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na avons déjà fait justice de la première de ces allé- | gations. La seconde n’est pas plus soutenable. Au cours de la matinée du 9 septembre, le centre de la IF armée avait bien pris le château de Mondement, mais dès . 11 heures l’arrivée du 77° R. I. arrêta net les progrès de . l'ennemi. Plus tard le C. À. de la Garde s’empara du Mont- . Août, mais la ligne française (9° C. A.) se rétablit sur le mont Chalmont; à ce moment la 42° D. I., que le général … Foch avait ramené de sa gauche à son centre, approchait . et allait se trouver à portée d'étayer le front de combat au point le plus faible. Quand au 14° C. A., formant la droite de la 9° armée française, il avait d’abord cédé du terrain, perdu Euyvy, puis s'était reporté sur les crêtes au sud de la Maurienne, devantlesquelles se brisèrent tous les efforts des Saxons.
Il est certain que la situation n’était rien moins que brillante à la 9° armée au commencement de l’après-midi, mais grâce à l'appui de la 42° D. I. son chef estimait qu'il | pouvait non seulement se maintenir, mais même passer à . l’offensive avani la fin de la journée. Ea 42° D. EL. arriva . trop tard sur le terrain pour engager son infanterie; son artillerie collabora au mouvement de la droite du 9° C. A.
qui attaqua à 18 heures.
Cette altaque réussit sans difficulté, car les Allemands, . exécutant Pordre de Bülow, étaient déjà en retraite quand elle fut lancée, mais rien ne permet d'affirmer que si l’offensive ennemie n'avait pas été arrêtée, elle eût balayé la 9° armée. La IE D. I. de la Garde, la XXXIF D. I., les
à XXII et XXIV° D. R., soit 4 divisions, y prenaient part! todatre les AT, 59, 49 91, 92/18 D. E, s06 … 6 divisions françaises, qui, malgré des pertes sévères, con- 1, La XXIV° D. R., venant à marches forcées de Givet, avait rejoint
… l'armée le 8 septembre et ne fut engagée que le 9, entre la XXIH° D, R. etla XXIII° D. I, sur Euvy.
296 ei LE PLAN DE CAMPAGNE ALLEMAND. DE 1914 D
servaient des effectifs suffisants pour tenir tête aux “nié moins nombreuses el également très FPro ASS du grou- . pement Kirchbach. bis La situation de la droite de Bülow était bien tot compromise que celle de la 9° armée française. À peine avait-elle reçu l’ordre, le 8 au soir, de s "organiser sur la ligne Margny-le Thoult, que cette: dernière localité tombait aux mains des Français. Le nouveau front constitué par Bülow derrière le ruisseau de la Verdonnelle s’étendait sur plus de 10 kilomètres et il n’y avait, pour l'occuper, que le X° C. À. R. et la moitié de la XII D. L., en tout deux divisions et demie. Déjà refoulées le 8 septembre et mises partiellement en déroute, elles s'étaient reformées pendant. L nuit, mais il leur aurait fallu affronter le lendemain une partie du 10° C. AÀ., les 1° et 3° C. A. français ainsi que le groupe ab qui n'avait pas encore combattu, soit hait divisions!, dont plusieurs fraîches'contre deux et demie très abîmées. La 5° D. [. française avait l’ ordre de se por ter sur Verdon, les 53° et 69° D. R. marchant à sa gauche. Or Verdon est à plusienrs kilomètres au nord de Margny, point d'appui de la droite de la Ile armée allemande. Si elle. n’avait pas battu en retraite, elle aurait donc été infailliblement débordée le 9 au soir, ou le 40, au moins par trois. divisions. Bülow n'avait plus un bataillon disponible pour. prolonger sa ligne ou former un échelon en arrière. Il comprit qu’en restant dans ses positions il serait coupé de ses ravitaillements dont le courant utilisait les passages de la. à Marne, de Jaulgonne à Damery. C'est sous le poids de cette menace, et pour nulle autre raison, qu'il a donné l'ordre de repasser la Marne. Au point où en était la bataille, il. n'avait pas d'autre moyen d'échapper au désastre. ;
1. Le 3° C. A. ne comptait plus que deux divisions, la 37° D, I. ayant été retirée du front pour être remise à la disposition du général en chef. +