées correspondent à la masse offensive que Schlieffen faisait passer par les pays neutres au nord de Verdun, les [°° et Ile armées au groupe du nord de cetie masse, la IIE° au groupe du centre, les IV° et Ve au groupe du sud. Enfin les VI° et VIl°armées de 1914 se substituent aux forces défensives que Schlieffen postait en Lorraine et sur le Haut-Rhin.

Dans cette distribution générale des unités disponibles, seule celle de la cavalerie reste le même dans les deux plans. Le groupement comparé des divisions et brigades d'infanterie est indiqué dans le tableau suivant :

Unités Aile droite. Aile gauche

ere ere | |}

DoTéE DER; 63 92 9

Br. bL: 23 TIR 4 1/2 10 1/2 Br. Ersatz 32 > sr 17

eee emcmep ner scan ponts eue ermmemrercnmus -

De ce tableau ressort combien Molike avait altéré le plan primitif. La masse chargée de la manœuvre décisive s'étiolait au profit du groupe de Lorraine. Privée de 11

divisions d'infanterie en première ligne, elle allait être obligée de réduire l’envergure du déploiement et de dimi-

nuer par là ses chances de déborder l’aile gauche adverse; frustrée de la majorité de ses éléments de deuxième ligne, il ne lui restait presque pas de troupes fraîches pour alimenter la bataille, soit en relevant les unités les plus éprouvées de première ligne, soit en prolongeant le front de combat pour mieux assurer le succès de l’enveloppement et l’exploiter. Cette absence complète de réserves est la marque caractéristique du plan de 1914.

Schlieffen disposait, derrière son aile offensive, de 8 corps d'armée d’ersatz, se déplaçant à sa suite, grâce

auxquels il pouvait livrer dans de bonnes conditions une

seconde bataille, s’il ne réussissait pas à mettre l’adversaire hors de cause au premier choc. Moltke, au contraire, ne conservait rien pour parer à l’imprévu, ce qui le plaçait dans l'obligation de remporter une victoire complète. une victoire d'extermination à la première action générale. S'il n y parvenait pas, s’il n’obtenait qu’un succès « ordinaire », comme disait Napoléon, il risquait de se trouver démuni pour la suite des opérations et d’autant plus qu'il s’enfoncerait plus profondément et plus rapidement en territoire ennemi. Il se verrait alors pris dans ce dilemne : marcher vite pour ne pas donner à l’ennemi le temps de se ressaisir ou modérer l'allure pour attendre l’arrivée de renforts venant de l'aile gauche ou de l'intérieur. Tout son plan reposait sur l’hypothétique espoir d’écraser la majeure partie de l’armée française en Lorraine assez tôt pour pouvoir transporter des unités de l’aile gauche à l’aile droite en temps utile. Le moindre accroc, le plus léger retard laissait l'aile droite sans soutien au moment où il

60 LE PLAN DE CAMPAGNE ALLEMAND DE tou on da 21

LES 2 D RTS D Sn ni!

Page 1