‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 77 sur 107 · LES AUTRES ARMÉES ALLEMANDES PENDANT LA JOURNÉE DU O6 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LES AUTRES ARMÉES ALLEMANDES PENDANT LA JOURNÉE DU O6 SEPTEMBRE

La Il° armée, qui devait s’aligner au cours de la journée du 6 septembre sur le front Artonges, Monimirail, Marigny-le-Grand, croyait que les gros de l'adversaire s'étaient retirés au delà de la Seine et qu’elle ne rencontirerait plus . que des arrière-gardes. Bülow recommanda en consé- i quence à ses unités de poursuivre ces arrière-gardes à outrance, de les anéantir et de lancer des partis jusqu’à la. vallée de la Seine pour y détruire la voie ferrée. Le premier obstacle à franchir était constitué par le cours du Petit Morin et les marais de Saint-Gond, dont il est. le À déversoir. | |

La 9° armée du général Foch avait pris position au sud! de cette dépression, la 42° D. L. derrière Le Petit Morin, le. 9° C. A. derrière le marais, avec des avant-gardes au nord; à droite le 11° C. A. tenait la ligne de la Somme à. Ecury-le-Repos, Normée et Lenharrée. A l’est de cetten localité un vide de 25 kilomètres séparait la 9° armée de. la 4, dont la gauche ne dépassait pas Sompuis. On y jeta la 2 D. C. du ne de l’Espée. ‘4

peu ie progrès au delà. Le X° C. A. et la Garde ue | rent les avant-gardes du 9° C. A. au sud du marais; la”

éprouva des pertes cruelles sous les feux croisés de la défense et dut se replier en toute hâte. Plus à l’est, la IT D. I. de la Garde, qui faisait face à Morains-le- Petit, b dut attendre l'appui de la IIF armée pour prendre l'offen- | sive. Cet appui ne se fit sentir qu'assez tard dans la jour- : née quand une division saxonne, la XXXIE, vint pro- … longer la ligne de la Garde, se porta à l'attaque de la ligne de la Somme et en délogea le 14° C. A., mais sans pouvoir s'emparer des hauteurs de la rive gauche,

& La IIT° armée, ayant pris un jour de repos sur la Marne | le 5 septembre, se trouvait, le 6 au matin, fort en arrière des Il° et IV° armées, qui l’encadraient. Pour atteindre 44 objectif que lui fixait Le commandement suprême, la ligne | Ro elle n'avait qu'à marcher droit au sud ! à travers une région qui n'offre aucune difficulté de terrain À jusqu'à l'Aube et où l'ennemi n’était représenté que par . une division de cavalerie. Mais une fatalité pesait sur la À III° armée depuis le début de la campagne ; toujours les . appels au secours de ses voisines venaient la distraire de h sa mission. Il en fut encore ainsi en cette première Journée » de bataille.

Tout d'abord la division de cavalerie du [* C. C. que Moltke, toujours ignorant de ce qui se passait, promettait à la IP armée dans sa directive du 4, ne put naturellement pas la rejoindre, puisque ce corps se battait alors à Courh tacon et à Sancy, où il couvrait péniblement le groupe de fé gauche de la fr armée. La IIT° armée se mit donc en marche n'ayant pour l’éclairer que le détachement qu’on venait de former avec Les escadrons divisionnaires. Les deux corps actifs (XIE et XIX°) s’avançaient sur la même ligne, suivis de près par la XXIIT D. R.

à La matinée ne s'était pas encore écoulée que le corps de

| Ja Garde demanda du secours, prétendant que sa gauche

était en danger. Comme on l’a vu plus haut, la KIT D. E.

se porta sur la Somme en direction du sud-ouest!. Peu après la IV° armée, dont le corps d'armée de droite (VIT) |

combattait sur la rive gauche de la Marne au sud de Vitry-

le-François, attira à elle le XIX° C. A., de sorte que la.

prèmière ligne saxonne se trouva scindée en deux troncons, orientés dans des directions divergentes, aecolés à d'autres armées et combattant avec elles; la IF armée cessait donc, pour l'instant, d'exister comme unité de

manœuvre. La XXIIT D. [. avait été répartie en détache-

ments mixtes dans l'intervalle qui séparait la XXXHF D. L.

du XIX’ C. A. Quant aux divisions de réserve, elles atteignaient respectivement la région au sud d'Avize. (XXII D. R.) et celle de Vitry-les-Reims us D. R.).

dans la soirée du 6 septembre.

* Aux termes de l'instruction générale du 4 septembre, dans la masse principale des armées allemandes, les EV° et V° armées étaient devenues le groupe de manœuvré, chargé

de poursuivre l'offensive sans arrêt vers le sud-est ; elles se

substituaient ainsi aux [°° et Il° armées, dont le rôle avait

été prépondérant jusqu'alors.

Cependant, sur le front d'attaque, de Vitry-le- “François : à.

Verdun, les [V° et V° armées ne comptaient plus que huit corps d'armée, car la V° armée en employait un (V°C. A.R.) à observer les fronts nord-ouest, nord et nord-est de Verdun, . tandis qu’un autre, le V° C. À., dirigé à la fin d'août sur Thionville pour être cbr E ne à destination de la Prusse

Orientale, avait bien reçu contre-ordre, mais se trouvait.

trop loin pour rejoindre le gros de son armée et descen-

dait dans la ANGES où son action ne pouvait se faire M

4. Le XIT° G. À. comprenait les XXIII° et XXXII° D. I., le XIX° C. a. les XXIV°et XL° D. I.

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sentir qu un peu plus tard sur la ligne des forts des

Hauts de Meuse.

Nés IV et: V° armées, ainsi privées de la cinquième à partie de leurs forces, allaient s'engager bien soudées l'une Va l'autre, au centre, mais avec des ailes peu ou point appuyées. En effet, le corps d'armée de droite de Ja | IV° armée (VHIF C. A.), sur la rive gauche de la Marne à - hauteur de Vitry-le-Frahçois, s’y trouvait en l'air par suite . du retard de la IIT° armée et le corps de gauche du front . d'attaque de la V° armée (VE C. À. R.), à mesure qu'il . avancerait vers le sud-est, serait de plus en plus exposé à : être pris à revers par une offensive débouchant de Verdun, . dans des conditions analogues à celles de la droite de la . * armée, défilant devant Paris.

Les deux armées du due de Wurtemberg et du prince royal de Prusse allaient retrouver devant elles celles des . généraux de Langle et Sarrail' avec lesquelles elles s'étaient . déjà mesurées dans l’Ardenne et sur la Meuse. La ligne fran- . çaise présentait des caractéristiques exactement contraires . de celles du front allemand. Les ailes, en effet, semblaient n'avoir pas grand chose à redouter, car l’une s'épaulait à . Verdun et l’autre, quoique séparée de la 9° armée, était solidement constituée par les 17° et 12° C. À. ; en outre on annonçait la prochaine arrivée du 21° C. A., transporté : des Vosges par voie ferrée et dont les premiers éléments

seraient à portée dans l'après-midi du 7 septembre. En : revanche, le centre était le point faible de la ligne française . à cause de la liaison très mal établie entre les deux armées

dans la région Sermaize-Revigny.

1 … La 4 armée? française avait l’ordre de faire tête à l’adver- .

…. 1. Le général Sarrail avait remplacé le général Rufley à la tête de la 3° armée à la fin d'août.

» 2.“La 4° armée ne comprenait plus, depuis la constitution du détache» à ment d'armée Foch que quatre corps d'armée : 17, 12°, Colonial, 2,

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saire et de se conformer au mouvement de la 3° armée! allaquant d’est en ouest. Ce mouvement prenait quelque peu d'écharpe la ligne du prince royal de Prusse qui marchait au sud-est; mais celle-ci se redressa rapidement, arrêta l'offensive française et gagna partout du terrain, sauf au nord, où la droite du groupe des divisions de réserve résista avec succès. À la gauche de la 3° armée, la situation se gâta tout à fait. Une division du 5° GC. A. perdit Revigny et reflua jusqu'au delà de Laimont, découvrant complètement la droite de la 4° armée (2° C. A.).

De son côté, la 4° armée avait été attaquée sur tout son iront, qui, de Vitry-le-François à Sermaize, utilisait la coupure de l’Ornain, doublée du canal de la Marne au Rhin. L’ennemi franchit les deux voies d’eau, mais ne put progresser au delà et ne réussit pas à s’infiltrer dans la irouée qui s'était formée entre Sermaize et Revigny par suite du recul du 5° C. A. |

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