‹ Le Plexus Brachial chez les MammifèresChapitre 12 sur 23 · CASE LATE ES .. · texte numérisé non relu

CASE LATE ES ..

DIT SALON ERNEST AIRE UITSUS AL OLO SRE 1901-249. … Ursus Malayensis.

PrOCUONIT GERS. POI PLOCUONSITIONNMEEENE 1880-1698. MUSTelIA Re RSR Me l'eSRIARUS PR RNEERAEE 1901-4775. ! Putorius herminea..... 1901-346.

Pulorius sp.

Putorius furo.

Lutra chiluris (Deux 7... -2# 7 exemplaires). Ra ’

Le plexus brachial des Carnivores est constitué par quatre racines dans 50 % des cas. Sur les autres plexus, on remarque que la 5° cervicale entre dans la constitution du plexus. Les racines les plus volumineuses sont toujours Cvr-Cvinr, À une distance

variant de 1/2 à 1 cm. les racines se divisent en plan dorsal et plan ventral. L'aspect général du plexus est un peu différent de celui que nous avons pu observer chez les rongeurs. Si, sur cerlains animaux que nous indiquerons tout à l’heure, on remarque encore un plexus caudal net et un cranial moins précis, on peut observer que sur 70 % d’entre eux le plexus semble avoir subi une ascension assez nette dans le sens cranial; les racines supérieures, en effet, sont moins distantes du plexus; leurs anastomoses grêles sur beaucoup d'animaux précédemment étudiés sont plus marquées. De plus, la 1" D. n'accorde plus qu'un petil nombre de fibres au tronc radial qui tire la majorité de ses éléments de Cvini-Cvni, Chez le Chat, chez le Chien qui nous serviront comme types de description, on remarque nettement cette texture. Le sus-scapulaire naît toujours seul de la 6°; mais une anastomose solide le réunit à Cvir, Chez le Blaireau, chez le

Fi. 48-49. —— Plexus brachiaux de Procyon lalor el de Putorius Furo.

Kinkajou, chez le Fennec, on remarque en plus de l’anastomose descendante de Cvr à Cvir une anastomose ascendante allant de Cv à Cvr. On a ici un dispositif en X qui montre la participation, que nous n'avons jamais constaté encore, de la 7° racine à la for mation du sus-scapulaire. Chez Meles, on voit, en particulier, des fibres venant de la 7° racine qui fournit le circonflexe, venir doubler les fibres du plan antérieur. Sur d’autres animaux, chez Zibetha, Kinkajou, on observe une ou deux anastomoses comme celles que nous venons d'indiquer. Mais en plus, des fibres venant de Cvr et d’autres venant de Cvn se réunissent en V dans l’espace

100 L. TIHOMAS

qui sépare les deux troncs spinaux précédents et donnent naissance à un tronc sous-scapulaire qui, sur les animaux étudiés jusqu'à présent, naissait soit du flanc cranial du circonflexe, soit de lanastomose uniquement descendante que recevait ce nerf de Cr. Autant de signes qui nous paraissent témoigner d'une répartition plus craniale des fibres destinées au plexus. Le plan antérieur nous montre toutes les variations à propos du

(ie

F1G. 50-51. — Plexus brachiaux de Felis domestlica et de Viverra zibetha.

musculo-cutané. Chez le Chien existe un tronc commun (racine externe du médian et musculo-cutané) long de 6 à 7 cm. Chez le Chat, ce tronc commun ne dépasse jamais 3 cm. Le Kinkajou, Ursus malayensis, nous présentent la même disposition. Cependant, le Furet (fig. 49), le Blaireau, le Loup Coyote, le Fennec nous présentent une origine distincte du musculo-cutané uni par une ou

deux anastomoses au médian. La 8° C. et la 1° D. unies comme d'habitude fournissent un tronc commun qui n’est plus un médioulnaire typique, mais un tronc donnant naissance à la racine interne du médian au cubital et au brachial cutané interne. Ici le médian ne reçoit pas la majorité de ses fibres de Cvii-Dr. Une large part qui atteint 40 % environ lui vient de Cv sous la forme d'une racine externe très grosse. Chez le Chat, la 7° C. fournit même la majeure partie du médian. Chez le Chien, chez le Fennec, chez le Renard la contribution de Cvu-Cvui se fait à égalité. Sur un seul animal, Mustela frenata, il nous a été donné de voir une condensation très poussée du plexus qui, par un tronc commun, donne naissance au médian, au cubital, au musculo-cutané.

Le plan d'extension postérieur, nous montre des changements analogues qui, pour n'être pas visibles au premier examen, n’en sont pas moins nets. Nous avons vu, précédemment, que le radial provenait de Cvrri-Dr, le circonflexe de Cv dans la majorité des cas. Ici la 1" racine dorsale n'apporte plus qu'une faible part contributive à la formation du radial. La racine essentielle et de beaucoup est Cvinr, Il n’y a peut-être pas un changement dans le numéro des racines spinales originelles; il y a certainement un changement dans la proportion des fibres que donnent les racines au radial. Elle est nettement en faveur d’une ascension craniale du plexus. Le circonflexe a une situation plus fixe; il naît toujours de Cvu. Cependant, sur le Kinkajou, il naît d’un tronc commun venu de la racine la plus craniale et de la racine suivante. Chez Fennec, il donne une anastomose ascendante vers le sus-scapulaire. Si son ascension est moins nette, on en voit déjà quelques traces. Sur tous ces animaux, le radial d’abord, le médian ensuite sont les nerfs les plus gros. Aussi, sur ces différents plexus, on remarque que le musculo-cutané est en contact plus net avec le médian; le sus-scapulaire est moins isolé des nerfs suivants; le médian et le radial marquent une ascension notable.

Sur quelques plexus, il nous a été donné d'observer une disposition un peu particulière. Chez Zibetha (fig. 51) la 8° racine très importante donne presque tout le radial, presque tout le tronc médian-cubital. La 1° D. est toute petite. De plus, le plexus est divisé en deux groupes : l’inférieur que nous venons de décrire; le supérieur formé du circonflexe, du musculo-cutané venus de Cvir et des nerfs scapulaires; des anastomoses doubles unissent ces différents nerfs. Cette séparation en deux plexus avec union

plus intime des racines les plus craniales et ascension du médian et du radial doivent, nous semble-t-il, être interprétées en faveur d'une ascension craniale du plexus. Sur un plexus de Renard jeune, il nous a été donné de voir, à l’état « dissocié », les nerfs efférents du plexus. Les troncs nerveux à leur arrivée dans Île plexus, sont encore constitués par des fibrilles nerveuses non

a Su

Frc. 52-53. — Plexus brachiaux de Putorius herminea et de Lutra chiluris.

réunies entre elles. Le tronc, proprement dit, n’est pas partout formé. Cv1 donne le sus-scapulaire; les fibres caudales dissociées et des fibres venues de Cv avec le même aspect fournissent un sous-scapulaire qui longe quelque temps le nerf précédent: de l’anastomose Cvi-Cvir naît aussi distinct le sous-scapulaire inférieur. Enfin, le cubital et le médian venus réciproquement de D1 el Cv sont réunis par un plexus de multiples fibrilles qui anastomosent'les deux troncs. Chez l'adulte, le cubital est collé au médian. On à donc la preuve que, sur l’animal jeune, le plexus évolue après la naissance et que l’accolement en troncs nettement formés n’est qu'un phénomène tardif. Nous verrons sur d’autres plexus une évolution semblable.

Conclusions.

Il existe, chez les Carnivores, des plexus où la distinction entre un plexus caudal (Cvi-Di) net et un plexus cranial plus délié doit être faite. Ceci ne représente pas la majorité. On constate, au contraire, une participation plus nette des racines craniales du plexus qui multiplient leurs anastomoses et entrent, de plus en plus dans la formation du complexe nerveux. Chez 40 % de ces animaux, on à un véritable tronc primaire supérieur médio-mus-

PVILEXUS BRACHIAL CHEZ LES MAMMIFÈRES 103

culo-cutané (Chien, Ursus arctos, etc.), avec une racine médiane externe presque aussi grosse que l’interne. La part de Di au radial diminue au profit de Cvinr et de Cv. Presque jamais les Sous-scapulaires ne naissent d’une racine distincte: ils sont fournis par la même racine que le sus-scapulaire et plus où moins fusionnés à lui.

Chez les Carnivores à membres antérieurs effilés (Mustela, Chien), on remarque que les troncs communs sont très longs ou la Condensation du plexus plus poussée.

Le cubital reçoit plus de fibres de Cvin que de Dr. Le musculocutané en reçoit autant de Cv1 que de Cyr. De plus, par suite de la contribution plus grande de Cvn-Cvnr à la formation du radial, on remarque que ce tronc n’est plus derrière le médio-cubital; mais au-dessus de lui. Chez Homo, nous verrons ce tronc au-dessus du plexus tout entier. (HOVELACQUE-ROUVIÈRE.)

De tout cet exposé, nous retiendrons qu’à côté de dispositions nerveuses encore « primitives » on assiste, chez les Carnivores, à une participation de plus en plus grande des racines craniales. Le plexüs monte sans changer ses racines d’origine. Cvui- Cyr prennent nettement l’avantage aux dépens de Cvii-Di, La 6° complète la 7°. De plus, on remarque que chez les animaux jeunes, on retrouve des dispositions anciennes que l’on ne vérifie plus chez l’adulte. (Musculo-cutané distinct du médian (Ursus) ; cubital distinct du médain (Renard), etc..). Ceci nous montre que le plexus évolue encore après la naissance, se condense, transforme des anastomoses multiples en un tronc unique. Cette constatation est générale et est aussi applicable à PHomme; nous en ferons usage ultérieurement :

Origines radiculaires (moyennes)

STS-SCADUIAITO EME ME ER mor Cv1.

SOUS -SCADUIAILE EME CCE CNT

NIUSCUIO CULANE TPE PRET TEE Cvi-Cvir.

IN TE An ee IE de be M Cvi-Cvu-Cvii-Di,

CON UE RASE LEE Ra LEA REA ARTE RER Cvut-Dr,

Éirconilexe te PAT NE CAES Cvi-Cvur,

TO MEME RO ER RASE DIE Cvi-Cvi-Di (Cv beaucoup plus

grosse que Di; Cvir un peu moins forte que Cvrrt),

CARNIVORA PINNIPEDIA

OTATIL ES D PEER PA OENOS SE PEEReERe 1901-461.

Le plexus brachial est ici constitué par quatre racines DI-Cvur- Cvu-Cvr, On remarque que la racine la plus volumineuse est Cvnir; les différentes racines parcourent avant de se réunir par leurs anastomoses une distance assez grande pouvant atteindre, pour les racines inférieures, 4 à 5 cm. De plus, ces troncs sont forte-

ment orientés vers l’arrière (fig. 54).

F1G. 54. — Plexus brachial de Olaria sp.

La Cvt descend et donne plusieurs branches. La plus importante est le sus-scapulaire; une autre branche anastomotique v: vers Cvit, plus exactement aux nerfs sous-scapulaires. Enfin, une branche verticale et descendante se bifurque en phrénique et rameau anastomotique pour le musculo-cutané. Il est à noter que le sus-scapulaire reçoit encore un faisceau de renforcements qui lui

PLEXUS BRACHIAL CIHEZ LES MAMMIFÈRES 105

vient de Cv. Ici, Comme chez les autres Carnivores, la racine craniale est donc nettement réunie au plexus. Le 7° nerf spinal fournit un rameau déjà décrit pour le sus-scapulaire. Ses fibres postérieures donnent le nerf grand dentelé (qui ici naît isolément) et le circonflexe. Les fibres antérieures et caudales de Cvn donnent le tronc qui, par bifurcation fournit le musculo-cutané et le pectoral supérieur, particulièrement développé chez cet animal. IT est nettement plus gros que le musculo-cutané et fournit de très nombreuses collatérales.

La 8° racine est proportionnellement très grosse. Elle-parcourt un long trajet avant de se réunir à Dr. Elle donne la majeure partie des fibres du cubital et le médian. Il existe, en effet, sur 1 cm. de longueur, un tronc médio-ulnaire, d’où part la racine inférieure du musculo-cutané. Ainsi, le cubital est surtout alimenté par la 8°. Di a, en effet, une distribution surtout thoracique et les trois quarts de ses fibres constituent le nerf pectoral inférieur qui donne de multiples collatérales. Postérieurement, les nerfs sont encore isolés. Nous laissons de côté le sus-scapulaire qui est cranial. Le sous-scapulaire est nettement orienté vers les nerfs postérieurs; il naît à cheval entre la 6° et la 7° racine. C’est une disposition que nous avons vu chez les autres Carnivores. Le grand dentelé naît immédiatement au-dessus du circonflexe qui provient de Cv; une branche le réunit au radial. Celui-ci est fourni par Cvur et quelques fibres de Dr.

Conclusions.

Le plexus brachial de ce Pinnipède nous présente bien des particularités dignes d'intérêt. Chez ces animaux, comme le fait remarquer VIALLETON, la « main » est très longue puisqu'elle atteint à peu près deux fois la longueur des autres segments du membre. Elle est très large aussi avec des rayons fortement divergents à partir des métacarpiens. Cependant, elle n’est mobile qu'au niveau de l'articulation du poignet et forme dans tout le reste de son étendue une lame flexible, mais non pliable. Il n’y # donc pas au niveau de la partie terminale du membre des fonctions multiples à accomplir. Le tout forme un ensemble qui ne peut être comparé au point de vue physiologique à la « main » des autres Carnivores. En revanche, le membre supérieur est très mobile autour de sa racine. Il en résulte que les muscles thoraci-

ques, ceux de l'épaule, ceux du bras seront autrement plus importants que ceux du segment distal.

Malgré ces différentes modifications anatomiques qui rapprochent sensiblement la forme du membre antérieur de celle d’une palette natatoire, on remarque que chez les Pinnipèdes le plexus brachial conserve les caractères essentiels observés chez les Carnivores. La 6° et la 7° racine multiplient leurs anastomoses. La 8° maintient toute son importance. L'ascension craniale du plexus est encore vérifiable ici. Di est infiniment moins importante que OxUT,

Mais la forme spéciale du membre a produit des modifications sérieuses, Le médian et le cubital sont relativement petits; et, alors que nous avons vu sur les membres grêles ou réduits (Hallomys, Galeopithecus, etc.) les nerfs se fusionner en masse, nous constatons sur le membre antérieur large et étalé des Pinnipèdes que la réunion des deux troncs est tardive et très brève. Le musculo-cutané presque aussi gros que le médian est formé par deux racines qui ne se réunissent que 8 à 10 cm. après leur origine. Autant de modifications que nous n'avons jamais vu ailleurs.

La forme générale du plexus est celle d’un complexe nerveux très délié, véritable réseau bien plutôt que plexus proprement dit. A l’intérieur de ce plexus, où les racines ne se groupent que tardivement (surtout au niveau de Cvin-Di qui, partout ailleurs, s'unissent plus précocement), il est difjicile de trouver un clivage net en deux plans. Certes, la naissance commune du pectoral supérieur et du musculo-cutané, l'union des deux nerfs pectoraux, permet de différencier un plan ventral; mais les autres racines s'égrènent en sens Cranio-Caudal. Au sus-scapulaire fait suite le sous-scapulaire, le circonflexe, le grand dentelé. Pratiquement, on ne trouve un clivage, au sens précis du terme, qu'au niveau de Cvui qui, ventralement, donne le médian et dorsalement le radial. Deux anastomoses, très longues, unissent ce dernier nerf au circonflexe.

Toutes ces dispositions nous paraissent explicables. Plus un membre est destiné à accomplir des mouvements complexes et plus son extrémité terminale s'adapte à des gestes multiples, perfectionnés (Primates, Homo), plus son plexus est riche d’anastomoses et serré. Au contraire, chez les animaux à membres réduits, à mouvements limités et à peu près toujours semblables, le plexus se ramasse et s’unifie. Chez les premiers, les origines radi-

culaires se multiplient, chez les seconds les troncs se fusionnent au point de ne constituer qu’un trone unique pour tout le plan antérieur (Hallomys).

Chez les animaux à membres courts, à mouvements lents le plexus tend à rester dissocié, les différents troncs naissent séparément. Enfin, chez ceux dont le membre antérieur s’unifie en vue d’une fonction unique (natatoire, marche très réduite) et où la palette terminale s'étale considérablement, on retrouve cette succession Cranio-caudale des différents troncs nerveux sans clivage uniforme, sans condensation préalable des nerfs efférents en troncs primaires supérieur ou inférieur. Chez les Pinnipèdes, l'union des sus-scapulaires, la naissance haute du musculo-cutané, l'importance de la 8° C. impriment un aspect qui classe le plexus nettement à côté de celui des Carnivores. Mais toutes les autres modalités que nous avons exposées permettent de comparer ce plexus à celui des Pisciformes et en font un type à part.

Il est possible aussi, nous semble-t-il, de tirer des conclusions encore plus utiles et qui nous aideront à expliquer la formation du plexus. Sur un membre étalé, large, sans différenciation distale poussée, le plexus est lâche, délié. Les nerfs se succèdent. Le clivage est moins net. Nous verrons, chez les Primates et chez Homo, la proposition inverse se vérifier. Une déduction peut en être tirée : la division de l’avant-bras et de la main entraîne la réunion des troncs efférents; elle multiplie les origines des nerfs aux dépens de racines spinales de plus en plus nombreuses. Elle ne provoque pas une condensation massive, totale, unique du plexus, mais une sériation des fibres en troncs communs bien formés, puis en troncs secondaires. La multiplicité des racines originelles entraîne la participation de plus en plus craniale des segments médullaires. Pour toutes ces raisons, le plexus des Pinnipèdes nous paraît comporter une valeur explicative particulièrement

précise.

Origines radiculaires :

US SCADUIAIRE RE TE Ter Cvi-Cvir (par des fibres ascendantes).

SOUSESCADUIAITE Re eco Cvi-Cvir,

NUSCUlO CAN EPP EME EIE Cvu-Cvi (longues fibres anastomotiques).

MÉLANIE CCR Cvrn (8/10° des fibres) Cvri-Dr (?).

108 L. TIHOMAS

CADHALESE SRE RER Re Di-Cvur,

Grand-dentelé Le EP MENT Cv.

CIECONTERE 2e EUR PAT Cyar.

RAAIAL AS ESS LORS Cvu (9/10° des fibres) Cvir.

Nous notons l’origine presque mono-segmentaire des différents nerfs. Même chez les Monotrèmes, on ne la trouve pas aussi

poussée.

ONGULATA PERISSODACTYLA

BUS) CADAlUS MERE NE Cinq individus ont été disséqués sur les deux côtés.

Le plexus brachial est donné iei par Cvi-Cvn-Cvri-Di-Dui, La 6° cervicale intervient seulement par un mince filet anastomotique. Il convient de noter la présence de Dir. Sur deux sujets, la portion destinée au plexus était de volume moindre que sur Îies trois autres (fig. 99).

Le plexus de cet animal présente une apparence particulière. Le plus souvent, il comporte des anastomoses puissantes, en pont, et réunissant entre elles les différentes racines. De ce plan nerveux, qu'il est parfois difficile de deviner en zone antérieure et postérieure, partent des troncs efférents. Parfois (deux fois sur 5), on peut encore retrouver les faisceaux nerveux qui, de chaque racine, se portent vers les nerfs du bras. La 7° et la 8° racine sont assez distantes. Au contraire, Di-Dir rapprochées dès leur origine sont presque immédiatement fusionnées.

La 7° racine s’épuise complètement en deux plans : a) un plan antérieur donnant une branche pectorale, un rameau pour la branche externe du médian et le brachial antérieur; b) un plan profond donnant le sus-scapulaire et deux ou trois branches sous-scapulaires.

La 8° cervicale est la plus large. Double de la précédente, elle mesure 2 cm. de large en moyenne. Antérieurement, elle donne un gros rameau pour la branche externe du médian et, par bifurcation, un rameau pour la branche interne du même nerf qui va s'unir à Di-Dni. Les deux racines du médian sont séparées par l’axillaire. Postérieurement, la racine donne la majeure partie du radial et du circonflexe. Di-Dn se réunissent en fourche après

un Court trajet; les fibres craniales du tronc, en majeure partie venues de Di vont constituer la racine interne. Les autres donnent le cubital et le nerf thoracique inférieur très développé.

Sur trois individus, les anastomoses entre, les racines étaient

F1G. 55, — Plexus brachial de Equus caballus.

encore plus condensées. Cvn-Cvnir et Dr étaient alors réunies par une Jongue arcade longitudinale. Di-Dir étaient directement fusionnées. Dans ces cas, racine externe et brachial antérieur naissaient de l’arcade supérieure.

Sur {ous ces animaux, nous avons pu cependant remarquer que les nerfs postérieurs avaient une origine séparée. De plus, dans deux cas, le cubital était nettement placé à son origine en

arrière du médian.

Conclusions.

Les nerfs du cheval apparaissent volumineux et massifs. Ici encore nous remarquons que la réduction du segment terminal permet l’origine distincte des différents nerfs et la localisation à un ou à deux segments spinaux des origines nerveuses. Il est

probable que l'importance du rameau thoracique inférieur compte pour beaucoup dans la situation post fixée du plexus.

Origines radiculaires :

SUS-SCAPUIAITE MR PRINCES (ENnoi

SOUS=SCADUIAITE RTS NEC EET Cvir-

Péctor als RAM CE NE EVE

Museulo Cu tan ee Cvri-Cvun,

MÉATAN I ANNEE INTERNET SE OPEN Cvui (4/5° du nerf) Cvr-Dr. CUP ITA LE PMR ES ARR AS Di-Drr.

Thoracique inférieur." Dir.

CITCONILEXE MNT ER PRE Cvui-Cvir,

RAA RARE EEE Tee Cvri-Cvnr,

Si l’on rapproche le plexus des Pinnipèdes et celui des Perissodactyles, on voit, chez l’un comme chez l’autre, que les troncs nerveux naissent aux dépens de un ou deux segments spinaux. Or la constitution, en apparence, opposée du membre contredit à première vue ce fait pourtant très net. Normalement, chez le cheval, on devrait avoir semble-t-il un plexus très groupé, très condensé, avec naissance globale des différents nerfs aux dépens d'un tronc commun. En réalité, cette opposition n'existe pas. Ce qui provoque la complexité du plexus, c’est la multiplicité et l’intrication des nerfs qui prennent part à l’innervation de l’avantbras et de la main. Le bras et l'épaule n’arrivent que secondairement. Or, chez le Chevai, cette terminaison du membre est fortement réduite; chez les Pinnipèdes, le chevauchement des nerfs de Ia palette terminale est peu marqué, la différenciation, la séparation physiologique des différents segments restant à peu près nulle. Dans les deux cas, il y a une réduction indiscutable de l’intrication des segments distaux. Ceci paraît expliquer assez neltement une disposition semblable chez des animaux différents.

ONGULATA ARTIODACTYLA 1° Hippopotamidae, Hippopotamus. Sp. it ut Hœtusede/7#Cmne

Le plexus est constitué par quatre racines : Cvi-Cvn-Cvimi-Dr. CY envoie une anastomose qui se perd dans le nerf sus-scapu-

PLEXUS BRACIIIAL CIHEZ LES MAMMIFÈRES 111

laire (fig. 56). La disposition plexiforme est ici réduite considérablement et on assiste plutôt à une simple bifurcation des racines nerveuses qu'à un entrelacement des filets nerveux. Dès l’origine, les nerfs sont larges et flasques. Les’ racines sont plutôt des lames nerveuses que des troncs nerveux. Les racines dontinantes sont Cvi-Cvir, Le plan antérieur naît relativement bas en direcion caudale. Cvni-Cvini-Di contribuent, pour une large part, à le

F1G. 56. — Plexus brachial de Hippopolamus sp.

former. Le musculo-cutané est ici distinct. Il naît de Cvn, reçoit peut-être quelques fibres de C1, mais est totalement isolé du médian; à quelques centimètres de son origine, il envoie une branche vers le médian qui se juxtapose à peine au dernier nerf et lui prête quelques fibres nerveuses. Il y a donc indépendance presque complète des deux nerfs, puisque l’anastomose précipitée est très grêle et continue ensuite son trajet isolément.

Le médian vient de Cvur qui lui fournit la grande majorité de ses fibres; la branché anastomotique venue de Cvir contribue, pour une faible part, à la formation du nerf. Ce nerf est le plus gros des trois nerfs antérieurs.

Le cubital et les branches internes naissent à peu près exclusivement de Di, les filets venus de Cvrir étant fort peu nombreux. Comme le musculo-cutané, le cubital est ici à son origine distinct du médian; il se juxtapose simplement au nerf précédent qui lui prête quelques fibres, puis il continue son trajet. Il est aisé de voir qu’on ne peut qu'assez difficilement retrouver Îa racine interne ou externe du médian.

Le plan postérieur, nous présente une disposition à peu près superposable. La 5° racine grossie de quelques faisceaux de CY donne le nerf sus-scapulaire; puis un trousseau de fibres nerveuses se portent vers le circonflexe venu de la 7° paire; du bord externe de cette anastomose part le nerf sous-scapulaire. Nous ferons remarquer que sus-scapulaire anastomose et sous-scapulaire sont placés sur le même plan que le circonflexe et derrière les faisceaux anastomotiques antérieurs qui vont renforcer Île musculo-cutané. Incontestablement, ils appartiennent donc ici au plan d'extension.

Le circonflexe naît de Cv grossi par quelques faisceaux venus de Cvt, Il est totalement isolé et des deux nerfs précédents et des deux nerfs précédents et du radial.

Enfin Cvur et quelques fibres de Di forment, après réception des faisceaux venus de Cvu, le nerf radial. C’est, sur cet animal, le seul nerf qui reçoit des fibres de trois racines différentes. C’est aussi le plus volumineux du plexus. Les autres nerfs postérieurs partent du bord caudal radial. Il est donc aisé de remarquer qu’on a ici une simple réunion par anastomose bien plutôt qu’un plexus réel. La 5° et 6° racines sont à quelques fibres près des racines scapulaires tous les autres nerfs du membre étant donnés par Cvu-Cvui et Dr.

Origines radiculaires :

SUIS ES CADUIAIT CAM TEE EEE. Cv-Cvr.

S'OUIS=SCADULAURE ER CYr- Cv (0).

MUSCUIOICUTANÉ PEER Cvri-Cvi (très peu).

MÉCLAN Eee CRE PET ne Cvri-Cvint,

CD ITA IR MAS ER AE ANR A Cvini-Di,

CITCOMTEXE SN PR EPA Cvri-Cvr (très peu).

RAA EM SEE A ARE NE Cvui-Cvu-Dr (les deux dernières très petites).

Ici encore l’extrémité distale, massive, sans individualisation, poussée des segments permet l'existence d’un plexus simple, à nerfs distincts, et dont les origines sauf pour le radial ne dépasse Jamais deux segments.

2° Suidae

Huit exemplaires de cette famille ont été étudiés (fig 57e

Sus domesticus (5 exemplaires).

Sus scrofa (2 exemplaires, dont un de 22 cm.). Dicotyles sp. (4 exemplaire).

Ces différents plexus bien que présentant entre eux de nombreuses analogies ne sont pas exactement semblables, le plus simple étant incontestablement celui du Porc. D’après BOURDELLE, le plexus du Porc est identique à celui des Ruminants. Ses branches sont les mêmes que chez les Solipèdes et comme chez eux

F1G. 57-58. — Plexus brachial de Sus scrofa et de Sus domesticus.

l’origine est localisée à la 6"-7°-8° C. et à Dr. La 6° C. est surtout destinée à former le sus-scapulaire par quelques rameaux qui semblent grouper la moitié de ses fibres. Elle s’anastomose caudalement avec Cvni. Il est aisé de remarquer que Cv1 est presque isolée du plexus, celui-ci étant constitué par les racines suivantes.

La 7° racine est la plus grosse; la majorité de ses fibres passe au plan postérieur où lon peut voir un circonflexe distinct. Les fibres antérieures de Cv donnent la plus grande partie du nerf brachial antérieur ou musculo-cutané lequel se trouve construit par Cvi-Cvir, Caudalement, la 7° racine laisse échapper un paquet de fibres qui se porte vers les faisceaux antérieurs de Cv et représentent la racine externe du médian. Il est à noter que cette racine externe a un volume inférieur à celui de la racine interne.

Cvui-Di se réunissent précocement et constituent un tronc commun médian-cubital. C’est à ce tronc commun qu'aboutit la

racine externe.

Le médian est le plus gros de tous ces nerfs antérieurs: Île musculo-cutané est le plus petit. .

Le plan postérieur est simple parce que dissocié em ses éléments constitutifs. Il n'existe presque jamais ici de tronc radiocirconflexe et il ést presque toujours possible de dissocier jusqu'à leur origine les fibres constitutives. Le plus souvent, on voit Ci fournir le nerf sus-scapulaire aussi gros que le cubital et une branche anastomotique pour Cvn qui donne, avec le concours des fibres de Cvr, le circonflexe et les nerfs sous-scapulaires. Par son bord caudal, le plan postérieur de cette racine donne tout un groupe d’anastomoses pour Cv, Enfin Cvin-Di réunies, renforcées par les fibres venues de Cv, donnent le radial et le grand dorsal. La disposition de Cri est assez curieuse. Les fibres postérieures paraissent placées, dès l’origine, sur le même plan que les antérieures. De plus, elles paraissent plus craniales. Seules, les fibres du musculo-cutané semblent naître antérieurement. Bien que la description des branches du plexus soit exclue de ce travail, nous signalerons cependant que l’on voit encore des branches pectorales multiples, un nerf du grand dentelé très fort qui semble naître au-dessus du radial, enfin une branche sous-cutanée thoracique. De plus, la branche de l’angulaire et du rhomboïde est fournie isolément par CY et n'appartient pas, chez le Porc, au plexus brachial.

Dans deux cas, on notait même une disposition encore plus simple; le plan antérieur était donné par simple bifurcation des

racines. Musculo-cutané —= Cyi-Cvir. Médian = Cvu-Cvi. Cubital = Cvini-Dr, Or cette disposition est fréquente chez le fœtus

de Porc. Il y avait eu un arrêt dans la coalescence du plexus. Cependant, sur ces deux animaux, le plan postérieur, toujours plus volumineux que l’antérieur, gardait sa disposition habituelle.

Les deux plexus brachiaux de Sus Scrofa (un adulte, un fœtus) se rattachent visiblement à ceux du Porc, mais quelques détails les séparent. Comme chez le Porc, le véritable plexus est constitué par Cvui-Dr, Les branches craniales Cvu-Cvi sont plus ou moins unies aux précédentes par des anastomoses, mais elles donnent l'impression de ne pas faire partie intégrante du plexus (fig. 57-58).

CY1 réunie à un rameau de Cv donne le sus et les Sous-SCapulaires. Nous avons cru remarquer sur nos deux exemplaires que le circonflexe (qui est encore donné par Cvu et le sous-scapulaire

occupaient dans le tronc originel le côté cranial. Par son bord caudal Cvni donne le musculo-cutané et une anastomose pour Cv, Il y a donc, sur cet animal, naissance isolée du musculo-cutané qui est à peine réuni au médian par quelques filets anastomotiques. Il est encore à noter que de ce musculo-cutané partent des fibres assez près de l’origine du nerf qui se rendent au groupe pectoral.

CYii-Dr, réunies, donnent le tronc médian cubital et des faisceaux nerveux qui innervent la peau de la face interne du bras.

Chez Sus Scrofa (fig. 57) le plan profond pectoral est innervé par un nerf volumineux presque aussi gros que le cubital; le plan pectoral profond est chez l’animal adulte très développé. Le nerf pectoral que nous envisageons croise l’intercostal Du et, au pas sage, lui envoie un faisceau de renforcement fort net. Ainsi grossi, l’intercostal se perd en partie dans le pectoral profond, dans les muscles peauciers et dans la peau du voisinage. Il se constitue donc une sorte de plexus inférieur qui nous montre l'importance que peuvent prendre les intercostaux à la formation du plexus brachial. Le plan postérieur d'extension nous montre des éléments absolument distincts; Cvi-Cvn donnent sus et sous-scapulaires; la zone caudale de Cvn le circonflexe et un faisceau pour Cvin. Di-Cvrir réunies donnent le radial et le grand dorsal.

Chez le Pecari, nous voyons ces dispositions poussées à l’éxtrême et ici, elles nous paraissent vraiment instruclives. Le plexus présente un nombre identique de racines, la plus grosse étant Cv. Mais, sur cet animal, on remarque un faisceau assez important de CY qui vient grossir le sus-scapulaire, issu de Cvr. Un filet parti de Cvi se réunit aux branches antérieures et craniales de Cv pour donner le nerf musculo-cutané (fig. 59).

Le médian a ici une triple origine : il est issu, de la partie craniale de Cvrr, de sa zone caudale, et de Cvin. Le cubital venu den CYmaitsen arrières de lanracine interne’ dumédian. On remarque, en outre, que le plexus brachial se trouve $Secondé par la racine Dir à distribution cutanée et par une grosse racine Dur qui donne des fibres aux museles extenseurs du bras et surtout à la région cutanée correspondante.

Les filets pectoraux sont de deux ordres. Les supérieurs viennent de la partie craniale de Cvrr. Les inférieurs et, parmi ceux-là,

les pectoraux profonds venant de la partie antérieure de Cvri- Cvur et Dr.

De plus, de la partie postérieure de Cyr et surtout de Di naît un tronc qui se juxtapose à Dir et se jette dans le grand dorsal. Ce même tronc donne une longue branche thoracique croisant

F1G. 59. — Plexus brachial de Dicotyles sp. (Plan antérieur et plan postérieur).

Dini-Div s’anastomosant à elles, et une deuxième collatérale antérieure où ventrale qui se perd dans le petit pectoral. Nous retrouverons une disposition semblable chez Cervulus montjac.

Le plan postérieur nous montre une disposition particulière Cv- CY1 donnent sus et sous-scapulaires juxtaposés. Cvn1 le circonflexe et un sous-scapulaire. Cvii-Cvur et Di le radial. On remarque ici qu'un tronc naît de la face postérieure du radial et se bifurque en deux troncs secondaires; c’est le rameau du grand dorsal plus important que celui signalé plus haut. Le nerf du grand dentelé enfin qui est le plus postérieur naît de la face postérieure de la 7° racine. Ces différents rameaux naissent en arrière des nerfs dits postérieurs et semblent constituer un plan extrême qu'il est difficile d'isoler chez la plupart des autres animaux. Si l’on veut bien tenir compte de l’aspect « dissocié » du plexus, de l'importance des rameaux thoraciques et de l’aspect particulier du groupe d'extension on comprend aisément l'intérêt que peut

présenter ce plexus pour interpréter certains faits que nous analyserons ultérieurement.

VPLEXUS BRACHIAL CIIEZ LES MAMMIFÈRES 117

Conclusions.

Nous remarquons chez les Siudés des dispositions qui sont facilement explicables. L’individualisation très réduite du Segment terminal du membre provoque l’unification du cubital et du médian en un long tronc commun. Les racines fournissent des nerfs généralement isolés au niveau de la zone craniale et dans le plan postérieur. L'importance des branches thoraciques est considérable.

SUS=S CADUIAITE ERP EE TRE CE Cv-Cvr.

D 'OUS=SCADUIAIR EE ee CU Cvi-Cv.

MIS CUIOICU LATE TER PE Cvir parfois Cvi.

NTÉ CAD RRR RUE EN CR a Cvaun-Cvu-Dr (très petite part). GÜDITA LR APE ee AE eva Di-Cvun,

CLECORIIER EN LE Cvir-Cvi.

RÉNO NET Re EE PER RS Cvui-Cvu-Dr.

On note aussi l’origine tout à fait postérieure du grand dentelé (Cv) et du grand dorsal (Cvin-Dr).

3° Camelidae.

Camelus dromedarius (jeune).......... 1883-866 (fig. 60).

Ce plexus se présente avec des particularités curieuses. Il a une forme en fourche à deux branches : la branche inférieure est donnée par Di-Cvuni, la branche supérieure provient des deux racines précédentes. La branche inférieure Di-Cvnr relativement près l’une de l’autre ne tardent pas à sé fusionner entièrement. Les deux autres branches, à cause de la hauteur des vertèbres cervicales, descendent en un tronc unique sur le flanc de la 7° vertèbre.

Ces deux troncs primaires : supérieur et inférieur sont unis par un pont de fibres nerveuses d’où partiront principalement les nerfs postérieurs. Il ne paraît pas douteux ici que la morphologie spéciale de la colonne cervicale a influé sur la forme du plexus.

Trois racines contribuent à former le plan antérieur : Cvin-Dr, et, pour une faible part, Cv. A part l’anastomose venue du tronc supérieur, qui donne une bonne partie du musculo-cutané, tous

les quatre nerfs proviennent du tronc inférieur. La zone craniale du tronc inférieur fournit antérieurement le médian, lequel donne, après anastomose venue du tronc supérieur, le musculo-

Bus

fous.

Fia. 60. — Plexus brachial de Camelus Dromaderius (Plan antérieur et plan postérieur).

cutané et le médian proprement dit. Ces deux nerfs sont donc plus unis ici que dans les autres groupes. Par son bord caudal, ce même tronc primaire inférieur donne le cubital et quelques nerfs cutanés destinés à la zone interne du membre. Un peu avant l’origine des deux nerfs précités le tronc inférieur a donné naissance à un gros nerf pectoral aussi volumineux que le médian et à un nerf du grand dentelé presque aussi gros que le cubital. Il est donc important de remarquer que la 8° C. et Di prennent à la formation des branches antérieures une très grosse part et que l’origine de ces rameaux est plus basse que celle des branches postérieures du plexus qui remonte jusqu'à Cv.

Par son bord cranial, le bras nerveux supérieur donne le susscapulaire, lequel se divise assez précocement en deux branches.

LEXUS BRACHIAL CIEZ LES MAMMIFÈRES 119

Le nerf parait ici nettement venir du plan postérieur. En effet, tout le reste du tronc va servir à constituer avec les fibres restantes du tronc inférieur le plan d’extension. ILest cependant à noter que si la fusion de ces deux bras est très marquée, chacun des nerfs d'extension naît isolément. Il nous semble donc logique de considérer cette condensation, à l’origine même du plexus, comme due à une cause étrangère à l’évolution du membre antérieur et de la rattacher aux conditions particulières propres à la forme de la colonne cervicale. En effet, d’une sorte d’éventail postérieur formé par toutes les racines naît un tronc qui se bifurque en circonflexe et sous-scapulaire. La majorité des fibres postérieures de Cvii-Dr donne le radial. Au-dessous et un peu postérieurement à ce nerf, on trouve un dernier tronc qui se subdivise en un rameau innervant les ronds et un deuxième rameau long et gros qui se dirige vers la région dorsale.

Le

Conclusions.

Le plexus brachial des Camelidés subit profondément linfluence de la forme spéciale du membre et de la colonne cervicale. Le plexus est extrêmement condensé formant presque une lame uniforme, d’où partent les nerfs antérieurs et postérieurs. Ici la condensation porte non seulement sur les troncs primaires, mais sur les racines et le plexus lui-même. Ultérieurement, les nerfs sont très peu anastomosés entre eux.

SUS-SCADUIAITE ME EL te (Cia

SOUS-SCADUIAIL ER LR Ne Cvix.

NITSCUIOECUTANE NPC CEE

NT OLA RP en te ane Masse Cviri-Di-Cvir,

CMD ITALIENNE RENAN na et Le

CIRCONTEXE ee PAR ER ere Cvu-Cvin (origines peu distinctes, par suite de la fusion très précoce des racines).

RAT AR RER set LE etai Cviu-Dr.

RON AS ENTER PRE N ERR neT Cvui-Dr,

CTALANAOLS AIR ER EEE Di.

Le nombre des segments originels est donc très réduit. Parfois, il est impossible de préciser l’origine distincte des nerfs par suite de la fusion très précoce des racines.

4 Cervidae

Les recherches ont porté sur cinq individus :

Cervus caliaco.

>» capreolus.

Cervulus muntjauc.

Rucervus porcinu.

Dama dama.

Pour chacune de ces espèces, les dispositions étaient suffisamment remarquables pour pouvoir être réunies en une description

d'ensemble (fig. 61-62).

F1G. 61-62. — Plexus brachiaux de Cerpulus munljaac el de Rucervus porcina.

Ici encore nous retrouvons les quatre racines Cvi-Cvri-Cvin-Di, les plus volumineuses étant {oujours Cvui-Dr,

Chez presque tous le pectloral profond est particulièrement développé en contact avec le bord antérieur du grand dorsal. Il est probable que ce développement considérable de ce muscle a influé sur la disposition des rameaux pectoraux que nous signalerons ultérieurement. Une chose est particulièrement nette chez tous ces animaux : la 7°, la 8° C. et Di réunissent, après un trajet de quelques centimètres, leurs fibres antérieures, destinées au musculo-cutané, au médian et au cubital. Elles constituent ainsi un tronc commun d’où naîtront ultérieurement les trois nerfs précités. Il ne s’agit certainement pas d’un simple accolement, ‘ar la dissection n'arrive pas sans rompre les fibres à séparer les

troncs nerveux. Il résulte de ce dispositif que le musculo-cutané reçoit proportionnellement moins de fibres de Cvr que de Cv et que la moitié craniale de CY11 passe aux nerfs du plan antérieurs. Il y a donc ici une condensation plus nette des principaux nerfs du plan antérieur.

Les nerfs pectoraux ont une importance particulière. Chez tous les quatre, mais surtout chez C. muntjac et R. porcina, les rameaux pectoraux sont très développés. Un premier rameau pectoral supérieur se détache par deux racines venues du musculocutané et du bord antérieur médian. Le nerf se perd ensuite dans la couche pectorale superficielle. Nous noterons souvent la parenté qui existe entre le nerf pectoral antérieur et le musculo-cutané.

Le deuxième nerf pectoral profond est encore plus curieux. La partie antérieure et caudale de Dr forme un tronc qui descend vers le muscle principal ou pectoral profond. Ce tronc donne une première branche qui innerve le muscle par de multiples rameaux. La deuxième branche suit la partie latérale du thorax, s’anastomose au passage avec les intercostaux 2 et 3, et se perd ensuite dans les muscles postérieurs et, en particulier, dans le grand dorsal. Les filets venus des intercostaux perforent le muscle et vont ensuite se perdre dans les muscles peauciers et les téguments de la région latérale du thorax. On ne saurait évidemment prétendre ici que le nerf du grand dorsal naît du pectoral profond. Il nous semble plus logique de penser que lon assiste à une simple juxtaposition des deux troncs due au grand développement des muscles innervés par eux. Du reste, un deuxième exemple chez Rucervus plaide en cette faveur. La forme générale du plexus est superposable à celle observée chez C. muntjac. Seule la partie inférieure du plexus varie. Chez ce dernier, les muscles postérieurs sont moins avancés vers la ligne médiane antérieure; le muscle, petit pectoral, a un volume identique à celui de C. muntjac. Ici le nerf du petit pectoral descend encore très bas le long du thorax afin d’innerver le muscle qui est sous sa dépendance. Le nerf pectoral profond est représenté par deux grands rameaux à peine accolés sur un ou deux centimètres de leur trajet. Le plus long de ces rameaux innerve la portion inféroexterne du pectoral profond. Il s’accole à Cri lequel passe ensuite dans la région interne du bras et tient vraisemblablement lieu de brachial cutané interne. Il en a, en effet, la distribution. En revanche le grand dorsal naît du plan postérieur,

La partie supérieure du plexus est représentée par Cyr et la zone craniale de Cv, Deux nerfs s’en détachent : le sus et le sousscapulaire. Chez C. muntjac, on ne peut fixer la localisation exacte postérieure ou antérieure de ces nerfs. Chez À. porcina, au contraire, on remarque que des faisceaux antérieurs venus de Cv! et de Cvir et destinés au musculo-cutané passent indiscutablement en avant des troncs scapulaires.

Le plan postérieur est représenté par un circonflexe venu de Cv et un radial venu de Cvr-Cvin et en proportion plus variables de Dr. Chez Muntjac, les deux nerfs sont juxtaposés mais distincts, unis par une anastomose oblique qui représente la racine supérieure du radial. Chez R. porcina la disposition est exactement pareille; mais les deux nerfs au lieu d’être juxtaposés sont distincts. De plus, chez cet animal, le grand dorsal, nous l’avons déjà signalé, naît plus haut puisqu'il est issu de Cvri-Cvir, Chez Dama, Ia disposition est semblable en ce qui concerne le plan postérieur à celle notée chez R. porcina. Mais, chez tous, les troncs postérieurs sont plus gros que les troncs antérieurs.

Conclusions.

Le plexus brachial des Cervidés nous montre, une fois de plus, la fusion des troncs antérieurs par suite de l’unification de la fonction et de l’architecture de la partie terminale du membre. Seuls restent distincts les nerfs de la racine, les nerfs extenseurs. Les nerfs de la flexion sont tous réunis en un tronc commun. Chez eux, les rameaux pectoraux entrent en relation avec les intercostaux ici très importants. Il est à remarquer que cette condensation antérieure est beaucoup plus poussée chez l’adulte que chez le fœtus ou l’animal jeune, plus nette aussi sur les nerfs de la flexion que sur ceux de l’extension.

Origines radiculaires :

SUS=SCADUIAITE RC ET EE e Cv-Cvr.

SOUS=SCADUIAITO RES Cv-Cvr.

NUS GUIOSCULAT CREME ARE Cvi-Cvir,

Médine ER RTE nr tr Cvu-Cvi-Dr (très petite part des deux dernières).

CU LTA TE RS ME ee Evui-Di,

CirCOn Les EEE TERRE Cyix.

RAA, ASE CRE RARE ARE ONE Cvin-Cvii-Dr,

PLEXUS BRACHIAL CIEZ LES MAMMIFÈRES 123

Le radial et le médian en partie, mis à part les nerfs, ne reçoivent des fibres que de deux troncs spinaux.

5’ Bovidae, A) ANTILOPINAE — BOVINAE.

Antilopis abel.

Bos laurus (15 adultes, 7 jeunes, 20 fœtus).

Chez les Antilopinae, le plexus brachial est constitué par Cvi- Cvu-Cvin-Di, Cvin-Cvu sont les plus volumineuses.

Sur ce plexus, comme sur celui des Cervidés, on assiste à une condensation du plan antérieur. On remarque que la majorité des fibres des nerfs antérieurs est donnée par Cvt-Di, Seule, une anastomose venue de Cv, vient aider à la formation du plan antérieur. La 6° et la 7° racine sont utilisées pour former les nerfs scapulaires. Le-rameau pectoral antérieur se détache du plan antérieur de Cv-Cv1 immédiatement en avant des fibres du musculo-cutané.

L'innervation du pectoral profond, très développé chez Antilopis, est semblable à celle des Cervidés. La racine Di donne la majorité de ses fibres à un tronc qui plonge le long de la face latérale du thorax. Au croisement de Ir-In-Jr1 ce tronc envoie un faisceau anastomotique à chaque intercostal. Les troncs ainsi constitués jettent quelques rameaux sur le muscle, le perforent et innervent ensuite la région superficielle. Du côté droit, on remarquait que le rameau brachial cutané interne innervant la face interne du bras et de l’avant-bras se détachait du rameau pectoral inférieur à 2 em. de son origine. Nous verrons ce rameau rarier et venir ailleurs des intercostaux ou du plan caudalcubital. Le plan d'extension est constitué par un circonflexe venu de Cvii et donnant les nerfs voisins (Ronds, etc...) et un radial venu de Cviu-Dir, Les deux nerfs distincts sont unis par une anastomose oblique venue de Cv où racine supérieure du radial. Les conclusions tirées des plexus des Cervidés sont donc applicables ici.

Chez les Bovinae, les recherches ont porté sur 15 animaux adultes, 7 animaux jeunes et sur 20 fœtus.

Le plexus est ici relativement simple. D’après CHAUVEAU, ARLOING et LESBRE, MONTANÉ et BOURDELLE, On retrouve quatre racines originelles Cvi-Cvri-Cvii-Dr, La description du plexus est, tout point, semblable à celle des Solipèdes.

Cvu-Cvin sont les racines les plus volumineuses. Viennent dans l’ordre Di-Cvi, La disposition plexiforme est nettement marquée pour Cvin-Dr, Au contraire, Cvu et surtout Cv1 ont une disposition plus simple. Dès son issue hors du trou de conjugaison Cvi se divise en un plan antérieur qui va au musculo-cutané et un plan postérieur qui donne la majeure partie du sus-sScapulaire.

La 7° racine, par son plan antérieur, donne le musculo-cutané et, nous le verrons plus loin, une anastomose pour le médian lorsque ce nerf n’est pas accolé au précédent. Sur le bœuf, où l’évolution paraît plus avancée que sur les autres bovidés, on assiste très souvent à un accolement complet des deux nerfs. Cette branche anastomotique unie au musculo-cutané constitue la branche externe du médian. Postérieurement, la 7° C. fournit un faisceau pour le sus-scapulaire, puis, la majorité de ces fibres, va contribuer à la formation du tronc radio-circonflexe.

Cvin-Di s'unissent en un gros tronc qui donne la racine interne du médian, le cubital, et des rameaux volumineux thoraciques.

F1G. 63. — Pleæus brachial de Bos laurus.

On remarque aussi que le médian et le cubital restent longtemps unis en un tronc commun presque toujours visible. Dans tous les Cas ou la racine externe existe, l’artère passe nettement entre les deux racines (fig. 63).

Cette disposition se retrouve dans 60 % des cas environ. Sur

certains animaux, on observe une modalité un peu différente. Dans 40 % des cas, le nerf musculo-cutané naissait sur Cvrt isolément, et semblait n’envoyer qu'une faible anastomose au tronc médian. Renforcé par des fibres venues de C1, le musculo-cutané cheminait en avant du plan radio-circonflexe, puis à 7 ou 8 qn. de son origine envoyait une deuxième anastomose au médian. Dans ces cas, l'artère passait entre le musculo-cutané et Le médian et croisait la première anastomose qui, par son trop faible volume, ne pouvait être considérée comme racine externe, La 8 racine, dès lors, groupait dans son plan antérieur presque toutes les fibres qui, unies au groupe antérieur de Dr, alimentaient le médian et le cubital, unis en tronc commun. La contribution de Di dans tous les cas est sensiblement moindre ici que sur beaucoup d’autres animaux. Toute la zone caudale de Dr contribue, en effet, à former les nerfs thoraciques inférieurs et souscutané thoracique. Ainsi Dr est incontestablement une racine incorporée dans le plexus brachial, mais elle conserve encore un trajet et une distribution thoraciques.

Les autres nerfs antérieurs ne nous ont pas présenté de dispositions particulières.

Le plan postérieur est plus simple. Il est constitué par un énorine tronc radio-circonflexe qui atteint le plus souvent un volume quatre ou cinq fois plus marqué que celui du médian. Cvu-Cvii-P}i contribuent à sa formation; trois fois sur dix, des fibres provenaient de Cvi. De cet énorme tronc partent les branches efférentes que nous ne suivrons pas davantage.

Au cours de cet exposé, nous avons souvent parlé du plan antérieur ou postérieur. Il faut noter toutefois que cette disposition est loin d’être visible dès l’origine de la racine. Au niveau de la 8°, en particulier, les faisceaux destinés au tronc radio-circonflexe occupent une situation craniale par rapport aux fibres antérieures. Cette zone craniale du nerf est exactement sur Je même plan que la zone caudale destinée aux muscles fléchisseurs et seul le trajet ultérieur permet de retrouver le plan antérieur et le plan postérieur. Nous retrouverons ce dispositif sur d’autres groupes d'animaux. Peut-on conclure que les fibres avant de devenir antérieures ou postérieures occupent dans le nerf originel une situation caudale ou craniale ? Il semble bien qu’elles soient groupées et ceci a, pour la topographie fasciculaire du nerf, une assez grande importance.

Le sus-scapulaire qu'il est assez malaisé de classer dans lun ou l’autre groupe semblerait se rattacher plus aisément au plan d'extension. Son volume est vraiment considérable, atteignant et dépassant même celui du médian. Il nous paraît conditionné par l’anportance que peuvent avoir les muscles postérieurs de l’omoplate chez ces animaux.

Les différentes variations du plexus brachial se comprennent mieux si on les étudie sur de jeunes animaux. Les dispositions anormales de l’adulte sont, le plus souvent, la règle sur l’animal jeune. Sur trois veaux, on voyait aisément la division de la branche venue de Cvt et de Cv en musculo-cutané et sus-scapulaire. Dans les trois cas, les rameaux destinés au sus-scapulaire au niveau de Cvir occupaient la zone craniale de la racine. Dans trois autres Cas, le nerf musculo-cutané naissait isolément de Cv et seule une longue anastomose le réunissait au médian, une deuxième se trouvant placée un peu plus bas. Cvur et Dr se fusionnent toujours, mais le tronc commun donnant naissance au médian et au cubital est extrêmement court, les deux nerfs naissant très haut dans le tronc originel. Il en est de même du tronc radio-circonflexe. De l'énorme tronc de l'adulte, il ne reste plus qu'une formation très courte se divisant précocement en sous-scapulaire circonflexe et radial. Parfois même, un cas, on retrouve un tronc supérieur formé des branches post de Cvr-Cvin (qui donne les sous-scapulaires et le circonflexe) et un tronc inférieur donné par Cv et un peu par Dt qui fournit le radial.

Le plexus fœtal, enfin, reproduit très précocement l’ensemble de ces dispositions. Mais le plexus a complètement changé d’aspect (fig. 64). Il apparaît plus divisé, moins condensé. La réunion des faisceaux nerveux se fait plus distalement que chez l'adulte ou que chez l’animal jeune. Cvi-Cvir forment à part égale, semblet-il, le sus-scapulaire. Le musculo-cutané naît indiscutablement de la 7°, quelques fibres descendant de Cv. Une anastomose le réunit au médian. L'artère passe toujours entre les deux nerfs. CYT donne la majorité des fibres du médian lequel ne reçoit plus qu’un faisceau assez grêle de Dr. Le nerf médian est donc formé par une grosse branche venue de Cvin et par deux branches grêles venues de Cvn-Di; c’est un nerf trifurqué à son origine. Par coalescence de Cvii-D1 naîtra la racine interne; par juxtaposition des fibres de CYn (musculo-cutané et anastomose supérieure) naîtra la branche supérieure ou racine externe. Or chez

les Bovidés, la partie supérieure du plexus à une disposition beau- Coup moins plexiforme que la zone caudale et suivant le degré de coalescence, on aura entre le musculo-cutané, le médian, l’anastomose qui les réunit et l’artère sous-clavière, tous les dispositifs de transition que nous avons décrits. Sur le fœtus encore, on

F1G. 64 —— Plexus brachial de Bos taurus (Fœtus).

remarque, dans 70 % des cas, que le cubital et le médian ne lorment pas un tronc commun; ils sont séparés et réunis par une anastomose en oblique. Enfin, tout près de leur origine, les racines Cvur et surtout Di par sa zone caudale donnent les branches thoraciques qui, chez l'adulte, prendront une si haute importance.

Le plan postérieur est aussi très modifié. On ne retrouve que, très rarement (2 %), un tronc radio-circonflexe. Le plus souvent le plan postérieur de Cvn donne le circonflexe, uni au nerf suivant par une anastomose en N. Cviu-Di donnent le radial. Il est à noter que ce plan postérieur très précocement a un volume supérieur au plan antérieur. Il est aisé de voir, par conséquent, que l’on retrouve d’assez grandes différences entre ces différents plexus adultes, jeunes et fœtaux.

Conclusions.

. . La » € a Le plexus brachial des Bovidés est marqué par une condensation de ces différents éléments. Cette condensation, du reste, est

acquise au cours de l’évolution de l'animal puisqu'elle est de plus en plus précise du fœtus à l’adulte. Elle est aussi plus nette sur le mâle que sur la femelle. Médian et cubital sont unis comme chez tous les Ongulés. Chez ces animaux, on voit se former la racine externe qui, primitivement chez l’animal jeune, n’est représentée que par une faible anastomose. La condensation est extrêmement marquée au niveau du plan postérieur où on retrouve un radio-circonflexe unique. Chez l'animal jeune, ce tronc n'existe pas. Il y a donc une grande différence dans la disposition du plexus suivant l’âge de l'animal: Ici encore les différences radiculaires sont très simples :

SUS=SCADUIAIT Ce PNR PEER LE Cvi-Cvir,

SOUS-SCADUIAIT EE ET Cvri-Cvr, NMÜSCULOICUTANEREREP ERP EEE Cvri-Cvi,

NL ALAN MN RE PS eu Cvii-Di-Cvir (très petite part). EUPIEAIEM AR ANTE AREAS AU EAU Di-Cvu,

CITCON MERE SERRE SE ES Cvir.

RAA ASE ER en ne Cvrr-Cvixi-D1.

Chez ces animaux, on remarque que, par suite de la réduction des racines originelles, le sus-scapulaire n’est plus crania! puis semble plus nettement rattaché au plan postérieur.

B} CAPROVINAE.

Le plexus a été étudié sur :

Capra : Deux sujets adultes.

Ovis : Deux sujets adultes.

Ovis : Cinquante fœtus de tous âges (fig. 65 et 66).

Nous avons surtout recherché au cours des dissections portant sur la dernière espèce si l’on pouvait observer des modifications au cours de l’évolution. Nous avons pu constater, comme nous l'avons du reste fait sur les plexus d’embryons humains, que Îles plexus fœtaux sont assez souvent différents des plexus adultes el que la forme et l’évolution du plexus ne sont pas toujours fonction de l’âge: il est assez aisé de noter des plexus à évolution retardée chez des fœtus avancés en âge.

Le plexus brachial chez Ovis et chez Capra (fig. 65-66) a une disposition assez simple. Ici comme chez les autres ruminants, il

est constitué par quatre racines : Cvi-Cvri-Cvin-Di, Cvin nous a paru être toujours la racine la plus grosse (fig. 65-66).

La 6° racine est employée uniquement à former les nerfs SCapulaires. Elle reçoit un faisceau de CY11 qui la renforce. Ce faisceau est constitué par les fibres craniales de cette racine. Ce nerf sus- SCapulaire est aussi gros, parfois plus gros, que le nerf médian.

F1G. 65-66. —— Plexus brachiaux de Capra el de Opis.

Le plan antérieur ou de flexion montre un musculo-cutané naissant uniquement de Cvir et uni au médian par une anastomose qui peut, à la rigueur, être considérée comme la racine externe. Il est à noter que cette racine est beaucoup moins grosse que la racine interne.

Le médian -- en plus de lanastomose précitée — reçoit ses fibres de Cviri-Di, Le cubital a les mêmes origines. Les deux groupes nerveux s'unissent en un gros nerf qui, après 8 à 10 em. de trajet, donne les deux nerfs précités. On remarque, en outre, que, du bord caudal du cubital et entraînant des fibres en majorité de Dr, on peut voir un tronc nerveux qui donne un rameau se perdant sur la face interne du membre antérieur et un rameau descendant latéralement sur le thorax qui est le nerf thoracique inférieur.

Le plan postérieur est constitué par un circonflexe et un radial juxtaposés; mais cette juxtaposition est très brève et, sur un cas de Chèvre adulte, circonflexe et radial étaient nettement distincts.

Les autres nerfs du plexus ne nous ont pas montré de dispositions intéressantes.

Les plexus de fœtus de Brebis sont incontestablement plus

précieux. C’est sur un sujet de 90-60 cm. que nous avons observé les modifications les plus intéressantes. Les autres plexus nous ont, en revanche, montré les dispositions intermédiaires entre ce plexus et celui de ladulte.

Les racines constituantes du plexus se divisent, dès leur sortie du trou de conjugaison, en faisceaux antérieurs et postérieurs. Cette division se fait un peu plus tardivement chez l'adulte. Le musculo-cutané ou brachial antérieur provient de Cvr et est extrêmement réduit. Il reçoit un faisceau de renforcement .de Cvir. Il est donc isolé du médian et ne lui est réuni que par la branche anastomotique.

Le médian et le cubital tardivement réunis en un trone commun proviennent de Cvi-Cvin-Dr, Les filets pectoraux se détachent directement de Cviri-Di. Nés de la face ventrale de ces trones dès leur sortie du rachis ils paraissent constituer un plan à part. Si donc on admet une intrication intratronculaire des différents faisceaux nerveux celle-ci serait, chez cet animal, assez tardive. Topographiquement et dès l’origine, ces nerfs seraient donc antérieurs aux nerfs fléchisseurs.

Les grosses variations portent surtout sur le plan postérieur. Les nerfs sont des deux côtés absolument distincts et l’on peut suivre jusqu'à l’origine même des faisceaux postérieurs la desüinée des différents rameaux sans aucun artifice de dissection.

Le nerf sus-scapulaire vient de Cv1, mais les rameaux sous-scapulaires venus de la même racine sont nettement placés en arrière de lui et sur le même plan que l’anastomose se rendent au circonflexe.

La 7° racine donne postérieurement le circonflexe, les nerfs ronds; ici encore ces nerfs sont séparés et peuvent être suivis jusqu’au trou de conjugaison. La branche dé renforcement qui vient de Cvin vers le circonflexe croise en X et postérieurement la branche venue de Cvir vers le radial. Il semblerait donc que le ciréonfiexe et les nerfs du grand rond soient postérieurs aux fibres destinées au radial. Au niveau même de Cv ceci ne paraît pas discutable.

Le radial est donné par les fibres de Cvrri-Dr, Jei encore, le rameau destiné au triceps est antérieur au radial proprement dit.

En résumé, le radial, tout en restant dans le plan dit postérieur, semble être un peu plus antérieur que le circonflexe lequel serait sur le même plan que les rameaux scapulaires. Peut être assiste-

t-on ici à une étape très précoce de la formation du plexus et qui n'est pas sans intérêt pour la topographie fasciculaire. Sur un fœtus de 30-45, il nous a été donné d'observer de même, très nettement, la disposition des fibres antérieures pour le médian et le cubital. Quoique nés des mêmes racines Cvii-Di, les rameaux originaires du cubital étaient postérieurs à ceux du médian. Sur ce même sujet, les fibres du musculo-cutané croisaient antérieurement les fibres scapulaires et paraissaient, par leurs anastomoses, doubles dans ce cas, avec le médian, devoir être placées sur le même plan que ce nerf. Comme nous avons pu noter sur les fœtus humains des dispositions analogues très nettes, en particulier pour le cubital, il nous semble voir là un argument sur une topographie ordonnée des faisceaux nerveux dans les troncs nerveux. Sur ce même sujet, le circonflexe était placé par ses origines derrière le radial. Il semblerait donc que les plus antérieurs des nerfs seraient les pectoraux, le musculocutané et le médian. Le cubital aurait ses faisceaux plus postérieurs. Plus en arrière et nettement distincts des précédents, on trouverait le radial, le circonflexe et enfin le nerf grand dorsal. Sur certains sujets, c’est le cas ici » les scapulaires seraient du plan circonflexe.

Dans 1 cas sur 20, nous avons pu voir un tronc radio-circonflexe comme chez Homo et chez l’animal adulte (5 %).

Dans deux cas (10 %), nous avons noté la disposition décrite plus Baut.

Dans 30 % des cas, radial et circonflexe étaient très près, mais distincts.

Dans tous les autres cas, les deux nerfs étaient distincts. Sur tous les sujets, sans aucune exception, les nerfs du plan postérieur étaient plus gros que les nerfs antérieurs

Conclusions.

La condensation des racines caudales persiste toujours ici. Le musculo-cutané, comme chez les Bovidés, est distinct. De plus, il est fréquent de trouver une fibrillation du plexus assez nette permettant de localiser les fibres originelles. Le plan le plus postérieur est le grand dorsal et le grand dentelé. En avant, on trouve les sous-scapulaires et le circonflexe. Antérieurement à eux, le

radial,

Le plan de flexion comprend profondément le médian, le cubital, le musculo-cutané; plus superficiellement, [es rameaux pec- Loraux.

Origines radiculaires :

SUIS SCADUIAIT OR EU Se Ce CvICVIr, SO USE SC ADULTE Re NE Cvi-Cvir, NMUSGUIOICU LAN EME SR Cvri-Cvi, NTÉ TAN PR ne PER Cvui-Cvri-Dr, CDI TEL RE AE ER RTE Cvini-Dr, RAA RE TO Cvor-Cvu-Dt, CALCONNER SRI SE An ER Cvi-Cvir,

Le plexus brachial des Ongulés est done assez uniforme chez les différentes espèces. Par suite de la réduction sensible du membre antérieur, on assiste à une condensation accentuée des racines caudales du plexus. Cette condensation intéresse même chez ces animaux le plan de l'extension où il n’est pas rare de reconnaître un trone commun radio-circonflexe. L'examen des animaux jeunes, nous permel de voir de nombreuses dispositions qui montrent que la condensation signalée plus haut se forme graduellement au cours de l’évolution de lindividu. Ici le nombre des racines est réduit, L'origine radiculaire des troncs est simple et, le plusle plus souvent (sauf pour médian et radial), représentée par deux segments spinaux. Il est visible que l'adaptation du membre inférieur et sa simplification ont provoqué des phénomènes semblables du côté du plexus.

CETACEA

Delphinus delphis (4-80 cm.), 1924-73 (fig, 67). Tursiops lursio.

Baloenoplera sp. (4-90 cm.) (Mg, 68).

Le plexus brachial de Delphinus se lrouve constitué sur lanimal que nous avons étudié par Di-Cvri-Cvn-Cvi-Cv-Civ (en partie). Le plexus à une apparence condensée, les racines étant très rapprochées les unes des autres. En réalité, elles sont surtout parallèles ne s'envoyant que de rares anastomoses. Deux groupes sont à distinguer ici : l'un cranial formé par Civ-Cv-Cvr, l’autre caudal issu de Cvr-Cvi-Dr,

La 5° racine renforcée par la 4° C. donne un tronc qui est sensiblement le plus gros du plexus: à 2 mm. de son origine, il reçoit, en effet, la 4 C. et ainsi se trouve formé un tronc primaire supérieur qui forme à lui seul le groupe cranial d’où pariront tous les nerfs efférents. Ce tronc envoie au plexus inférieur deux anastomoses. Du côté cranial, il donne naissance au nerf sus-scapulaire qui ne tarde pas à se bifurquer; par ces fibres caudales, il fournit les rameaux sous-scapulaires groupés en trois trones efférents. Nous voyons donc que, sur cet animal, le plexus supérieur n’est relié en rien au groupe caudal, Il n’y a aucune

Se ME

FiG. 67. — Plexus brachial de Delphinus delphis. F1G. 68. — Plexus brachial de Balæwnoplera sp.

superposition dans l’origine des racines qui s’égrénent en sens cranial-caudal. Ces rameaux sous-scapulaires sont volumineux et atteignent 2 mm. de diamètre, c’est-à-dire les deux tiers du tronc radio-circonflexe. Les racines inférieures précédemment désignées s'unissent en un gros tronc d’où partent les nerfs efférents du plexus caudal. Le tronc le plus cranial se bifurque à 3 cm. de son origine, puis fournit le circonflexe et un nerf qui contourne le squelette du bras; c’est le nerf radial. Dorsalement, ce même tronc donne des.rameaux qui innervent les muscles du bord axillaire de l’omoplate et un rameau pour le long dorsal, Caudale-

ment, on trouve un tronc volumineux de 4 à 5 mm. de diamètre qui, par sa face ventrale, fournit des rameaux pectoraux. Le gros tronc se termine en deux troncs secondaires : l’un supérieur qui fournit le musculo-cutané, le médian et le cubital, l’autre inférieur qui se perd dans les fibres pectorales et les muscles de la paroi thoracique. Parmi tous ces nerfs, les plus grêles; sont : le cubital et le médian. Les deux troncs les plus volumineux sont le tronc radio-circonflexe où le circonflexe compte les trois quarts des fibres totales et le tronc inférieur pectoro-thoracique. Sur ce plexus de Delphinus, nous voyons, par conséquent, les nerfs scapulaires isolés fournir un groupe absolument distinct. Les nerfs habituellement les plus volumineux sont ici très réduits, surtout les fléchisseurs. On remarque aussi un développement très grand des nerfs qui commandent les muscles de la racine du membre scapulaire, rond, circonflexe. Enfin, les deux plexus ne se superposent pas.

Le plexus de Baloenoptera a beaucoup de ressembiance avec le précédent. Cinq racines le constituent : Di-Cvir-Cvri-Cvi-Cv. CY est particulièrement volumineuse. Elle descend en une arcade à convexité externe et terminalement s’anastomose avec un tronc venu de CHOC De sa convexité externe partent le sus-scapulaire et deux nerfs sous-scapulaires qui, par une multitude de rameaux, pénètrent le muscle. Un peu plus loin, cette même branche fournit une branche qui va au grand dorsal. La 6°, la 7° et la 8° racine forment un gros tronc dont les fibres craniales unies à l’anastomose descendante venue de CY forment un gros circonflexe et un petit radial unis, au préalable, en un tronc commun. Le tronc proprement dit fournit le médian et le cubital qui sont les nerfs les plus grêles du plexus. Un faible rameau se détachant du médian peut être considéré comme le musculo-cutané. Un autre nerf se détache du tronc et va innerver les muscles du bord externe de l’omoplate. Enfin, caudalement, ce tronc volumineux donne une anastomose en arcade qui se termine avec Dr. De cet ensemble vont naître deux troncs pectoro-thoraciques qui se perdent sur la paroi du corps et assez loin du plexus en rapport avec des nerfs intercostaux; ces deux nerfs sont les plus volumineux du plexus. |

Conclusions.

I n’est pas possible de trouver dans aucun groupe des modifi-

PLEXUS BRACIIIAL CIHEZ LES MAMMIFÈRES 135

cations aussi frappantes du plexus en fonction de la morphologie du membre antérieur. Dans la palette natatoire des Cétacés, les muscles de la racine du membre sont beaucoup plus développés que tous les autres. Aussi voyons-nous les nerfs scapulaires et circonflexe avoir un développement bien supérieur au radial, au médian et au musculo-cutané. De plus, on ne trouve pas ici de division en plan antérieur ou postérieur. Certes, la direction des nerfs permet de les classer dans l’un ou l’autre plan, mais il n’y a pas de clivage pour la seule raison que les nerfs ne se superposent pas, mais se succèdent d'avant en arrière. Les nerfs rachidiens ont une fonction unique et ceci les rapproche du plexus des Oiseaux et des Reptiles. Nous avons vu ailleurs des exemples semblables (Pinnipèdes); mais ici la simplification est poussée à l'extrême. On retrouve la division en deux groupes (cranial et caudal) chez Delphinus et la disparition de la grande division en deux plans caractéristiques des Mammifères.

Origines radiculaires :

Delphinus Baloenoptera

SUS=SCADUIAITE RE Cy. (EX.

SOLS SCADIUIIAITE ET CV ANR Cv-Cvr.

Musculo cutané........ Cr) (Extrême- (2) (Extrêmement ment atro- grêle, provient phiés). du tronc com-

mun).

NCA RE TEE Cv Cyurr-D1 (7?)

GPA MR EMEA res CyY Cviri-Dr (2).

Circonilèexe. creme ne Cvi-Cvir. Curr-Cvur,

RAA ER ET Cvi-Cvir, Cyri-Cvrir

Tan dlorsSal eee Dr. Dr. %

PRIMATES LEMURIENS : \ IOAIMO EEE RE di Quatre Lemur (Maki).. 1902-4383. Microcebus sp.

ORITONMULATERMRENEENE CHIOMUSESD EEE RCE 1901-6477.

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