DE DIEU
Celui-là ne se fait peut-être pas une idée assez grande de la fortune extraordinaire de la philosophie de Kant, qui n'a pas remarqué que, sur l'un des pointages plus graves de la philosophie, à savoir la démonstration de l'existence de Dieu, il a persuadé de sa doctrine /u du i^ioins animé de son esprit non seulement ses partisans ni4is encore ceux qui font profession de combattre/son subjectivisme sceptique. En effet, outre que beaucoup de philosophes l'ont vivement remercié d'avoir rétal^fli dans ^ théologie morale ce qu'il avait renversé dans /a ihéoloUe spéculative, outre qu'on a trouvé excellen^^ son argiiïnent moral comme preuve de l'existence de Di^u» nous voyons bien des philosophes, dans ces dernièip années, q)(ii, excités sans doute
par l'exemple de Kant, yônt examiné —^ "^^^-^ «-..«r^o»
les caractères de la loi/morale etN^nt une moisson de preu/es de ce dogir
J'entreprends dey&iontrer que ce
lavec un som nouveau cru V trouver comme capital, diverses preuves qui.
notons-le bien, no^ remontent pas a\ delà de Kant, n'ont pas de valeur sé/euse. Je vais d'aill€u\s les examiner dans l'ordre où elles /nt fait leur apparition ;\e commence donc par celle de KiCnt.
Preuve de Kant\
Je pr(){ids la preuve de l'existence de Dieu que Kant a fondée snr la loi morale dans la Critique de la raison pure qui est la première de ses trois CriHgues en date et en impor-
(2^ article.)^