‹ Le plan mentalChapitre 5 sur 36 · UN NOUVEAU MODE DE CONNAISSANCE · texte numérisé non relu

UN NOUVEAU MODE DE CONNAISSANCE

Le sens même qui rend ces constatations possibles n’est pas la moindre merveille du monde céleste. L’observateur n’entend, ne voit, n’éprouve plus de sensations tactiles par des organes distincts et bornés, comme il le fait ici-bas; il ne possède pas davantage la vue et l’ouïe prodigieusement développées dont il était doué sur le plan

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astral ; à leur place, il sent la présence intérieure d’un pouvoir étrange et nouveau qui n’est aucun des sens astrals mais qui les comprend tous et leur est très supérieur; ce pouvoir lui permet, dès qu’il est en présence d’un être humain ou d’un objet quelconque, non seulement de le voir et de l’entendre, mais encore de le connaître instantanément, à l’intérieur et à l’extérieur, ainsi que ses causes, ses effets, ses possibilités, tout au moins en ce qui concerne de plan mental et les plans au-dessous. L’observateur découvre que penser et comprendre ne font plus qu’un. Jamais de doute, d’hésitation, ni de lenteur dans l’action directe de ce sens supérieur. Pense-t-il à un endroit, il s’y trouve — à un ami, son ami est en sa présence. Pour lui plus de malentendu possible. Comment pourrait-il être déçu ou trompé par aucune apparence extérieure, puisque, sur ce plan, il lit comme à livre ouvert chacune des pensées, chacun des sentiments de son ami?

S’il a le bonheur de compter parmi ses amis une personne dont le sens supérieur soit éveillé, leur union sera d’une perfection impossible à comprendre ici-bas. Pour eux, plus de distance ni de séparation ; leurs sentiments ne sont plus cachés, ni partiellement exprimés en mots insuffisants; questions et réponses sont inutiles, car les images mentales se lisent dès qu elles se forment

et l’échange des idées est aussi rapide que leur apparition lumineuse dans le champ intellectuel.

Toutes les branches du savoir s’ouvrent à leurs recherches — du moins tout ce qui n’est pas supérieur à ce plan déjà si exalté ; le passé de notre terre est sous leurs yeux comme le présent ; les annales indélébiles constituant la mémoire de la nature sont toujours à leur portée et l’histoire, ancienne ou moderne, se déroule quand ils le veulent devant eux ; ils ne sont plus à la merci de l’historien qui, souvent mal informé, est forcément plus ou moins partial; ils peuvent, par eux-mêmes, étudier tel événement qui les intéresse, avec la certitude absolue de ne voir que « la vérité, toute la vérité et rien que la vérité » ; sont-ils conscients sur les niveaux supérieurs du plan mental, l’enchaînement de leurs vies passées se déroule devant eux comme un parchemin ; ils voient les causes karmiques de leur situation présente ; ils discernent le karma qui les attend encore, avant que «le long et triste compte puisse être arrêté »; ils peuvent ainsi déterminer avec une certitude infaillible leur place exacte dans l’évolution.

Au lecteur qui me demanderait si l’avenir se lit aussi clairement que le passé, je répondrais que non, car cette faculté appartient à un plan plus élevé. Si, sur le plan mental, il est possible, dans une grande mesure, de prévoir les événe-

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ments, la prévision n’y est point parfaite. C’est que, partout où intervient dans la trame du destin la main d’un homme développé, sa volonté puissante peut introduire des fils nouveaux et modifier le dessin de la vie prochaine. La carrière de l’homme ordinaire, peu développé, qui ne possède point de volonté digne de ce nom, peut souvent être prévue d’une manière assez nette mais, quand l’Ego prend hardiment en mains son ave-nir, toute prévision exacte devient impossible.

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