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LES MONDES CELESTES INFERIEUR ET SUPERIEUR

Tout ce que nous avons, jusqu’ici, tenté de décrire peut être considéré comme s’appliquant à la subdivision la plus basse du plan mental, car ce royaume naturel, tout comme les plans astral et physique, présente sept subdivisions. Les quatre niveaux inférieurs sont appelés, dans la littérature théosophique, les plans « roupa » ou plans de la forme ; ils constituent le monde céleste inférieur ; l’homme dont le développement est moyen y passe sa longue existence de béatitude entre deux incîTrnations. Les trois autres subdivisions sont appelées « aroupa», ou sans forme, et constituent le monde céleste supérieur ; le Moi qui se réincarne y est actif; c’est la véritable patrie de l’âme humaine. Pourquoi ces noms sanscrits ? Parce que, sur les plans « roupa », chaque pensée se revêt d’une forme particulière, déterminée, tandis que sur les niveaux « aroupa » elle s’exprime, comme nous l’expliquerons tout à l’heure, d’une manière absolument différente, La distinction entre ces deux grandes divisions du plan mental,

les niveaux « roupa » et « aroupa », est nettement marquée ; à vrai dire, elle est si réelle qu’elle nécessite la possession de véhicules de conscience différents.

Au monde céleste inférieur correspond le corps mental, au monde céleste supérieur le corps causal, ou véhicule dans lequel TE^o qui se réincarne passe d’une existence à l’autre pendant toute la durée de la période évolutive. Une différence immense existe encore entre les deux niveaux : dans les quatre subdivisions inférieures l’illusion peut, jusqu’à un certain point, subsister — non pas assurément pour la personne qui de son vivant y est pleinement consciente, mais pour l’homme peu développé que ce changement d’existence appelé la mort y a fait passer. Les pensées les plus hautes et les aspirations dont il a été l’auteur pendant sa vie terrestre se groupent autour de lui et l’entourent d’une sorte de coque, de monde subjectif qui lui est propre ; vivant ainsi, pendant toute la durée de son existence céleste, les gloires véritables du monde extérieur font sur lui très peu ou point d’impression ; pour lui, en général, rien de plus à voir que ce qu’il a sous les yeux.

Considérer ce nuage mental comme une limitation serait pourtant une erreur; son rôle est de permettre à l’homme de répondre à certaines

CARACTÈRES GÉNÉRAUX

vibrations, sans pour cela lui rendre impossible la perception des autres. En réalité, ces pensées dontriiomme est entouré sont les facultés qui lui permettent de puiser dans les richesses du monde céleste. Le monde mental lui-môme est un reflet de l’Intelligence Divine, un trésor sans limites, oü rhomme qui jouit de la béatitude céleste peut puiser en raison directe de la force acquise par ses pensées et ses aspirations personnelles pendant les vies physique et astrale.

Dans le monde céleste supérieur cette limitation n’existe plus, bien que là-haut beaucoup d’Egos ne perçoivent le monde ambiant que faiblement et comme en rêve ; du moins apprécientils d’une manière exacte le peu qu’ils sont capables de voir, car la pensée ne revêt plus les mêmes formes limitées que sur un niveau infé^rieur.

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