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avait évacuée la veille. Sur presque toute son étendue Eat ligne suivait à la voie ferrée de Meiz à Saverne, localités de Lucy, Morhange, Bourgaltrof, Loudrefing, Bettborn, Lixheim la jalonnaient; au centre, de forts éléments élaient restés établis dans la forêt de Brides, qui constituait une sorte de place d'armes avancée. De Lucy à Lixheim s'alignaient le III° C. A. Bavarois, le XXI°C.A., le IE C. A. Bavarois, le C. A. R. Bavarois, le I* C. A. Bavarois. A l'extrême droite une partie de la défense | mobile de Metz avait gagné Delme, où elle formait échelon ’ offensif par rapport au reste de la ligne.
La VIT: armée avait en première ligne, entre Lixheim etle massif du Dabo, qui prolonge au nord celui du Donon, les XEV° et XV° C. À. Dans la vallée de la Bruche et plus au sud opéraient le XIV° C.A. R., des unités de landwehr et d'ersatz. | | Les armées françaises étaient au contact del'e ennemi Sur tout ce front. fi À l’extrême gauche, le 2° groupe de divisions de réserve gardait avec la 59° D. R. les accès de Naney entre Moselle et Seille, avec la 70° D. R. le cours de la Seille jusqu'à Manhoué, tandis que la 68° D. R. s'était portée à cheval. sur la route de Metz à Château-Salins, face à Delme, pour protéger le flanc gauche de la masse de la 2° armée. Celle- ci avait sa gauche (20° C. A.) entre Oron et Conthil, son | centre (15° C. A.) et sa droite (16° C. A.) entre Vergaville etle plateau de Langatte, où les 2°, 10° et Ge D. C. réunies en corps de cavalerie sous les ordres du général CODRERS devaient maintenir la liaison avec la 1'° armée. À la 1'e armée, la 8° C. A. occupait Sarrebourg; le 9° C, À. s'étendait des deux côtés du Donon; le. A4 C. À. je prolongeait à droite dans les hautes vallées |
alsaciennes. Le 13° C. A. restait en réserve derrière la gauche.
Tel était l’ensemble de la situation le 20 août, lorsque le prince de Bavière donna l'ordre d'attaque. Si l'on examine le dispositif des forces en présence, on est d’abord frappé du caractère rectiligne de celui de la VI* armée allemande et de la partie de la ligne française qui lui fait face. À l’ouest seulement une petite fraction du III° C. A. Bavarois et les troupes de Metz établies à Delme sont en mesure dagir contre le flanc de la ligne française. Encore cette menace est-elle sensiblement diminuée par la position de notre 70° D.R. sur la Seille, qu'il lui suffit de franchir pour prendre à son toùr en flanc les éléments ennemis attaquant suivant l'axe de la route de Metz à Château-Salins. Sur tout le reste de la ligne jusqu’à Sarrebourg, la VI® armée devra prononcer une attaque de iront.
Au delà de Sarrebourg, le dispositif allemand s’infléchit assez brusquement vers le sud-est, mais là il quitte presque aussitôt le plateau lorrain et entre dans la région montagneuse suivant une direction parallèle à celle des nombreux contreforts de ce versant des Vosges. Dans la situation où elles se trouvent le 20 août, les troupes allemandes du XV° corps auront la route barrée par une succession de crêles et de vallées, où la défense pourra s’accrocher. Les déplacements d'artillerie dans un terrain pareil sont fort laborieux. La situation eût été beaucoup meilleure dans cette partie du champ de bataille si lon avait laissé l’armée française passer la Sarre, pour tomber dans sonflanc droit, car on n’aurait eu alors qu’à descendre vers l’ennemi en suivant les lignes naturelles du sol.
On voit que la manœuvre débordante est seulement esquissée à l’ouest et exposée elle-même à être prise a revers; à l’est, elle ne peut prétendre à beaucoup d'’efficacité en raison de la configuration du terrain où elle est appelée à se développer. La bataille va donc s'engager
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” plan de campagne. Au lieu de broyer l’enx | ai deux mâchoires d’un étau, on va l bon presque exclue sivement de front. ne no en
Le 20 août, la VE armée remporte un brillant succès sur toute la ligne de bataille, mais ce succès n’est pas le fruit d'une manœuvre d'ensemble bien combinée; il a surtout pour cause l’infériorité de nos troupes dans la tactique de | combat, infériorité qu'aggravent NPA Paie dences. 0 RARE nl
Malgré la nature mamelonnée et boisée du terrain, nos. unités négligent presque toutes d' établir de liaison entre | elles. L’infanterie se lance prématurément en avant, sans reconnaître l'ennemi, sans donner le temps à l'artillerie de se préparer à l’appuyer. Surpris par les rafales des balteries adverses qui les ont vus venir, décimés par le tir de mitrailleuses bien dissimulées, attaqués à revers sur plusieurs points par des bataillons sortant de bois qu'on à oublié de fouiller, nos fantassins sont partout arrêtés et réduits à la défensive. Les Allemands prennent l'offensive | à leur tour. Notre front, déjà peu homogène avant l'attaque, | se disloque complètement. La direction du combat échappe aux chefs. La lutte se morcelle en actions séparées, qui | tournent d'autant plus à l'avantage de l'ennemi qui a. conservé sa cohésion et que le commandement français n’a gardé aucune réserve capable d'intervenir. ai trois ee
régiments el quelques batteries sur la rive droite de la Seille. Dans la soirée la 2° armée a rétrogradé jusqu’à la ligne Jallaucourt, Château-Salins, Maizières. Pour la {'° armée la journée a été moins mauvaise, sauf à la gauche, où le 8° C. À., dont l'attaque sur la Sarre a … d'abord paru réussir, s'est vu rejeté vivement par la contre-offensive du [°° C. A. Bavarois ei d’une partie du XIV° C. A. Mais de ce côté le 13° C. À. est disponible. Engagé dans l'après-midi au sud et au sud-est de Sarrebourg par divisions accolées, il parvient à contenir le XIV° C. A. et permet au 8& C. A. de se rallier quelque peu. » Plus loin, jusqu'au Donon, le gros du 21° C. À. a devant luile XV° C. A. D'abord obligé de céder du terrain à d gauche et au centre, nos troupes par un vigoureux effort, … obligent l'ennemi à se replier. Dans les vallées alsaciennes la lutte s'est poursuivie sans amener de changement notable à la position des deux partis. | . Ainsi de la Seille à la Sarreles Allemands onteu l’avantage, dans les Vosges ils n’ont pu progresser. Nos pertes sont lourdes en tués et en blessés, assez peu importantes au contraire en prisonniers et en matériel. Çà et là quelques canons n ont pu être emmenés à temps et sont restés … sur le champ de bataille; seul le 20e C. À. a perdu des | groupes entiers ; une de ses artilleries divisionnaires en à … laissé deux (24 pièces) aux mains de l'ennemi. Les unités 4 sont en général très mêlées, mais sans qu’il y ait déroute. . D'abord comme étourdies par leur échec inattendu et très fatiguées à la suite des marches et des combats ininter- . rompus des sépt derniers jours, nos troupes se ressaisis- : | sent et, à quelques exceptions près, se retrouvent en état, dès le lendemain, de reprendre la luite. Il va sans dire qu'à l’aile droite, où elles n'ont éprouvé aucunement le sentiment que l'adversaire leur füt supérieur, leur moral n’a été entamé à aucun moment.
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