LA JOURNÉE DU S SEPTEMBRE DE MONTMIRAIL 4 VERDUN
Au centre du front de la Il° armée, la journée du 8 sep- | tembre commença assez mal pour les Allemands. La gauche .… de l’armée Foch (42° D. L. et D. I. du Maroc), par une . vigoureuse attaque, reprit dans la matinée le terrain | perdu au sud du Petit Morin et de la partie occidentale h io LUE
274 pet BLAN DE CAMPAGNE à AEMND DÉ UT
dés inarais de Saint-Gond. Un régiment franéhi x même à rivière devant Talus-Saint-Prix, mais là lé motvément fut enrayé par la grosse arlillérie allemändé et la lutte se stabilisa pendant lé reste de la mätinéé et les prémières heures de l'après-midi. Puis Bülow passa à son tour à l'offensive; après un violent bombardement, l'infanterie prussienne retraversa le marais, reprit Soizy, Oÿyes, Reuves et approcha de Mondemñent, malgré les pertes que lui. infligeaient nos batteries au débouché des villages et au passage des crêtes. La défense fut reportée Sur le front | Mont-Août, Mondement.
À la gauche de Bülow, les choses allèrént mieux eñcoré. Dans li soirée du 7, Hausen, dont les troupes Souffraient beaucoup des elfets du ir de notre 75, avait projeté dé . lancer son infanterie sur les lignes fränçaises le léndemain à l'aube, de les percer par des charges à là baïonhétte ct de pénétrer jusqu'aux batteries pour les enlever. Cette 4 attaque devait être exécutée sur tout le front de la Somme et à l’ouest par le groupement Kir chbach (XXIIE D. R. et. XXXIL D. L.) auquel on 6btint de Bülow de rattacher la Le D. Ï. de la Garde, qui prolongeait la droite dés Saxons jusqu’à l’origine des marais. |
L'opération réussit au delà de toute espérance. Le 41°C. A. français, en position derrière la Somme, fut complètement 4 surpris et se débanda, Il venait de recevoir en renfort la ” 18° D. I. (appartenant organiquement au 9° C. A.), qui arri- | vait de Nancy. Cette division s’élait établie en réserve der- M rière le 41°C. À. le long de la route de Fère-Champenoise à 1 Normée. L'attaque ennemie, aprèsavoireuraisondu11°C.A., « envahit les bivouacs d’une des brigades de là 48 D. L
avant qu 'ellé ait eu le temps de se défendre, anéantit presque le premier de ces régiments (32° R. [.) et infligéa de « très grosses pertes au second (66° R. L.). L’auire brigade | % n'eut qu'un bataillon détruit dans cette lanentable affaires E.
Re SE C7 EN
oi | Fe BATAILLE DE LA MARNE. -— CRISE ET DÉNOUEMENT 219
et G. À. etogradérent de td: région de Sommesous vers le sud, tandis que la droite du 9° C. A., complètement découvérté, pivotait autour du Mont-Août et faisait face à l’est. . Ce n’est que dans l'après-midi qu'on parvint à rallier le 41° CG. A. sous là protection de la brigade la moins éprouvée de la 18° D. I. qui tint l’ennémi en respect au nord d'Euvy. Uné contre-attaque de la droite du 9° C. A., parit du front Mont-Août,»"Connantre dans la direction de êre-Champenoise, réussit à reprendré un peu dé terrain. à situation n'en demeurait pas moins critique pour là droite de la 9° armée, menacée d’être coupée de la 4. L’atlâque du groupement Kirchbach, le 8 au mätih, qui miten corplet désordre le ‘11° C. À., lui enlevant une partie de Son artillerie, et faisant perdre à la 18° D. L. près de la [Umoitié de son effectif, se terminait sans conteste par le Sueces lactique le plus marqué auquel donnalieu la bataille de la Marne.
uf le reste du front jusqu'à Verdun, la physionomie de ataille resta la même que les | jours précédents. La presñ des Allemands continua d’un bout à l’autre de la ligne i$ our n’aboutir qu'à des progrès assez faibles. La lutte Sémbla d'abord tourner à leur avantage éntre Sompuis et (Mitry-le-François. On avait résolu de faire préndré l offen- (SlVe par le groupement Elsa (de la III armée) et le WHI° C. À. (de la IV° ärmée) au point du jour dans les mémes Ponditions que parle groupement Kirchbäch, mais, enraison Ile Manque d'énthousiasme de plusieurs unités, on abanfc ia l’attäqueà l'arme blanche pour la progression méthoditue avec coopération d’artillèrie. Sur le front de Somipuis à ÊY- Lé- François, cette offensive avança quelque peu,
910 LE PLAN DE CAMPAGNE ALLEMAND DE jus
mais bientôt, aucentre, le XIX' C. A., décimé par les obus, reflua sur sa ligne de départ. Dans la soirée les avant gardes de notre 21° C. A. arrivèrent sur le champ de bataille et étayèrent la gauche de la 4° armée, qui avait reculé en se défendant pas à pas sous la pression de la XXII: D. I. L'entrée en scène de cette unité fraîche dans le vide qui grandissait entre les 4° et 9° armées, compensait dans une certaine mesure les déplorables effets de la catastrophe dont le 11° C. À. venait d'être victime.
Dans la trouée de Revigny, les choses se passèrent à: peu près comme dans celle de Sommesous-Sompuis. L’aile droite de l’armée Langle de Cary (2° C. A. ) fut obligée de. reculer sensiblement au sud de Sermaize ; à la faveur de ce mouvementrétrograde, les Allemands commencèrent à s 'in-. filtrer entre les 4° et 3° armées françaises par la vallée de la
lines de Vassineourt, qui séparent les deux cours d’eau. Bar le-Due était ainsi menacé de front et à revers. Heureusement le 45° C. A. commençait à entrer en ligne: il avait jeté un détachement dans la trouée pour rétablir la liaison entre la gauche de l'armée Sarrail et le 2° C. A.; la pro: gression de l’ennemi se trouva dès lors arrêtée.
Au nord de la trouée de Revigny la situation ne chan geait guère. La 3° armée repoussa toutes les attaques des troupes du prince royal de Prusse, mais elle courait ur nouveau danger sur ses derrières. Le V° C. A. allemand) après avoir traversé la Woëvre, atteignait la ligne des forts qui, le long des Hauts de Meuse, relient les cam retranchés de Verdun et de Toul. Il concentra ses effc R contre le fort de Troyon, qui tint ferme pendant toute journée sous le bombardement. Le général Sarrail dépéchæ vers la Meuse sa division de cavalerie, la T, seule t unit disponible de son armée. Du front tenu par l’armée Cas-
BATAILLE DE MARNE. — CRISE ET ÉNOURRERe 2718
| telnau, une partie de la 73° D. R. et la 2 D. C. ‘partaient sa marches forcées au secours du fort. La aussi, les Alle- . mands étaient contenus.