PLANCHE LXXXIII
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Tons les Nabas ensemble accompagnés de la foule vont alors saluer le nouvel « Annagara » dont la fonction et le pouvoir se trouvent ainsi consacrés par tous les représentants des esprits ancestraux de chaque famille. Après un sacrifice solennel offert aux (iénies Protecteurs et aux Mânes des ancêtres parce vieillard devenu officiellement leur Grand-Prêtre, une grande fête a lieu avec danses, tam-tams, festins et abondantes libations de bière de mil.
Ces fonctions des « nabas »> semblent avoir été importées au Soudan par un des peuples envahisseurs, peut-être les Sousous aux origines asiatiques, ainsi que le feraientsupposer les fêtes commémoratives des semailles rappelant l'arrivée des Sinsé? Toutefois ces coutumes traditionnelles conservées dans les montagnes nous suggèrent certains rapprochements avec des coutumes assez semblables en usage chez différentes populations. Nous savons que les Romains, qui se disaient d'origine troyenne, avaient conservé la coutume de faire accompagner les chars funéraires des chefs pardes gens masqués aux emblèmes de leurs familles; actuellement un usage très semblable existe chez toutes les populations asiatiques extrême orientales ; ainsi, dans les enterrements des rois Cambodgiens et Laotiens, nous voyons toujours figurer dans les cortèges funèbres des individus masqués en génies familiaux ou en divinités protectrices des ancêtres. Enfin nous retrouvons certaines analogies, avec les promenades des « nabas » au moment des fêles rituelles des semailles dans les Perchten (1) et les promenades de masques à travers champs pour attirer de bonnes récoltes, qui ont lieu dans le Tyrol, la Haute Bavière, et le Salzbourg.
(1) Anthropologie, XVI, n» 2, pp. 207, 208, 1905.
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XVllI. — Op|çaniHation Hoeiale. Grand -Prêtre. Chef» rcli§^ieux. Chefs militaires.
Les conceptions religieuses que nous venons d'exposer ont déterminé chez les peuples llabbés-Gara une organisation sociale des plus inattendues en pays nigritiens qui subsiste toujours à peu près intacte dans les tribus de la montagne. En effet le gouvernement des Habbés est actuellement un véritable régime théocratique électif, dont les chefs sont les grands-prêtres religieux et les vieillards chargés d'honorer les ancêtres et de rendre un culte aux divinités protectrices ; tandis que chez toutes les populations voisines, nous voyons se créer de véritables féodalités dès qu'elles ont cherché h perfectionner l'organisation anarchique des agglomérations primitives, souvent simples groupements de familles indépendantes.
Conseil des anciens.
Chez les Habbés le pouvoir est toujours partagé entre un conseil des anciens, assemblée composée de tous les chefs de famille^ rappelant beaucoup les < djemaas » Berbères, et des chefs élus ou héréditaires, Hogons, Laggam, Nahas- AmiroUj Anna-Gara^ chargés avec l'assistance de différents fonctionnaires de faire exécuter les délibérations du Conseil, en principe, souverain.
Actuellement les grands dignitaires chargés des pouvoirs exécutifs sont nommés à vie ; cependant d'après les tradi-
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tions historiques recueillies sur le haut Sénégal, ces charges furent à un moment donné réparties à tour de rùle, dans les grands empires Ouakoré-Sarrakolle du moyen âge, entre deux familles puissantes : les Silla et les Murmar, à Tichitt, les Sagone et les Dabo au Kaart, et enfin entre les Fare-Diawara et les Tounka dans le Gadiaga,qui se partageaient ainsi le pouvoir en gouvernant pendant cinq ans successivement.
Mais partout et toujours les rivalités de ces familles régnantes amenèrent des guerres civiles, qui se compliquèrent de luttes entre les dignitaires chargés des pouvoirs religieux, tels que les Hongon de la Boucle du Niger semblables aux Almamy àa^ Mandés du Fouta, et les chefs guerriers chargés du pouvoir civil, comme les Naba-amirou rappelant les Alcaly des Mandés de TOuest.
Actuellement dans les montagnes du Plateau central le pouvoir souverain est resté entre les mains du grand chef religieux électif qui a continué à gouverner selon les principes du primitif gouvernement théocratique, tandis que sur les Plateaux soudanais du Mossi et du Yatenga, chez les populations, toujours en lutte contre leurs voisins et contre des envahisseurs Barbares, le pouvoir devint héréditaire entre les mains de leurs chefs militaires « Nabas » qui organisèrent de puissantes féodalités.
Hogons
Dans chaque groupe do villages Habbés, composé de gens de la même famille ou d'une môme origine, les chefs, vieillards prudents et sages, interprèles des génies familiaux, véritables esprits des ancôtres, nomment, à l'élection généra-
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lement, un chef du canton nommé « llofjon ». Dans les petits groupements, le pouvoir de w Hogono-dota » revient de droit au plus àgc de la tribu, YAnna'gnra^ grand-prêtre naturel des esprits ancestranx.
Ces € Hogons » de canton ou Hogono-dotay prennent quelquefois le litre, comme dans les monts Boni, de //aébédon.
Tous, HogonS'dota et Ilahhcdotis réunis, désignent en grande assemblée Tun d'entre eux comme grand chef suprême delà confédération : le Har-Bougho ou Iloxigon dale^ grand Hogon, grand'pr^'tre du Fo\i^ président du grand conseil des vieillards.
Aujourd'hui ce Ilar-Hogon (1) n'a plus qu'une vague puissance religieuse ; mais autrefois son pouvoir était absolu comme grand chef politique justicier et religieux. Toutefois, quoique le chef de la guerre fut sous ses ordres directs, le Hogon n'eut jamais entre les mains la puissance militaire, car il est de son strict devoiride vivre seul, dans la retraite,, auprès des autels de la Patrie, sans se déplacer. En revanche grâce à son caractère religieux, il jouissait en temps de guerre d'une immunité complète et sa personne restait intangible môme dans une ville prise d'assaut.
Dans les siècles passés, l'autorité morale de ce grand chef religieux s'étendait très loin dans toute la boucle nigérienne, jusqu'au golfe de Guinée (2) ; et l'un d'eux vit même sa
(i) Los teriiif*s Bougo, Har-Hogon, Ilougoii-Dale, FIogon-Dota, Hogon- Gara, llougo-Ouango..., sont lous des titres donnés à ces grands chefs religieux.
(2) Les plus célèbres de ces Hogons reposent, parait-il, sous les grands Tumuli de la plaine des Tombeaux situés derrière le rocher d'Aribinda, village important situé sur la roule de Bandiagara à Dori.
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renommée parvenir en Europe. En efifet, les Portugais eurent un moment l'idée vers la fin du xv' siècle, d'adresser une ambassade au Hogon qui gouvernait alors les Moschis, et dont Texistence leur avait été révélée par le Wolof Bemoy.
Grand-prctre de la divinité, chargé d'offrir des sacrifices à la Triade divine toute-puissante, la personne du Hogon reste toujours sacrée, comme celle d'ailleurs des vieillards, chefs de familles interprètes des esprits anccstraux.
Toutes les affaires du pays, ainsi que la justice, dépendent de TAssemblée des vieillards, véritable Conseil des Anciens, que préside et rassemble le Hogon. Le premier devoir de ce grand-prétre est de fai»'e exécuter les décisions de ce grand Conseil, et en cette circonstance son pouvoir est tel qu'il lui suffit de faire dresser son bâton de commandement devant la case du coupable pour qu'elle soit démolie immédiatement et celui qui Tbabite banni. C'est encore le Hogon, qui, en vertu de son caractère religieux d'intermédiaire de la divinité, a la charge des autels de la cité et la garde des signes d'alliances protecteurs du pays, conservant personnellement ainsi les faveurs des divinités célestes.
Mais ce grand-prùtre, dictateur tout-puissant, peut être déposé en certaines circonstances, généralement lorsque les événements politiques exigent la présence au pouvoir d'un homme énergique, (^ette déposition se fait alors solennellement par une assemblée générale de tous les vieillards, chefs de famille, et de tous les dignitaires des tribus présidés par les Hogons des cantons.
En cas de mort ce premier fonctionnaire d'une confédéra-
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tion de tribus, souverain magistrat civil et religieux, n'est pas remplacé dans sa charge avant trois ans. Cet intérim est rempli par son fils et par le vieillard le plus âgé de la tribu, r « Anna yara ». Puis à la date fixée il est procédé en grande assemblée, à rélection et à Tinvestiturc du nouveau Grand - Hogon, par tous les chefs de famille et par tous ceux que leur âge et leur sagesse ont appelé aux mystérieux honneurs de connaître les divinités familiales.
Anna-gara.
Dans chaque tribu et chaque viUage VAnna-gara (1), considéré comme le prêtre des esprits ancestraux, a pour charge d'appeler la bénédiction céleste sur les nouveaux mariés et d'offrir des sacrifices aux génies familiaux. 11 habite une maison spéciale très décorée qui est la première et la plus ancienne habitation construite dans le village. En toutes circonstances il reçoit des honneurs particuliers ; c'est lui qui remplace le Hogon absent ou mort, comme président du Conseil des anciens et chef du pouvoir exécutif, il porte alors le titre de Hongonbaga-inde Avec ses fonctions de « Annagara » il cumule tri'S souvent celle de Hogon de famille.
hediou.
Les Grands-Hogons ont toujours sous leurs ordres directs un certain nombre de fonctionnaires spéciaux qui doivent
(1) Les litres portes par ce vieillard sont, selon les tribus, Anna-Gara, l'homme Houge '.Anna est la tribu fondatrice de Ganna), ou Kas-Anna, ou Anna-Kasa, ou Ilanncs-Anna, titres qui indiquent tous l'origine Anna.
rester sous leur dépendance absolue, car s'ils tentaient de se soustraire à leur autorité, la divinité refuserait la pluie bienfaisante aux terres du village ; ces révoltés impies seraient en butte aux persécutions du ciel, leurs chevaux, bœufs, femmes^ enfants, mourraient, et leurs serviteurs se soulèveraient contre eux.
C'est donc l'appel à la colère divine et la menace d'excommunication que lance l'autorité religieuse pmir maintenir son autorité suprême.
Ces dignitaires toujours à la disposition des Hogons sont les Kédiou ou Kesou nommés également Ilogon-Hi (1). En général au nombre de trois, ils ont pour mission de veiller à la sécurité du grand chef religieux, d'escorter sa personne dans ses promenades, de goûter à ses boissons et à sa nourriture. Enfin ils sont chargés de lui présenter les requêtes du peuple et de transmettre ses réponses.
Un de ces dignitaires, le Kédioii-Ralé ou le DaU-Dalé est chargé d'assurer la police et la tranquillité du village ; les jours de marché il est en permanence de service pour trancher les différends, régler les contestations et arrêter les rixes ou punir les coupables.
Un autre, le Kerou, est chargé de veiller i\ l'exécution de toutes les décisions prises par le Conseil des anciens et de faire appliquer les arrêts de justice. Pour cela il perçoit luimême les amendes infligées par le llogon ou par le tribunal.
Enfin un de ces Kédiou est délégué par le grand -prêtre (1) Au village de Bamba ces dignitaires s'appellent Kadiouni.
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pour offrir des sacrifices à la divinité ; il prend alors le titre de Setvileur iVAmmo.
Quand Fun dV:ux est chargé de remplacer le Hogondans une de ses fonctions, il doit, comme preuve de son mandat, être porteur du bAton de commandement sacré, emblème du pouvoir divin dévolu au grand chef religieux.
Aucune de ces charges n'est héréditaire ; elles appartiennent de droit aui premier enfant màlc (1) qui naît dans le canton, après la mort d'un des Kedious en fonction et dont les parents sont censés avoir rêvé de cette dignité avant la naissance de Tenfant.
Nabas'Amirou.
En temps de guerre, pour assurer la défense du pays le commandement était confié à un chef militaire nommé temporairement le (( Naba ». Sur les plateaux Mossi et dans les provinces du Oualo, où les tribus Hambcs n'ont conservé leur indépendance que par des luttes incessantes contre les Foulbés, les Touaregs et autres envahisseurs, ces Moro-Nabas et ces Nabas-Amirotiy chefs guerriers, ont pu rendre leur charge héréditaire et réunir entre leurs mains tous les pouvoirs effectifs laissant seulement une vague puissance religieuse aux Bougono-Ouango et aux vieillards c Ana-gara » qu'ils comblent de cadeaux.
Mais dans tous les autres cantons de la montagne de Bandiagara le Naba-Amirou {"i) est resté comme les Kédiou sous
(i) Si c'est une fille qui naît après la mort d'un Kediou, elle en porte le litre, reçoit les honneurs et cadeaux, mais n'exerce pas la fonction.
(2) On dit Naba-Amirou pour ne pas confondre avec les Naba-Koro, mas-
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les ordres directs des chefs religieux. Cette charge est cependant devenue héréditaire. Et la mission spéciale confiée à ce fonctionnaire est celle d'un délégué du Hogon et du Conseil des anciens pour traiter toutes les questions de politique extérieure et les relations avec Tétranger.
Les commandants de cercle européens ne sont, même actuellement, officiellement en rapport qu'avec cette autorité indigène.
Laggams
Si les Hogons sont les grands-prétres des divinités célestes et protectrices, les Laggams sont au contraire les prêtres des divinités terrestres malfaisantes ; leur devoir est donc d'oilrir des sacrifices à ces génies au nom de la tribu pour les écarter et les apaiser.
Ces sorciers ne paraissent exercer dans les populations Habbés-Gara, qu'un r6le politique secondaire, car tandis que les Hogons nous représentent, d'après les traditions exposées précédemment, les grands chefs religieux des peuples envahisseurs descendus du Nord, au contraire les Laggams sont, semble-t-il, les chefs religieux de l'élément indigène primitif et tributaire.
D'ailleurs leur influence parait croître et se développer dans les tribus du sud proportionnellement à l'augmentation des éléments noirs primitifs. Presque inconnus dans les Wllages Nononkés des plateaux, on les trouve très nombreux et influents dans les hameaux Bobos des plaines du sud, où
ques portés par les jeunes gens. Naba signitie chef anceslral, et Amirou est le niol cMiiir introduit par les Koulbés musulmans.
leurs fonctions deviennent assez semblables à celles des Hogons.
Le Laggam ou Lègue est, en principe, soumis au Ilogon, quoique sa fonction, contrairement à celle du grand-prêtre des divinités protectrices, reste inamovible. Sa nomination ne se fait également que trois ans après la mort de son prédécesseur et n'a lieu toutefois que lorsque les génies l'ont frappé de signes divins pour faire connaître leur choix.
Tous ces dignitaires civils et religieux dont nous décrirons au chapitre suivant les curieuses cérémonies d'investiture, les insignes, les devoirs rituels et les funérailles, sont dotés par les villages d'un apanage de champs, lougans, et d'arbres fruitiers cultivés par la communauté.
Ces apanages attribués exclusivement à la charge publique et non à l'individu lui-môme sont, avec les cadeaux d'investiture, la seule redevance allouée aux titulaires des fonctions publiques.
Ces vestiges si curieux et si inattendus d'organisation sociale dont les derniers débris subsistent chez les Habbés du Plateau Central, nous montrent les principes de gouvernement qui régissaient les grandes confédérations Soudanaises.
Chaque tribu était dirigée par un Conseil des anciens, sorte de « Djemaa des chefs de famille )> que présidait le plus ancien ou le plus influent d'entre eux, nommé Hogon, assisté de fonctionnaires religieux ou civils qui, dans certaines circonstances, pouvaient prendre la direction des afl'aires et le pouvoir souverain.
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lemenl, un chef du canton nommé « Hogon ». Dans les petits groupements, le pouvoir de « Hogono-dota » revient de droit au plus àgc de la tribu, V Anna^gara^ grand-prêtre naturel des esprits ancestraux.
Ces € Hogons » de canton ou Hogono'dota^ prennent quelquefois le litre, comme dans les monts Boni, de Hab^ bédon.
Tous, HogonS'dota et llabhédons réunis, désignent en grande assemblée Tun d'entre eux comme grand chef suprême de la confédération : le Har-Bougho ou Hougon dale^ grand Hogon, grand'prfitre du Fe\i^ président du grand conseil des vieillards.
Aujourd'hui ce Har-Hogon (1) n'a plus qu'une vague puissance religieuse ; mais autrefois son pouvoir était absolu comme grand chef politique justicier et religieux. Toutefois, quoique le chef de la guerre fût sous ses ordres directs, le Hogon n'eut jamais entre les mains la puissance militaire, car il est de son strict devoiride vivre seul, dans la retraite,, auprès des autels de la Patrie, sans se déplacer. En revanche grâce à son caractère religieux, il jouissait en temps de guerre d'une immunité complète et sa personne restait intangible même dans une ville prise d*assaut.
Dans les siècles passés, Tautorité morale de ce grand chef religieux s'étendait très loin dans toute la boucle nigérienne, jusqu'au golfe de Guinée (2) ; et l'un d'eux vit môme sa
(i) Les tcpinf^s Bougo, Har-FIogon, Hougon-Dale, lïogon-Dola, Hogon- Gara, Hougo-Ouango..., sont lous des titres donnés à ces grands chefs religieux.
(2) Les plus célèbres de ces Hogons reposent, paraît-il, sous les grands Tumuli de la plaine des Tombeaux situés derrière le roclier d'Aribinda, village important situé sur )a route de Bandiagara à Dori.
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Mais toutes ces tribus confédérées subissaient Tautorité et rinfluence d'un grand chef, de caractère religieux, élu par tous les dignitaires des différentes tribus, dont cependant la puissance souveraine était tempérée par la crainte d'une déposition décrétée par le Grand Conseil Suprême, composé de tous les chefs de famille et de tous les dignitaires des tribus.
Dans ce régime gouvernemental théocratique électif, nous retrouvons encore la survivance des principes démocratiques qui déterminèrent dans l'antiquité classique la constitution de ces vieilles républiques propagatrices de la civilisation méditerranéenne à travers le monde.