‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 27 sur 107 · OPÉRATIONS EN LORRAINE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS EN LORRAINE

Retardé par le remaniement général du dispositif de nos forces, le groupe français de Lorraine ({'° et 2° armées) ne s'ébranla que le 14 août dans la direction de la Sarre. Il

… navança guère plus vite que l’armée d'Alsace, peut-être

… parce qu'il avait aussi reçu un avertissement pendant la

. période de couverture; au village de la Garde une brigade avancée du 15° C. A. s'était laissé surprendre et bousculer par la D. C. bavaroiïse et une division du XXI° C. A.".

La lenteur de la progression ne pouvait satisfaire le commandement suprême allemand, pressé de voir les armées françaises présenter leurs flancs aux contre-offensives des VI° et VIT armées. Il avait un autre sujet de

| souci. Notre mouvement, au lieu de se limiter à l’espace * compris entre les avancées de Metz et les Vosges, comme il y comptait, débordait à droite le massif du Donon et . englobaït la vallée de la Bruche. Ce prolongement du front |. offensif contrecarrait l'attaque de flanc qu’on se proposait

1: Au moment où elles se portèrent en avant, nos forces de Lorraine . comprenaient :

—. l1lre armée (général Dubail) : 14°, 21e, 43°, 8° C. A., trois groupes alpins,

une brigade coloniale de réserve, 6° D. C. :

2° armée (général de Castelnau) : 16°, 15°, 208 C. A., 2e groupe de D. R.

. du général Léon Durand (59°, 70e, 68° D. R.) une brigade coloniale de réserve, 2e et 10° D. C. Les 18° et 9° C. A., qui avaient fait d'abord partie de la 2° armée, lui étaient enlevés pour renforcer respectivement les 5°

et 4° armées. Cependant le 9° C. A. n'avait pas encore quitté la région de Nancy et, après l'affaire du 20 août, deux de ses brigades furent remises . à la disposition de la 2° armée et prirent part aux combats livrés em

… avant du Grand Couronné à partir du 24.

le ou d cette manœuvre, était tomb entre ss ans . Enfin, l'importance donnée à notre armée d'Alsace, au moment précis où les forces actives avaient disparu en. face d'elle pour faire place aux landwehriens du géné- +1 ral von Gaede, inspirait aussi quelque inquiétude. Si de 4 ce côté nous agissions vigoureusement, nous serions bientôt en mesure de prendre à revers la gauche st DU 4 principal de la VIE° armée dans la vallée AA de de la Bruche. | is Ces diverses raisons incitaient Moltke à sbandonne sa première idée de manœuvre et à lancer la contre-offensive sans atiendre que les Français fussent parvenus aussi loin que l’exigeaient les conditions requises pour la réus- site complète de cette manœuvre. Les exécutants mani | festaient d’ailleurs peu d'enthousiasme pour un recul qu'ils considéraient comme exagéré. Le prince de Bavière, loin de laisser le terrain libre à l’assaillant D tion de la Nied Allemande et à la Sarre, ne se retirait que pas à pas, opposant une défense de plus en plus acharnée à la pression des armées françaises. Il sollicitait sans cesse l’autorisation de passer à l'offensive. « Le combat en retraite, disait-il, devient fort difficile et l’enthousiasme de la troupe est tel qu’on a la pue, gra peine à la relenir ! ». 4 Après quelque hésitation, Molike consentit à faireune première dérogation à son plan en accordant au prince Rupprecht l'autorisation de donner l’ordre d'attaque. GPA | le 20 août. AURE La VI° armée occupait à cette date une longue ligne, 4 orientée d'ouest en est, depuis les abords du camp retran. . ché de Metz jusqu'au nord de Sarrebourg, ville qu'elle «

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