‹ Le plan pangermaniste démasquéChapitre 30 sur 81 · I.K IM..VN PANGERMANISTE · texte numérisé non relu

I.K IM..VN PANGERMANISTE

D'autre part, comme les Allemands n'onl rien à gag^ner à la prolongation de la guerre, ils vont continuer à tenter par toutes les manœuvres politiques possibles de briser la coalition. Il est clair (jue la défection d'un des principaux alliés placerait nécessairement tous les autres dans des conditions infiniment plus difficiles pour continuer la lutte. Si l'on suppose celle défection, les Allemands pourraient, en effet, espérer traiter de la paix sur la base de leurs occupations actuelles. Les Allemands vont donc reprendre et accentuer leurs tentatives de paix séparée avec l'un quelconque de leurs adversaires. Quand leur situation deviendra très difficile, les Allemands, pour brisera tout prix la coalition, feront à l'un des Alliés des propositions de paix séparée donnant à celui-ci à peu près complète satisfaction, dans Tespoir que, poussé peut-être par une partie de son opinion publique lassée de la guerre, cet allié déposera les armes.

L'Etat allié qui, contrairement aux engagements pris, traiterait à part avec Berlin serait bien vite puni de son infamie. En permettant à r Allemagne de conclure la paix à peu près sûr la base de ses occupations actuelles, il se trouverait ensuite en face d'un empire germanique fonnidable dont il deviendrait fatalement l'une des futures et premières victimes.

Les Allemands tâcheront peul-ôtre encore de faire aux Alliés « le coup de l'armistice ». ïl y aurait là une spéculation astucieuse fondée encore sur la lassitude des combattants. 11 existe, en effet, une hypothèse oii un simple armistice finirait, comme suite d'une manœuvre qu'il faut dévoiler, par permettre à l'Allemagne de conserver finalement la plupart de ses acquisitions territoriales actuelles. On doit certainement faire à Berlin le calcul suivant qui psychologiquement n'est pas dénué de valeur. — « Si un armistice était signé, les soldats alliés se diraient : « On cause, donc c'est la paix et « bientôt la démobilisation » . Dans ces conditions, la dé tente morale de nos adversaires aurait lieu. » Les Allemands n'en demanderaient pas davantage. Ils engageraient des négociations de paix avec l'idée astucieuse que voici. Pour en comprendre la manœuvre, il faut se rappeler les • propositions de paix que l'agent officieux D' Alfred Hermann Fried de Vienne fut chargé de lancer comme ballon d'essai, le 27 décembre 1915, dans un article retentissant de la Nouvelle Gazette de Zurich. Ces propositions étaient mélangées de sous-entendùs qui permettaient bien de commencer à discuter mais aussi de rompre la conversation au moment voulu. Exemple : la Belgique conserverait son indépen-

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