‹ Le Plexus Brachial chez les MammifèresChapitre 18 sur 23 · GROUPEMENT DES PLEXUS CHEZ LES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

GROUPEMENT DES PLEXUS CHEZ LES MAMMIFÈRES

Nous avons vu au cours des multiples dissections antérieures que la forme du complexe nerveux brachial variait parfois d’un animal à l’autre. II nous a semblé qu'à côté de variations de détail, la disposition d'ensemble était profondément influencée par la morphologie du membre. Nous essaierons donc de grouper les principales formes observées en catégories distinctes. Dans cet essai de classification, nous laisserons de côté les Vertébrés inférieurs pour n’envisager que les Mammifères.

A. Plexus des Cétacés et des Pinnipèdes.

Chez eux, nous trouvons la disposition la plus simple. Les nerfs se succèdent d'avant en arrière sans aucune superposition. Ces nerfs ont une fonction unique. Ils sont fléchisseurs ou extenseurs. De plus, leur origine est le plus souvent uni-segmentaire. Ils se rapprochent donc du dispositif tout à fait primitif. Ils s’en différencient cependant par les anastomoses précoces qui existent entre les racines et par la systématisation fonctionnelle qui est plus poussée que chez les Poissons. Ils s’en séparent surtout par la constance des racines d’origine qui sont celles des autres Mammifères. Ce caractère les sépare aussi des Reptiles et des Oiseaux où le nombre des racines est infiniment plus variable.

Chez les Pinnipèdes, l'appareil nerveux brachial se rapproche sensiblement des précédents. Chez eux cependant le plexus est un peu plus groupé. On assiste aussi à un clivage du tronc Cvin-Di qui fournit radial et médian. Mais tous les autres caractères les rapprochent des animaux précédents.

Or, chez les Cétacés comme chez les Pinnipèdes, le membre antérieur a une forme sinon semblable, au moins un peu analogue. La palette terminale est indifférenciée. Si le squelette reproduit les principaux éléments que nous retrouvons dans les autres classes, il n’en est pas de même pour le système musculo-cutané dont l’enroulement autour de l’axe squelettique et la division, sont totalement différents. Or à ces membres antérieurs incom-

plets et adaptés à la natation correspondent des plexus élalés, à nerfs efférents presque mono-segmentaires, et presque complètement privés de clivage dorso-ventral.

B. Plexus des Monotrèmes et des Talpidés.

Les Monotrèmes avec leurs membres du type transversal offrent un autre type. Ici encore le plexus est formé de nerfs qui se succèdent sans superposition dorso-ventrale. Mais, chez eux, l’origine est souvent pluri-segmentaire.

Ils diffèrent des Reptiles et des Oiseaux en ce sens que les nerfs de la racine du membre font nettement partie du plexus au lieu de naître dès l’origine du nerf spinal. Par la distribution des nerfs, par l’origine de ces derniers, par la forme du plexus, ils ont beaucoup plus de ressemblance avec les Mammifères qu'avec les Reptiles ou les Oiseaux. Une disposition typique existe chez eux : la largeur d'implantation du membre commande l’inclusion de nombreuses racines dans le plexus. Mais la forme même du membre antérieur provoque la division des nerfs extenseurs en deux troncs : Radial superficiel et radial profond. A vrai dire d’après FÜRBRINGER, ce dispositif existe aussi chez les Urodèles. Il nous paraît fonction de l’orientation du zeugopode et de la situation des muscles par rapport à lui. C’est probablement Je seul point commun que les Monotrèmes ont avec les Vertébrés inférieurs.

Le plexus de la Taupe, bien que présentant des différences de détail, doit être rattaché à celui des Monotrèmes auquel, par lorigine des nerfs et par la présence de deux nerfs radiaux, il se relie de manière assez nette. Chez la Taupe cependant le radial superficiel est plus isolé mais plus faible.

Or, chez ces trois animaux (Echidné, Ornithorynque, Taupe), on retrouve des membres du type transversal. Nous ne reviendrons pas sur la disposition typique que cette architecture paraïil commander.

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