I.K PLAN l'ANt.KÉtMAMSTE
alarment (Irpuis long^leinps, au plus haut point, (iuillaume II et ses panpfermanistes. On le conçoit aisémonl, car si la puissance j)oIitique, dans la Monarchie des Hahshourg, était passée, confoiinénient au droit, aux Slaves et aux Latins ifui détestent le priissianisme, c'en était fait par Jà même du projet du Kaiser d'absorption économique de l'Autriche-Hongrie, laquelle est indispensahleà Guillaume II pour lui permettre de réaliser ses plans inadmissibles d influence allemande exclusive sur les Balkans et sur C Orient. Le jeu de Guillaume II a donc consisté, surtout depuis 181)0, à dire en substance à François-Joseph et aux Magyars : « Surtout ne cédez pas aux réclamations de vos sujets slaves et latins. Maintenez absolument l'hégémonie germano-magyare. Je vous soutiendrai de toute ma puissance dans votre lutte contre les éléments slavo-latins ». Cette tactique du Kaiser a longtemps réussi mais peu d'années avant la guerre, elle était, malgré tous ses efforts, sur le point de faire faillite.
En raison de l'effet combiné de la culture croissante des Slaves et des Latins réalisée malgré les entraves germano-magyares les plus cyniquement ingénieuses, de leurs organisations nationales progressives, de leur prolificilé supérieure à celle des Allemands et des Magyars, François-Joseph et ses acolytes de Budapest
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avaient de plus en plus de peine à résister aux réclamations croissantes de leurs sujets slaves et latins. A Berlin, on était déjà fort inquiet de cette situation quand l'influence psychologique profonde qu'exercèrent les conséquences du traité de Bucai-est sur les Slaves et les Latins d'Autriche-Hongrie vint tout à coup aggraver considérablement cet état de choses, au point de vue des projets pangermanistes.
En effet, la presque totalité dos 28 millions de Slaves et de Latins, sujets des Habsbourg, avaient été enthousiasmés, au plus haut degré, par les victoires des Slaves des Balkans en 1912, et parles succès de la Roumanie en 1913 car ils ooyaient surtout dans ces événements le triomphe du principe des nationalités, cesi-à-dire de leur propre cause. Il en résulta que les Slaves et les Latins, sujets de François-Joseph, se sentirent plus que jamais décidés à tout faire pour obtenir de Vienne et de Budapest ces droits politiques proportionnels à leur nombre, que les Germano-Magyars leur refusaient encore mais avec une énergie décroissante depuis quelques années déjà.
Si la paix eiU duré, If'S réactions du traité de Bucarest sur lAutriche-Hongi'ie auraient eu pour effet de rendre irrésistible la poussée des revendications des sujets slaves et latins de François-