‹ Le plan pangermaniste démasquéChapitre 53 sur 81 · I.K IM.AN l'AX.KU.MA.MM K 2.i · texte numérisé non relu

I.K IM.AN l'AX.KU.MA.MM K 2.i

(Ml attribuant la Macédoine du sud-ouest à la Serbie a violé à leur détriment le principe des nationalités. En effet, précisément parce qu'elle est la Macédoine, c'est-à-dire un mélange extraordinaire de populations diverses, le principe des nationalités est impossible à appliquer en Macédoine. En toute équité, le sort de cette contrée si particulière ne sauraitôtre réjiçlé que d'après les nécessités pjénérales stratégiques et économiques des États environnants. Or, s'il y a des Bulgares en Macédoine il y a aussi des Serbes, et ni stratéuiquement, ni économiquement, le sud de la Macédoine n'est nécessaire à la Bulgarie. Au contraire, la Serbie a un intérêt économique et défensif réellement vital à être en contact géourapliique direct avec la Grèce, afin, par Salonique, d'avoir à la mer Egée l'accès qui lui t'sl indispensable.

Ce qui prouve d'ailleurs et surabondamment que ce n'est pas sur des bases ethnographiques que se fondent les prétentions acquisitrices bulgares, c'est qu'actuellement les ambitions du gouvernement de Sofia dépassent considérablement même les limites extrêmes de notre carte-

document (v. p. 210). En effet, non seulement la Bulgarie veut conserver la région de Nich mais elle prétend encore s'étendre jusqu'à la Hongrie qui d'ailleurs, elle aussi, veut mordre sur la Serbie. En février 1916, M. Take Ionesco a déclaré à Bucarest qu'il tenait de source sûre que l'Allemagne venait d'assurer à la Bulgarie Saloniçue et la Dobroudja roumaine jusqu'à Sulina (V. Le Matin, 25 février 1916), c'est-àdire exactement cette partie de la Dobroudja roumaine que, d'après notre carte-document, les Bulgares convoitent depuis au moins 1907. Quant au roi Ferdinand, il prétend obtenir pour son fils toute l'Albanie centrale, ce qui permettrait à la Bulgarie, sous couleur d'un arrangement éventuel plus ou moins imposé à quelques tribus albanaises, de s'étendre de la mer Noire jusqu'à l'Adriatique, projet ancien que n'ignorent pas les initiés aux ambitions du Cobourg de Sofia. Il est d'ailleurs probable, tant en ce qui concerne l'Albanie que la Dobroudja roumaine, que le gouvernement de Berlin tiendra pour le moment en brides les ambitions bulgares, afin de ménager les susceptibilités de Vienne et de prolonger la neutralité de la Roumanie en entretenant les illusions du cabinet Bratiano. Il sera bien temps plus tard de punir la Roumanie de ses hésitations à accepter la sujétion allemande,

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