‹ Le plan pangermaniste démasquéChapitre 13 sur 81 · I.K l'I.V.N PANUEBMAMSIK · texte numérisé non relu

I.K l'I.V.N PANUEBMAMSIK

ment inlV'ri«'ure à celle dv l'AlltMiiagne, ajiri's le traité «lo Bucarest, pouvait s'a|)|iuyersurU'fi;roupe lies Etals de la péninsule de beaucoup le plus puissamment organisé et ce f/roupe constituait, ainsi que la carte ci-contre permet de s'en conraincre, une harrif're tr^s solide n la réalisation du plan pangernianisle vers l'Orient.

Ce nouvel état de choses détermina à Berlin une colère qui pour ôtre contenue n'en fut pas moins intense. Elle l'était dautant plus que le groupe sur lequel pouvait encore s'exercer l'inlluence allemande, c'est-à-dire la Turquie et la Bulgarie, devait rester très longtemps prati- (juement impuissant à rien tenter par lui-même contre le groupe à tendances triple-ententistes : Roumanie, Serbie, Monténégro, Grèce.

En effet, la Turquie qui avait perdu presque tout son matériel de guerre dans ses défaites, encore au début de 1914, pouvait difficilement armer 250.000 hommes. Ses difficultés financières considérables ne permettaient pas de prévoir que, liv?'('e à ses seuls moyens, elle pût, avant de longues années, refaire son appareil militaire sur des bases vraiment importantes. 11 en était de même au point de vue financier pour la Bulgarie. De plus, l'action de celle-ci eût été singulièrement périlleuse pour elle. En effet, les bénéficiaires du traité de Bucarest : la Rou-

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manie, la Serbie, la Grèce, l'entourant de trois côtés (Voir les flëclies de la carte), pouvaient effectuer contre Sofia une attaque concentrique. Enfin, la disproportion des liommes mobilisables ou suscpptibles d'ère armés, entre les deux groupements balkaniques, était énorme.

Groupe germanophile. Groupe enlentistc.

Turquie . . 250.000 (Irèce .... 400.000

Bulgarie. . 550.000 Serbie. . . . 400. (lOO

Monténégro . 50.000

Roumanie. . 600.000

Ces chiffres dont l'effet se combinait avec la situation géographique, établissent clairement que, ri'duit à ses seules forces, le groupe germanophile ne pouvait rien tenter contre le groupe ententiste.

Le nouvel équilibre des forces militaires dans les Balkans résultant du traité de Bucarest réduisait donc à peu près à néant la puissance d'intrigue de l'Allemagne dans la péninsule.

Si la paix eût duré seulement quelques années, la nouvelle situation balkanique se fût cristallisée et renforcée ; l'obstacle aux ambitions pangermanistes vers l'Orient qui en résultait fût ainsi devenu plus puissant encore. C'est pour ces diverses raisons qu'à Berlin on décida d'intervenir directement. La Serbie était incon-

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