CHAPITRE X
LES OPÉRATIONS JUSQU AU à SEPTEMBRE
| L'offensive des ne et 6° armées A gent le résultat
LM
sions de ie se laissèrent amuser par quelques postes que les Anglais avaient maintenus sur l'Aisne. D'autre | part Bülow, au lieu de presser les forces du général Lanre- |zac, suspendit pendant toute la journée du 31 la marche de son armée afin de préparer l'attaque de la Fère. En fin de
compte la 5° armée se tira d'affaire sans autre perte qu celles éprouvées par un régiment auquel l’ordre de rep n'avait pas été remis à temps; cette unité, le 148° hi perdit une grande partie de son effectif qui tomba aux mains de l'ennemi ouse dispersa dans la forêt de Saint-Gobain ; à. plusieurs compagnies y restèrent longtemps A de k rière les lignes allemandes.
Ce n'était certes pas par la faute de Kluck si les Alliés s’en étaient tirés ainsi à bon compte. Pendant toute ja journée du 31 il ne cessa de stimuler ses corps de gauche, qui poussèrent bien au delà des objectifs fixés par l'ordre \ d'opérations. La division de tête du IX° G. A., partie le 1 matin des environs de Nesle, passa par Guiscar d, Quierzy et arriva dans la soirée à Vézaponin:; le IHl° C. A. atteignit M l'Aisne à Attichy et Vic. Ces unités n'avaient pas fait moins de 50 kilomètres ce jour-là. A leur droite, les IV etfF° C. À. # bivouaquèrent à Mareuil- sur-Matz, Tricot, Maiguelay, le 1 IV: C. A. R.à jus 1
se
énergie, Mais sans ns de résultat. La droite de l’armée ! | doubla l'étape pour se mettre à hauteur de la gauche SUT | 1 le: front Longpont, Villers-Cotterets, Crépy-en-Valbis, 4 Verberie; le IV° G. A: R:, restant en: échelon, parvin 1 jusqu a Saitt Just-en-Chaussée: Il'n'y eut que des combats, HR AE une des: ee de. PAS , 1
là SA attenatent for tement.et lut oneveret une ne de son'artillerie; coupée du'gros du: corps dé cavalerie, elle: se’ vit obligée de'se réfugier dans'la' forêt d'Ermenonville, où elle resta cachée au milieu des'colonnes ennemies:
Ce fâcheux incident, loin de calmer: l’impétuosité dem Kluck, l'encouragea à continuer sonimouvement. le 2 sep tembre; malgré l'avance qu'il! avait prise sur lesi autres, armées: [l venait d’ailleurs d'apprendre, par des documents"
| lement. de la franc alteinte dans la soirée par la 1" armée. espoir, si souvent déçu, dé pole adversaire de Mons
* Verberie et Villers-Cotterets, tandis de à gauche le ° AR À. se mettrait en route dès 3 heures pour tourner ile droite britannique par l’est de la forêt de Villers- 0 Lierels et la cavalerie agirait le long de P Oise contre
helon por se He en He avec les autres corps ( armée. . Il fut rendu one de ces SU au com-
ctions.
Malgré toute la diligence de la °° armée, elle arriva trop . Les corps d'armée britanniques s'étaient mis hors de ée en rompant de très bonne heure; on ne les attei-
s unités de A la ut le IV° C. A. R., après longue marche, occupa Creil à la suite d’un petit agement otle IL CG. A. délogea de Senlis une arrièrerde de La 56° D. R., unité qu’on n'avait pas encore ltifiée sur cette partie du théâtre des opérations ‘. A la üche, le IX° C. À. avait trouvé le vide devant lui. Il La 56° D. R. provenait du 3° groupe de divisions dé réserve (Pol
nd) comme la 55° et for mt maintenant avec celle-ci le groupe du ral de Lamaze.
s'apprétait à franchir l'Ourcq au nord de Neuilly-Saint- Front, lorsqu'il fut informé, vers 9 heures, par un renseignement d'aviation, de la présence d'importantes colonne entre la Vesle et la Marne se dirigeant du nord au sud vers les ponts situés enire Château-Thierry et Dormans line pouvait s'agir que de la 5° armée française. Le bouillant général von Quast, qui commandait lé EN CA résolut de profiter de cette occasion de surprendre l'ennemi au passage de la Marne. Il envoya un officier en auto au quartier général de l'armée à Compiègne pour en obteni l'autorisation, mais, COMME CE mandataire tardait à reve nir, il mit ses troupes en marche vers Château-Thierry M sous sa propre responsabilité. La division de tête du \ IX° C. À, en arrivant devant la ville fort tard dans | soirée, n'y trouva que quelques postes, les colonnes de la à Se armée ayant franchi la Marne en amont. Les Allemands s’'emparérent sans peine de la localité et du pont, insuffi- 4 samment détruit: celui de Chézy, à quelques kilomètre Lu. plus bas, tomba aussi entre leurs mains. à + Quand l'officier d'état-major du IK° G. À. arriva à Com- à piègne et mit Kluck au courant de ce qui se passait, | celui-ci en fut enchanté. Il venait d'apprendre que l'armée \ britannique lui avait échappé et s’élait déjà repliée der- à rière la Marne entre Meaux et la Ferté-sous-Jouarre ; on lui. offrait maintenant une compensation, il ne voulut pas la. | perdre. Après avoir envoyé à 13 h. 15 au général von Quast. | un message l’autorisant à marcher sur Château-Thierry, il fit établir un ordre complet qui parlit trois quarts d'heure plus tard. Le Ill° CG. A. devait appuyer le IX° en se dirigeant vers le sud-est, le IV° C. A. pousser jusqu'au cours de la Thérouane, petit affluent de la Marne; le Il° C. A: resterait sur place pour couvrir la droite de l’armée de concert avec le IV° C. A. R. La fatigue des troupes ne | leur permit pas d'avancer autant que le désirait leur chef.
DE L'AISNE À LA MARNE és 181
| ue €. À. ne put Fu Crouy, le LV C. A. Nan- ; | teuil-le-Haudoïn, où bivouaqua aussi le gros de la cavalerie. Les deux corps de droite restèrent à Senlis et à 5 Creil.
| Pendant toute l'après-midi et le commencement de la. soirée on ne reçut aucune nouvelle à Compiègne du géné- » ral von Quast. Jusqu'où avait-il pu porter ses troupes? Avait-il rejoint et fixé l'ennemi dont il signalait le mouve- ; l ment? On n'en savait rien encore à 21 heures. Il parut alors impossible de différer plus longtemps l'envoi de l’ordre d'opérations pour le 5 septembre. Force fut donc de le mettre sur pied sans connaître la situation du IX° corps et de tenir compte par conséquent de toutes les éventua- … lités. Cet ordre fut distribué un peu avant 22 heures aux 4 agents de liaison des corps d'armée. En voici les principaux paragraphes (allégés de quelques détails) :
. « Le IX‘ C. A. continuera son attaque contre les Fran- çais qui se replient devant la Il° armée par Fére-en-Tarde- nois sur Château-Thierry. Le IH° C. A. marchera au sud du IX° sur Château-Thierry. On dépêchera de la cavalerie, de l'artillerie, des mitrailleuses et de l'infanterie sur camions en avant du gros ur BHRQUEE l'adversaire au passage de Ja Marne.
… LesIil et IX° C. A. s’entendront au sujet de l’exécution
Soissons à Château-Thierry (qui appartient au VII C. A., de la [T° armée) et se reporteront à l’ouest de cette route.
Chassera l’ennemi des bois au sud de Senlis et se portera dans là région de Nanteuil-le-Haudoin. Le IV° C. À. R.
portera Ju la Lémjon à à l'est d au ne est 1 nie: il ‘| se couvrira par un détachement laissé à Creil et par des « postes poussés à la lisière sud des bois de Chantilly el de 1 |
Senlis. Le corps de cavalerie Marwitz, qui cantonne à
l'ouest de la route de Crépy-en-Valois à Nanteuil- -le- À
Haudoin, restera en place demain ».
En remettant l’ordre d'opérations aux agents de liaison, |
on leur donna quelques explications verbales : « Le
commandement, leur dit-on, estime peu probable qu'on M puisse franchir la Marne dans la journée. Le passage ne W saurait êlre envisagé qu’au cas où des circonstances parli- 4
culièrement favorables se présenteraient, par exemple $
la Fl° armée, par une poursuite sans répit, obligeait les M
Français à refluer en désordre au delà de la rivière et qu'on réussisse à mettre la main sur les passages sans avoir ùles. disputer. »
On voit ici pour la première fois des scrupules poindre *
chez Kluck au sujet de sa position très en avant de (#2 | |
gnement général. À se jeter en enfant perdu sur ies talons | des Anglais et des Français, il risquait de se mettre en. situation aventurée et d'y entraîner toute la masse
allemande. Depuis le passage de l'Oise il appuyait de plus À en plus à gauche sans tenir compte de la 6° armée fran- « çaise, ni même ensuite de l’armée britannique, ni de la M IX° armée allemande. Alors qu’en Belgique il se plaignait É
sans cesse que Bülow l’attirât exagérément à lui, il enu arrivait maintenant à serrer tellement de son côté qu il, empiétait sur sa zone de marche.
À ji el.
Nous avons laissé Bülow le 31 août perdant toute kg journée devant la Fère. Il se sentit assez penaud de trouyer | la place évacuée et entreprit aussitôt de se remettre à hauteur de la I armée, ce qui n’était pasfacile au moment
Qu E à
où celle-ci doublait les étapes. D'autres éyénementsw
allaient D ibuer à le retarder. La Il: armée s'était remise, le 4 septembre, en marche vers le sud dans la . direction générale de Laon, lorsqu'à 44h. 30 le comman-
dement suprême lui fit tenir le message suivant ::« I,
forces supérieures. Aile droite de IIl° armée près Château- Porcien sur l'Aisne. Il est urgent d'orienter de ce côté … aile gauche de la Il° armée en faisant si possible entrer cavalerie en action aujourd'hui même. Une division cavalerie ennemie reconnue à l’ouest de Château-Por- D Cien »..
La situation de la gauche et du centre de la masse … allemande n’était pas en réalité aussi critique que l’indi- . quait ce message. La V° armée, il est vrai, qui forçait ce » jour-là le passage de la Meuse entre Consenvoye et Dun, éprouvait la plus grande peine à gravir les pentes don- . nant accès du fleuve au plateau de Montfaucon et y per- … dait beaucoup de monde, mais la IV° armée avançait - presque sans Combattre et la II, au sud de l’Aisne, se
À quoi attribuer cette erreur d'appréciation que contenait le message du grand quartier général? Pent-être y étaiton mal renseigné par des commandants d'armée trop nerveux. Peut-être aussi Moltke dramatisait-il intentionnellement les choses pour s'assurer qu’on exécuterait ses ordres. Les événements des derniers jours devaient, ‘en effet, lui laisser peu d'illusions sur l'accueil que leur réservaient habituellement ses suhordonnés.
… Cette fois, Bülow s’empressa d’obtempérer. Le Æ* C. c.
“depuis le matin en marche sur Soissons, se trouvait trop … loin pour intervenir, mais la Garde et le X° C. A. furent . détournés de leurs objectifs vers le sud-est par Sissonne … et Marchais, précédés de cyclistes et d'infanterie transportée sur camions. Peu après, la AIT armée faisait savoir
… [V° et V° armées engagées dans durs combats contre
heurtait à des effectifs notablement inférieurs aux siens.
DATA y | £ SRE
184 LE PLAN DE CAMPAGNE ALLEMAND DE e ANA : 1
qu'elle n'avait plus besoin de secours. La le de e Bülow : reprit alors la direction du sud. | n
La Il° armée fournit ce jour-là un gros effort en attei | gnant le cours de l'Aisne tard dans la soirée. Le lendemain, 2 septembre, elle passa la Vesle et alla bivouaque |
hauteur à l’est de Reims; la IV° la prolongea par Autry 4 jusqu’à l’'Argonne, où elle se reliait à la V°, dont le gros,
conversant autour de Verdun, approchait de Varennes el de | Montfaucon. |