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i. Reh^e philosophique (mdiïy juin ejfiMlei), A signaler d'abordoin article de M. Fouillée extrait d'un volume que le savant acWiémicien vient de metWe sous presse. Le but de M. Fouillée ek louable. Il veut éctfapper aux théories positivistes et matérialistes. Il comba|r l'opinion que l'on puisse tout ramener m mouvement cfui n'est qu'un point de vue abstrait ne s'attàchant qu'à ulTcôté des choses. Il montre très bien que jamais le mouvament ne pourra engendrer ni la sensation, ni la \onscienc/, et que le positivisme n'a pas même le droit de pOTler de matière, puisque la matière, abstraction faite de ses |roprjfetés échappe à l'observation sensible.
On trouve toujours \liez M. Fouillée les meilleurs arguments pour réfuter touCis les philosophies incomplètes.
Mais M. Fouillée tien\ au monisme, autre nom du panthéisme immanent ; fl neNconnaît et ne veut connaître que l'univers dont nous/aisons \artie et c'est là qu'il veut trouver l'unité premièiyè dont toik philosophe digne de ce nom éprouve le besoin/Ayant rejeteJ'unité parla matière, il cherche dans la consaience une unité supérieure. Sans affirmer que nos sensations et nos états delipnscience aient leur équivalent dans toutes êtres, il semble nacliner à croire que tous en ont quelque /rudiment. Tout penses^u sent quelque peu, de même que liDut a un côté matériel et. physique.
Le positivisme, suivant M. Fouillée, s'e^ enfermé dans la synthèse objective ou physique, il faut y joindre la synthèse subjective ou psychologique. Ces deux synthèses en définitive se confondent, car le sujet n'est pas seulement le monde représenté et le monde objectif n'est pas seulement représentation. Sous la pensée, dit-il, il y a un principe plus profond,
LE
(9« article).
LE PLATONISME AU XVI® SIÈCLE (sUltc).
Jusqu'ici nous avons insisté, plus peut-être que ne l'eussent souhaité quelques-uns de nos lecteurs, sur révolution du platonisme dans l'Italie entre 1450 et IGOO: c'est que cette renaissance d une philosophie longtemps oubliée n'a été nulle part aussi pompeusement fêtée que sur cette terre prompte à tous les enthousiasmes. Mais quelque lenteur qu'aient mise les idées et les tendances nouvelles à émigrer au delà de la mer et des Alpes pour aller solliciter les intelligences et les imaginations dans le reste de l'Occident, il était impossible qu'elles n'y rencontrassent pas et des admirateurs passagers et des partisans convaincus. A la vérité ceux qui s'y intéressent le plus vivement ou qui apportent le plus d'empressement à les adopter, ce sont des littérateurs et des poètes, des érudits et des commentateurs, plus souvent encore que des logiciens et des philosophes : et, chose singulière, parmi ces derniers les uns vont droit à ce que Platon a de plus populaire et de plus immédiatement accessible, tandis que les autres s'attachent à ce qu'il a écrit de plus profond et de plus mystérieux. Il serait téméraire de parler à ce propos de disciples étroitement groupés dans la communauté de principes d'une même école : ce sont des esprits très divers, puisant aune même source, selon leur marque diverse, des inspirations extrêmement variées. Et tandis que l'influence d'Aristote, qu'il s'agisse des parties les plus hautes de sa métaphysique ou des réflexions les pliis familières de sa poétique, se trahit en quel-
que sorte au premier regard, celle de Platon s'exerce d'une façon parfois à peu près insaisissable, par les mille détours d'une transmission invisible, et si l'on peut ainsi parler, d'une contagion intellectuelle assez lointaine pour n'être pas toujours facilement et sûrement appréciable. La méconnaître absolument, ou l'exagérer à plaisir, voilà le double écueil auquel est exposé fatalement le critique.