‹ Le plan pangermaniste démasquéChapitre 74 sur 81 · I.E l'LAN 1>AN(;e:H1!âMS1K · texte numérisé non relu

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€eIl€'Ci serait considéraOlemeul hâtée par le groupement des forces soit éçonomit^yes, soit miiitaires de tous les pays restés neutres qui^ sans s'en douter suffisamment encore, seraient direetement atteints par le succès du pian pang^ermaniste.

J'ai monlré p. 330 corament une propagande sysléiiicitiquo des Alliés, basée sur la réalisation momentanée du plan pangermanisle, pourrait démontrer vite aux neutres la réalité des nienson^es allemands qui lesonl abusés. Cette même propagande devrait se proposer pour second résultat de convaincre ces neutres qu'ils ont, autant que les Alliés, intérêt à la destruction du militarisme prussien et du Hambourg-Golfe PersKjue. Une fois celte démonstration bien faite, il serait vraiment légitime et possible de demander à ces neutres d'apporter, dans la mesure où ils le peuvent, leur concours à l'œuvre commune du salut de la civilisation universelle.

Pour que des résultats pratiques puissent être rapidement obtenus par une propagande convaincante, il est nécessaire de dégager très nettement quel est dans l'immense lutte actuelle le point d'intérêt réaliste considérable qui est vraiment commun à tous les Etats de l'Univers. Gomme il a été démontré au cours de ce livre, ce qui procurerait à l'Allemagne les moyens

d'établir sa domination universelle c'est si, à la faveur de la guerre actuelle, l'Allemagne parvenait à réaliser, sous une forme directe ou indirecte, leHambourg-GolfePersique. D'autre part, je crois avoir établi que pour empêcher la réalisation du Hambourg-Golfe Persique il suffit, mais il faut, que les peuples latins et slaves de TAutriche- Hongrie soient définitivement soustraits au joug que leur a imposé Berlin à la faveur de la guerre. En elïet, le jour où la majorité de ces peuples formerait à la place de l'Autriche-Hongrie un État, probablement de forme fédérale, une barrière inébranlable serait constituée en Europe centrale qui assurerait le Monde contre tout retour offensif du Pangermanisme (V. la carte p. 84) . Par contre, si l'indépendance à l'égard de Berlin des peuples slaves de TAutriche-Hongrie n'était pas assurée, l'extension du militarisme prussien sur les Balkans et la Turquie serait inéluctable ; les peuples alliés auraient fait en vain leurs sacrifices inouïs et la lutte contre le « prussianisme » devrait continuer.

Il résulte de ces constatations que la question d'Autriche-Hongrie, parce que sa solution implique la fin du Hambourg-Golfe Persique, constitue le nœud, non pas seulement du problème européen, mais encore le nœud du problème universel posé à tous les États civilisés par le plan

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pangermaniste do domination mondiale. Par

conséquent, c'est la solution de la question (ï Autriche-Hongrie, sur la hase du principe des natio-

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nalités, qui confiitue l'intérêt cotnmun, non seulement des belligérants alliés, mais aussi de tous les États encore neutres de f Univers qui sont meiiacés à un degré quelconque par la réalisation du Hambourg-Golfe Persique.

Les cartes ci-contre résument graphiquement pour quels États de l'Univers la solution de la Question d'Autriche présente un intérêt plus ou moins intense mais réellement identique.

Il est clair que la Russie serait constamment sous la menace allemande si la mainmise sur TAutriche-Hongrie de l'Allemagne était maintenue. Par suite de l'extension du militarisme prussien qui en résulterait, l'Angleterre serait contrainte de continuer de formidables armements qu'elle n'a accepté que provisoirement. Pour la France, aucune récupération de l'Alsace- Lorraine ne serait durable si les forces asservies de l'Autriche-Hongrie donnaient au gouvernement de Berlin, après un court répit, tous les moyens de reprendre l'Alsace-Lorraine momentanément cédée. La Belgique serait menacée pour la même raison. Pour l'Italie, l'hégémonie allemande sur l'Europe centrale signifierait la fin de tous les espoirs nationaux sur l'Adriatique et sur l'expansion italienne en Méditerranée orientale. Pour la Serbie et le Monténégro, cette mainmise serait un arrêt de mort sans

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