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jkis jfatii, et ni demain i'Euro^je risque dètre encore livrée à l'arZ/tlraire. aux fantaisies et aux caprices d'utie caste mililaire assoiffée d'orgueil et de domination.
« Ce serait le déshonneur dos Alliés. Que iHÎpoii(li'ons-nou8 si domain, après avoir conclu une telle paix, nos pays étaient de nouveau entraînés dans une frénésie d'annements? Que diraient les générations de l'aoenir si nous commettions une pareille folie et si nous laissions échapper l'occasion qui s'ocre à nous d'établir sur des bases solides une paix durable f
« La paix sortira de la victoire des Alliés, file ne peut sortir que de notre vicloire. » (Y. Le Temps, '2i luai 11)10.)
\)v toutes ces déclai'ations des Alliés se dégagent formellement deux idées fondamentales :
Le militarisme prussien doit être détruit;
Les nationalités de l'Europe doivent être libérées du joug prussien.
Or, comme on l'a constaté, la réalisation du Hambourg-Golfe Persique a deux buts essentiels :
Une extension formidable du militarisme prussien qui régenterait une armée de 15 à 21 millions d'iiommes (V. p. 151).
L'asservissement au germanisme de tx)utes les
nationalités non-allemandes situées entre le sud de la Saxe et le Golfe Persique.
Il y a donc opposition radicale entre les buts de la guerre poursuivis par les Alliés et ceux du gouvernement de Guillaume II. C'est ce qu'a implicitement très bien constaté. M. Marcel Cachin, député socialiste, dans un article paru dans L Humanité du 9 mai 1916 sous le titre « L'Europe centrale ».
« On voit se dessiner avec netteté le plan général de nos ennemis, dit M. Cachin. 11 s'agit, au cas où ils seraient victorieux d'établir au cœur de l'Europe une puissance formidable soumise à l'hégémonie allemande et qui comprendrait avec les annexions, dont les projets sont avoués, plus de 130 millions d'habitants...
« Il n'est pas besoin de grandes phrases pour montrer le danger que ferait courir à l'Europe entière l'exécution d'un pareil dessein. Ce serait pour notre pays la menace éternelle. Tant que durera le système politique actuel de l'Allemagne et celui de l'Autriche, un aussi monstrueux assemblage serait, — qui en pourrait douter? — un danger permanent contre lequel, sans cesse, il nous faudrait songer à nous prémunir. Et quant aux populations slaves à nouveau asservies, quant aux Tchèques, aux Polonais, aux Yougo-Slaves, aux Serbes, ils ne songeraient
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naturellement qu'à la revanche pour échapper au servage et retrouver leurs nationalités foulées aux pieds. Si par malheur, se réalisait, par le fer et par le feu, celte unilicalion hrulale que résume la MiUetewopa, nous aurions beau, après la tourmente, parler de paix ; ce serait à nouveau la guerre fatale. »
C'est là le bon sens même. 11 est clair qu'en (Ml finissant une bonne fois avec le militarisme l)russien les Alliés obtiendront ainsi la seule garantie raisonnable qu'une guerre aussi atroce ne recommencera jamais et que de nouveau des millions d'hommes ne seront plus sacrifiés au Moloch pangermaniste . Les déclarations officielles «les Alliés plus haut rappelées ne sont donc pas intransigeantes comme la propagande allemande voudrait en persuader certains neutres. En raison du formidable plan de domination universelle que poursuivent encore les Allemands, l'apparente intransigeance des Alliés constitue de leur part la suprême sagesse.
La question d'Autriche-Hongrie étant le nœud du problème universel posé par la guerre peut devenir la raison commune de la concentration des efforts communs, non seulement des Alliés actuels, mais aussi des États encore neutres«qui sont virtuellement
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memaoés par la réalisation du Hambourg-Golfe Persique.
Il est probable que le militarisme prussien serait déjà détruit ou sur le point de l'être si, dans la première partie de la guerre, les dirigeants des pays alliés n'avaient commis les trois fautes capitales aujourd'lmi reconnues ; la politique balkanique de 1915, les Dardanelles, le retard dans l'envoi des renforts en Serbie.
Il est clair que ces trois fautes funestes ont entraîné une notable prolongation de la lutte et permis à l'Allemagne de constituer fimmense forteresse qui s'étend du nord de Dunkerque à l'Egypte €t du sud de Kiga à Bagdad (V. la c>arte p. 123). Pour abattre les murailles puissantes de cette formidable forteresse, les peuples alliés doivent donc consentir des sacrifices beaucoup plus étendus et plus prolongés qu'il n'eût été nécessaire si les erreurs aujourd'hui admises n'avaient pas été faites. Ces sacrifices les peuples alliés les acceptent d'ailleurs avec une abnégation et un héroïsme qui feront l'admiration impérissable de l'histoire. Mais, précisément parce que les fautes commises ont augmenté la durée de la lutte, les dirigeants des pays alliés ont maintenant le devoir absolu de tout faire pour assurer relativement vite la victoire intégrale. Or