‹ Le Platonisme pendant la Renaissance [microform]Chapitre 43 sur 77 · M. Sabatier · texte numérisé non relu

M. Sabatier

vivant et de la société contemporaine : l'enseignement qu'ils reçoivent s'immobilise dans ce qu'on a justement nommé « l'académisme » : l'imitation de l'antiquité revêt je ne sais quoi de maniéré, de tourmenté, d'inquiet.

Sans doute le flambeau glorieux qui venait de jeter un si vif éclat ne s'est pas éteint tout d'un coup : aux splendeurs de l'été a succédé un automne qui jusque dans Textrême arrière-saison a porté plus d'un fruit savoureux. Mais en sculpture, après Michel-Ange, quelle décadence ! et que devient la peinture florentine, quand eut disparu la génération à laquelle appartenaient Lorenzo diCredi, FraBartolomeo et André del Sarto ? Bref, « à la fin du XVP siècle il ne subsiste plus de la Renaissance italienne que le souvenir et l'exemple de grandes œuvres et le ferment qu'elle a mis dans les esprits. Elle demeurera encore un cadre puissant, mais gênant pour l'esprit moderne qui se transformera à la fois par elle et en dehors d'elle * ». A cette époque d'ailleurs il y a longtemps que l'auréole du platonisme s'était éclipsée dans la péninsule : pour compléter et achever notre étude, il nous reste à examiner avec la même attentive curiosité le rayonnement immédiat ou lointain de la doctrine platonicienne dans les autres pays de l'Occident.

[A suivre.)

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