C. Huit
Docteur es lettres.
1. Que pcnsor notamment de celle délinition de Jèsus-Chrisi : « Divina ipsa idoa virluliim huinanis oculis manifesta » ?
2. Le cardinal Bona disait de V'ic'ui : « Platonicorum princops, (jui ferc solus ex Plalonicis inolïenso pede percurri possit »».
3. Les faveurs extraordinaires dont Ficin fut comblé l'ont fait accuser d'adulation et de servilisme: à la façon d'Horace et de Roileau, peut-ôlre: mais sa vaste correspond;»nce est là pour attester le désintéressement personnel de ses vues et l'élévation de ses pensées. Tous les esprits distinjjués du temps briguent l'honneur d'être admis dans son amitié Sixte IV et, chose plus surprenante. Malhias Corvin, roi de Hongri« (l'tr)8-ii90), un des liommes les plus illustres du XV« siècle, essayèrer en vain par les ollres les plus brillantes d'attirer à leur cour le doctt platonicien. Voici en quels termes magnifiques Polilien résumait les mérites de celui qui fut son maître et son ami :
Mores, ingenium, musas, sophiamque supremam Vis uno dicani no mine ? Marsilius.
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(5« article)
V Académie florentine.
Nous avons vu comment durant le Concile deFlorence un Grec, Gémiste Pléthon, platonicien exalté, avait prêché une nouvelle sagesse et presque un évangile nouveau devant un auditoire scandalisé d'abord, mais bientôt ravi et conquis : comment Cosme de Médicis, alors l'arbitre de Topulente cité florentine, gagné sans réserves à la cause platonicienne, songea presque immédiatement à créer dans sa capitale un établissement analogue à ce que fut l'antique Académie d'Athènes au temps de la plus grande popularité de son fondateur. A la tête d'une pareille institution il fallait un second Platon, héritier sinon du génie du premier, du moins, autant qu'il était possible, de ses théories et de son éloquence : nous connaissons l'homme, remarquable à plus d'un titre, auquel Cosme confia cette tâche honorable, ne lui demandant en retour d'une munificence vraiment princière que de se faire par sa parole et ses écrits Tapôtre résolu du platonisme si opportunément rendu à l'Occident : nous avons dit auparavant pourquoi par son site enchanteur, par l'heureux caractère de ses habitants et leur supériorité intellectuelle reconnue, par la renaissance artistique qui au XIV« siècle s'épanouissait avec tant d'éclat au centre de l'Italie, Florence patrie de Dante et de Boccace comme de Giotto et de Ghiberti semblait prédestinée à jouer sous les Médicis un rôle intellectuel comparable à celui de Paris à l'apogée du moyenâge. Ainsiàdéfaut de la solidité etde la durée,àrentreprise tentée par Cosme ne pouvait manquer ni le prestige ni le succès.
Le spectacle que présentait du vivant de Platon l'Académie d'Athènes, d'une part les leçons animées du maître, ses
inspirations tantôt d'une familiarité gracieuse, tantôt d'une admirable élévation, de l'autre la confiance empressée des disciples, leur naïf étonnement ou leur approbation sans réserves,ce libre etincessant échange d'idées dont les dialogues platoniciens sont la vivante image et que Taine a si ingénieusement défini « la charmante adolescence de Thomme pensant », tout cela, nous l'avons décrit ailleurs * et il est
inutile d'y revenir.
Et maintenant, transportons-nous un instant par la pensée dans une université du moyen âge : sujets traités ou méthode employée, quelle différence ou plutôt quel contraste dans ce que l'on y connaît et pratique sous le nom de philosophie ! Rien assurément n'y est négligé de ce qui peut exercer la subtilité du jugement, ou tendre le ressort de l'intelligence discursive : de savantes controverses se compliquent de distinctions sans nombre ■' ; les lois de l'argumentation et les règles du syllogisme sont l'objet des études les plus approfondies : mais quelle part songe-t-on à réserver à l'imagination et au sentiment? A quel logicien, à quel dialecticien du XIl« ou du XMI'» siècle conçoit-on adressée cette invitation de Cosme à Marsile Ficin : « Venez me voir, mon cherMarsile, aussitôt que vous le pourrez, et ne manquez pas d'apporter avec vous le livre de votre divin Platon sur le souverain bien. Il n*est point d'efforts que je ne tente pour découvrir la route du vrai bonheur. Venez, je vous prie, et n'oubliez pas d'apporter aussi avec vous la lyred'Orphée ». Et le maître de Florence n'était pas seul à tenir ce langage : autour de lui des esprits ingénieux, poètes, savants, humanistes, partageaient son entraînement. Tantôt à Florence, tantôt à Gareggio, dans ces palais ou ces jardins qui se paraient avec orgueil de tant de chefs-d'œuvre antiques arrachés à l'action destructive du temps et des barbares, on s'entretenait des sujets familiers à Platon, en imitant de loin la
i. Voir La vie et Vœuvre de Platon, t. I. p. 208-245.
2. On sait que S. Thomas lui-même en face des discussions inlermmables de ses contemporains et de ses devanciers confesse son embarras extrême « propter multiplicationem inulilium quaeslionum, arliculorum et argumentorum ».
méthode même du maître, sans appareil didactique, sans rigueur dogmatique, en des causeries où, n'en doutons pas, Fingéniosité des vues passait pour supérieure à la forcera la profondeur de l'exposition*. Platon n'était plus là pour présider à ces doctes réunions, pour les animer et les diriger en même temps par sa parole éloquente : mais son vœu le plus cher était accompli : il revivait dans ses ouvrages, que la traduction latine de Ficin mettait de plus en plus largement à la portée de tous. Qui donc n'eût pas aspiré de toute l'énergie de son àme à reproduire en soi ce type idéal du penseur, tel qu'il est retracé au début du VP livre de la République : « Le philosophe aime avec passion la science qui seule peut lui dévoiler l'éternel et l'immuable : il a horreur du mensonge : un commerce assidu avec l'essence des choses le préserve de toute cupidité vulgaire, de toute bassesse de sentiment, de toute étroitesse d'esprit... En tout ce qu'il fait, la grâce est la pente naturelle où le porte la contemplation des vérités sublimes, objet de sa constante méditation ». Sans doute ces réflexions si élevées n'avaient pas été contredites depuis vingt siècles : mais qui donc dans l'intervalle avait eu la bonne fortune de les entendre, et l'occasion de les applaudir ?
Ainsi après une éclipse de raille ans l'Académie renaissait de ses cendres, et l'on comprend l'enthousiasme de Ficin écrivant à Bessarion son ami : « Venerunt, jam venerunt sœcula illa, quibus etPlatonis gaudeat numen,etnos omnis ejus familia summopere gratularemur. » Toutefois quand Cosme mourut le 1®"" août l/i6/i, l'œuvre n'était qu^ébauchée et attendait encore son achèvement. Ses deux fils Pierre et Julien, tout en comblant Ficin de leurs faveurs, parurent assez peu disposés à poursuivre la réalisation définitive de ce grand dessein. Cet honneur était réservé à Laurent de Médicis, avec Léon X son fils le plus brillant rejeton d'une mémorable dynastie.
Doué par la nature de qualités brillantes, le jeune prince
i. Renan a écrit un jour : « Platon seul convenait aux entretiens des jardins Ruccellaï ».Ce mot, qui dans sa pensée était un brillant élogè,contient en même temps implicitement une fine critique.
fut confié à des professeurs habiles * qui n'eurent qu'à dé- \elopper et à perfectionner son heureux naturel. Comment ne se fùt-il pas épris d'enthousiasme pour le platonisme ressuscité, lui qui dès ses premières études * en avait savouré tous les charmes et dont l'éducation est ainsi dépeinte parA.Dantier: «Au lieu de fastidieux travaux faisant pâlir les élèves sur leurs livres, c'étaient d'agréables conversations échangées entre les maîtres et les disciples, sous les frais ombrages des villas situées au penchant de l'Apennin, et d'où le regard s'étendait en même temps que la pensée sur un magnifique horizon, fermé d'un côté parles montagnes, de l'autre par la mer Tyrrhénienne. Quel vivant et poétique souvenir nous a été laissé de ces entretiens philosophiques et littéraires dans l'ouvrage où Landino nous représente comment, au fond d'un bois touffu ou bien au bord d'un ruisseau limpide dont le murmure égayait la solitude grandiose de Caraaldoli, les nouveaux adeptes de la doctrine académicienne dissertaient tantôt sur la vertu active ou contemplative, tantôt sur le souverain Bien ! »
Aussi lorsque en i/i69 il devint le maître de Florence non seulement par droit de naissance, mais par le prestige de son éloquence et de sa culture intellectuelle, Laurent de Médicis n'eut rien de plus pressé que de reprendre à l'égard des artistes, des savants et des lettrés les généreuses traditions de Cosme son grand-père. Les Grecs exilés, à la seule condition de n'être pas dénués de tout mérite, étaient fêtés par lui comme des hôtes venus du ciel. Nous avons parlé des luxueuses constructions élevées par Cosme à Careggio son séjour préféré : l'air y étant trop tiède, les eaux trop abondantes, les ombrages trop épais, Laurent sans hésiter fit bâtir pour ses amis un second palais (la Badia) à Fiésole où la salubrité du climat se mariait fort agréablement à la beauté du paysage.
t Citons notamment parmi ses professeurs de lettres Dion Chalcondylê et Andronic de Thessalonique, rheUéniste le plus estimé de son
temps.
2. Commencées et poursuivies dans la compagnie quotidienne a hommes tels que Politien et Pic de la Mirandole.
Ficin, honoré par lui d'une intimité où il entrait une sorte de vénération, jugea à bon droit l'heure propice pour plaider auprès du prince la cause de Platon qui était devenue en quelque sorte la sienne. Le succès était assuré et l'on pressent la réponse faite à sa requête. Voici d'ailleurs son propre témoignage : « Cum una cum Laurentio deambularem, multaque Platonis mysteria ultro citroque interpretaremur, decidi forte intcr loquendum e sapientia in fortunam, cœpique hanc acrius incusare quod Platoni lucem affectanti sœcuhs jam multis obstiterit. — Noli, inquit, Platonem nostrum infortunatum ducere. »
C'est qu'en effet cette éclipse séculaire au moins relative allait prendre fin : Laurent était prêt * à tout pour entourer d'un regain de gloire celui en qui on lui avait appris dès l'enfance à saluer un véritable prophète des temps nouveaux et de qui il se plaisait à répéter : « Sans le secours de la philosophie platonicienne, il est également difficile de devenir un bon citoyen ^et d'avoir une sérieuse intelligence des enseignements du christianisme. » Et joignant les actes aux paroles, non seulement il mettait à profit son réel talent poétique pour célébrer Platon en vers d'une incontestable élégance ; mais oublieux de tous les privilèges de sa haute dignité il disputait lui-même familièrement à sa table ou dans ses jardins avec les novateurs» sur les plus hautes questions de politique, de morale ou d'esthétique traitées dans les dialogues traduits et interprétés par Ficin. « Du palais où il venait designer l'abolition d'un dernier vestige de liberté ou bien quelque sentence de confiscation, d'exil ou de mort, Laurent le Magnifique passait avec une parfaite sérénité d'humeur à cette fameuse académie platonicienne qui rédigeait des litanies en l'honneur de Socrate et deman-
1. Consulter sur ce point Bandini, Spécimen litt. Flor. sœculi XV, in quo acta Acad. Flor. a mayno Cosmo excitatœ, cui idem prœerat, reeensentur et illustrantur, 2 vol., Florence, 1748.
2. Sans doute parce que dans la cité idéale de Platon tous les citoyens doivent une obéissance absolue à un « sénat de philosophes » tel qu'il existait alors à Florence.
3. Aux deux noms cités dans une note précédente ajoutons ceux de Laurent Valla, Giovanni Cavalcanti, Cristoforo Landini, Léo Battisto Albert!, Reuchlin et plus tard ceux de Machiavel et Michel-Ange.
Al
dait à Rome de canoniser Platon : il y dissertait de la vertu et de l'immortalité de l'àme * ».
On comprend dès lors, sans qu'il soit nécessaire d'insister, jusqu'où dut aller la joie de Laurent et de sa cour le jour où Jérôme Roscio de Pistoie lui fit présent d'un buste de Platon trouvé, disait-on alors, sur l'emplacement même de l'Académie d'Athènes. Est-ce celui que Ton voit encore aujourd'hui au musée de Florence et dont Cousin, qui en possédait une copie, disait avec admiration : « Ce vaste front est bien le siège d'une vaste pensée : les yeux un peu saillants et la bouche légèrement entr'ouverte indiquent l'enthousiasme, pendant que sur ces mêmes lèvres repose un sourire fin et bienveillant » ? Visconti Ta affirmé, et on voudrait le croire : mais d'autres chercheurs soutiennent que ce buste (qui a passé dans la collection Gori et plus tard à Pise) doit avoir été égaré ou avoir péri dans quelque incendie, car on en perd les traces dès le XV1« siècle. Quoi qu'il en soit, il semblait alors, selon le mot ingénieux d'un critique, que cette découverte si opportune fit de Pauteur du Banquet et ànPhédon le génie tutélairc, l'inspiration toujours présente de la maison des Médicis. Sous les traits que lui avait prêtés l'antiquité elle-même, Platon reparais- ,sait à la lumière pour commencer un nouveau règne et retrouver sur le sol de l'Italie les hommages qui depuis des
siècles avaient cessé de lui être rendus dans sa propre pa-
N'était-elle pas en efiet peuplée de ses disciples, la cour lettrée et érudite qui se groupait autour de l'opulent Mécène
.florentin? j u- - i
« Savants et poètes se réunissaient à la Radia de l^iesole ou dans les jardins de Coreggio, sur les pentes de ces collines Jeuries, plantées d'oliviers et de cyprès, d'où Ton décou-
1 M Gefifroy. — A l'occasion des actes d'absolutisme auxquels ces lignes font allusion, je rappelle que récemment à l'ouverture du tombeau des Médicis il a été constaté que Laurent, cet ami des lettres, des artisleset des philosophes, avait la tète la plus bestiale qm se P"\sse »ma- :giner, crâne énorme au front déprimé Et le rédacteur des Debats^^iuel j'emprunte ce fait ajoute ce mot sévère ; « C'est qu'il était le digne représentant d'une race violente et brutale, f
vrait aux bords de l'Arno le dôme de Brunelleschi, alors dans tout Téclat de sa nouveauté, le campanile de marbre sculpté par Giotto, le beffroi de la Seigneurie, le portique d'Orcagna et ces mille tourelles dont les créneaux, pleins ou échancrés en queue d'aronde, conservaient encore le signe distinctif des factions guelfe ou gibeline. En face de ces témoins toujours debout des jours de liberté, les humanistes de l'Académie platonicienne que possédaient le culte enthousiaste, les spéculations abstraites et désintéressées de la philosophie antique, se livraient à rinterprétation,à l'exégèse ardente de Proclus, de Plotin, de Porphyre * ».
L'âme, et si l'on peut ainsi parler, le ciment de ces réunions, le grand maître dont les décisions et les commentaires étaient attendus dans tout débat comme autant d'oracles, c'était, on le devine, Marsile Ficin. Aussi bien qui aurait pu lui contester cet honneur, lui disputer équitableinent le premier rang ? Ses travaux, sa prodigieuse érudition, son tour d'esprit, ses idées personnelles, tout concourait à en faire le véritable régulateur du platonisme ressuscité. L'Académie qui lui devait sa naissance ajouta à son prestige et à sa renommée. Les liens les plus étroits rattachaient à ses confrères répartis d'ailleurs en trois classes selon leur degré plus ou moins avancé d'initiation : pour tous indistinctement, il avait inventé cette charmante qualification : « complatonici mei ». Hâtons-nous d'ajouter,afin de prévenir toute fausse interprétation, que ces platoniciens
1. M. G. Thomas. — A cette description en prose je demande la permission d'en ajouter une seconde en vers, due à la plume d'un érudit doublé d'un véritable poète :
Florence de Laurent, Florence de Marsile,
Qui goûtais le savoir comme une volupté.
Tes villas répétaient les échos du Pécile, '
Peuple chrétien ému de Fantique beauté.
De grands vieillards, pareils à des rois qu'on exile, Avaient porté la Grèce aux murs de la cité : Athènes qui par eux parlait en cet asile Instruisait et charmait une autre humanité.
La raison et la foi s'unissaient, heure unique... L'Eglise n'avait point déchiré^ sa tunique Et recevait Platon comme un saint inconnu.
{Quattorcento, par P. de Nolhac)
florentins du XVe siècle ne forment point un corps fermé, régi par des statuts compliqués, obéissant à un règlement impérieux», mais une libre association d'esprits très divers rapprochés par des tendances communes^ ; chez tous une égale admiration pour le grand philosophe auquel devait être désormais demandée la solution des plus graves problèmes intéressant Thumanité ' : chez tous aussi au moins par intervalles, le désir de vivre, à l'exemple du maître, dans cette sphère supérieure au seuil de laquelle expire le conflit bruyant des agitations terrestres, et oii toutes les puissances de l'âme sont mises en branle à la fois pour
atteindre et goûter la vérité *. , . i
Limitation de Tinstitution primitive devait se prolonger sur un autre théâtre encore. Les mœurs de la voluptueuse ^ Florence n'avaient guère changé entre le temps où Dante en traçait une si âpre satire, et celui où elles allaient arracher à Savonarole ses brûlantes invectives. L'amour du plaisir continuait à s'y allier à une curiosité d'esprit incroyable, et les beaux esprits enrôlés sous la bannière du platonisme trouvaient piquant de justifier à leur manière la devise dApulée : « Caiterum platonica familia nihil novimus nisi fcstumet laetum et solemne et supernum et cœleste ». Ur Platon, comme on le sait, avait inauguré dans son école l'usage de convier à des banquets ses disciples et ses amis politiques : lui-même, dans celui de ses dialogues pour lequel se passionnèrent le plus chaleureusement les Italiens du XV« siècle, ne nous montre- t-il pas Socrate et d autres Athéniens de marque réunis en joyeuses agapes pour fêter
1. Double inconvénient auquel n'ont pas échappé toutes les académies fondées dans la suite en Italie et ailleurs. «»„«^„« .«ti-
2. Ficin écrit à un de ses amis : « En habes amicorum nos^rorum catalogum non ex quovis commercio vel contubernio conlluentium, sed m ipsa dunlaxat liberalium disciplinarum communione convenientmm >>
3. « Il loro trasporto per esso (Platon) gU condusse smo a scriver paz lie che non si possono leggere senza rida » (Tiraboschi) . „,„„„„.
4. Quinlilien dit en parlant de ces questions si «!f 'g'^» ^^f^ .P^^^^^^^^^^^ pations vulgaires : « Haec sunt, quibus mens pariter atque oratio msur
gant 1 (Xll, 2, 28).