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OPMROMITUNL CIS ERP 1879-126.
La description du plexus brachial des Monotrèmes comporte de nombreuses difficultés. En effet, le dispositif nerveux est loin d'être semblable à celui des autres Mammifères. De plus, le système osseux et musculaire est réellement complexe, surtout en ce qui concerne la musculature du bras proprement dit. Comme la statique du membre supérieur est aussi tout à fait spéciale, nous établirons au début de notre étude une analyse assez complète du squelette et des muscles de chacun des deux animaux envisagés, afin de mieux saisir les variations du complexe nerveux. Par exception, nous serons obligés de poursuivre assez loin les nerfs du membre, parfois jusqu’à leur terminaison, car ici le « plexus » est assez restreint et il n’y a pas d'autre moyen de repérer les éléments nerveux que de les disséquer très loin.
ECHIDNA
Au cours de cet exposé, nous interprèterons la description du plexus brachial donnée par Charlotte WESTLING. Dans son travail sur l’Echidné, elle a soigneusement décrit les nerfs brachiaux, mais elle semble avoir complètement laissé dans l'ombre la forme même du plexus.
Plusieurs auteurs, depuis WESTLING, MANNERS SMITH, COUES, se sont attachés à décrire, dans des articles ou des monographies,
(1) Les chiffres placés à la suite des désignations des animaux disséqués
sont ceux des collections du Laboratoire d’Anatomie comparée du Muséum national d'Histoire Naturelle de Paris,
les dispositions propres au Monotrèmes, et d'indiquer la place qu'on devait leur assigner dans les classifications des Vertébres. Aucun de ces travaux ne s'occupant particulièrement du plexus, nous ne les signalerons pas.
D'après VIALLETON, les membres des Monotrèmes doivent être considérés comme disposés suivant le type transversal. Sans doute, ce type n'est pas exactement observé ici, mais la position horizontale des deux humérus domine la structure du membre,
impose le groupement horizontal des muscles de la racine.
F1G. 19. — Plexus brachial de Echidna hystrix. — M. : Médian. — €. : Cubital. — R. P. : Radial profond. — R. S. : Radial superficiel. — C. M. : Cutané médian. — P. C. : Pectoraux. — 4x. : Axillaire. Ss. : Sous-scapulaire. — Ph. : Phrénique. [D'après WESTLING.!
La ceinture scapulaire, située devant le thorax comprend le scapulum dorsal, et des pièces ventrales qui sont le coracoïde, l'épicoracoïde et l’épisternum. La cavité glénoïde est placée sur le travers de la ceinture séparant une partie dorsale ou scapulum et une ventrale ou coracoïdienne. L'humérus est transversalement couché. Son extrémité proximale est munie d'un condyle allongé longitudinalement. De chaque côté du condyle, on trouve une tubérosité latérale ou externe et une tubérosité médiale ou interne (fuberculum majus = ext. tuberculum minus — médial). Distalement, l'os comprend une partie articulaire et les tubérosités placées de chaque côté. Ces tubérosités latérales portent les
noms d’ectépicondyle et d’entépicondyle et sont extrêmement développées.
A l’avant-bras, le cubitus est plus fort que le radius; mais, fait à noter, les deux os ne subissent aucun croisement, le radius étant situé en dedans, le cubitus en dehors. Il en résulte que la fermeture du coude est assez étroitement limitée par la saillie que forme en dedans la tête du radius venant butter contre l’humérus. « En revanche, l’avant-bras peut effectuer sur Île bras des mouvements d'avant en arrière et d’arrière en avant, le condyle unique, arrondi de l’humérus se prêtant bien à ces mouvements inusités de l’articulation du coude. Les Anconés courts, allant de la barre olécranienne aux tubérosités latérales de l’humérus pourraient contribuer à réaliser ces derniers mouvements. >» La main ne présente rien de particulier: le bord radial est ici encore interne, le bord cubital est externe.
Ainsi, aux mouvements de flexion et d'extension, s'ajoutent les mouvements antéro postérieurs de l'articulation condylienne huméro-cubitale.
Musculature. -- Un muscle, le Panniculus carnosus, enveloppe ces animaux. Etudié par FEWKkESs et Mivarr, le muscle couvre presque tout le corps et la plus grande partie des membres. Il semble moins développé chez l’Ornithorynque que chez l'Echidné. Nous n'insisterons pas davantage sur des insertions de détail. Son existence seule et surtout son étendue sont à retenir.
Muscles allant du tronc au membre supérieur. —— Le trapèze, le rhomboïde, le levator scapulae, le levator claviculae, le costocoracoideus, le sterno-coracoïdeus ne présentent aucune importance particulière pour le sujet qui nous occupe.
Le latissumus dorsi est composé de deux corps musculaires. La partie principale provient des apophyses épineuses des deux premières vertèbres thoraciques; la partie secondaire naît de l’angle postérieur du scapulum. Les deux ventres musculaires se réunissent en un muscle qui s’insère au condyle interne de l’humérus. Il est à remarquer que ce muscle est innervé par des faisceaux venus des nerfs sous-scapulaires.
Le pectoral est divisé en deux portions : une antérieure, courte et épaisse; une postérieure, longue et plus mince. Il s'étend du sternum et de l’épisternum au {uberculum majus de l’humérus.
Les muscles de l'épaule. —— Ils sont au nombre de sept.
Le subscapularis va de la région postérieure et supérieure de la face dorsale du scapulum au Tuberculum minus (ou tubérosité médiale). Il existe un subscapularis accessoire.
Le supraspinatus va de la face ventrale du scapulum au Tuberculum majus. L'infraspinatus va de la face dorsale du même os au T'uberculum majus.
Le Teres minor (SABATIER) se confondrait avec le précédent.
Le Teres major va de l'angle postérieur du scapulum au Tuberculum minus. Le deltoïde comprend deux parties : l’une, venant de l’acromion et de l’épisternum, va s’insérer au Tuberculum majus; l’autre portion s’insère à l’angle antérieur de lomoplate et de là va à une apophyse de la crête deltoïdienne.
Le subscapularis, son accessoire, le Teres major, le deltoïde, sont innervés par le N. axillaris. L'infra et le supraspinatus seraient innervés par le supracoracoïdeus.
Muscles du bras. —— Ils sont au nombre de six.
Le supracoracoïdeus va de la face ventrale et du bord latéral de l’épicoracoïde au Tuberculum majus. Il est innervé par le nerf du même nom.
Le coraco-brachial est fortement développé. Il comprend le Brachialis longus allant du coracoïde à la face antérieure de l’humérus; l’épicoraco-brachialis de COUES qui va de l’épicoracoïde au T'uberculum minor.
Le muscle biceps, composé de deux portions {rès développées, naît du coracoïde et de l’épicoracoïde. Il s’insère sur le cubitus et sur le radius. Il est donc formé de deux corps musculaires.
Le muscle brachial interne va de l’extrémité supérieure de l’humérus au cubitus où il s’insère près du biceps.
Le muscle triceps est très fortement développé, formé par une portion scapulaire et une partie humérale qui s'étend de la tête articulaire au condyle interne. Les deux portions s’insèrent sur l’olécrâne.
L’anconé va de la face dorsale du condyle externe à l’olécrane et au cubitus.
L'épitrochtoeo-anconeus s'étend du condyle huméral interne à la pointe de l’olécrâne. Il est recouvert là, par le triceps et le Flexor carpi.
PLEXUS BRACHIAL CHEZ LES MAMMIFÈRES sy
S S N G S VERS EUS ANS 2 lan | | \ .
F1G. 20. —— Vue latérale (radiale) de l'avant-bras disséqué de Echidna hystriæ, — H. : Humérus. — Df. : Deltoïde. — R. S.: Radial superficiel. — B. C"Biceps. "#2. dExtenseur des doigts. "Prt-MPronatorsteres.— C“br. : Coraco-brachial. — €. M. : Cutané médian. — M. : Médian. — Fr. : Fléchisseur radial du carpe. [D’après WESTLING.]
Les muscles de l’avant-bras. —— Ils sont nombreux, nous ne ferons que les énumérer. Flexor carpi, Flexor digitorum communis, Flexor carpi radialis, Pronator teres, Supinator longus,
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F1G. 21. — Vue latérale cubilale de l'avant-bras disséqué de Echidna Rystrix. AU p. : Radial profond. — C.: Cubital. —— M. : Médian. — F. u. : Fléchisseur ulnaire. — Æ, d.: Fléchisseur des doigts. [D’après WESTLING. |
Extensor carpi radialis longus, Extensor carpi radialis brevis Extensor digitorum communis, Extensor carpi ulnaris (fig. 20-21)
Le plexus brachial se trouve constitué chez les Monotrèmes par Îles quatre derniers nerfs cervicaux et le premier : dorsal. I convient aussi d'y ajouter une partie de Cu et de Du, La plus forte est la 7° racine. Viennent ensuite, égaux entre eux, le 5, le 6", le 8° C; le plus petit est Dr, Il est à remarquer que le plexus de POrnithorynque est fait, d’après WEsrLiNG, de Ja même manière,
Le supracoracoideus est le premier tronc efférent du plexus. Venu de Civ et de Cv; il va se diviser en trois rameaux (fig. 19).
L'un innerve le muscle supraspinatus. Deux autres vont ventralement à l’épicoracoïde et innervent le supracoracoïdeus et lé supraspinalus. Le troisième est le rameau cutané supracoracoïdien. Il va à la peau, non sans laisser quelques faisceaux du deltoïde.
Pour FÜRBRINGER, le rameau ventral est l’homologue du Nerf supracoracoideus des Reptiles et des Oiseaux, le rameau dorsal (supra et infraspinalus) correspondrait au N. suscapulaire des autres Mammifères.
Le Phrénique vient de Cri-Civ,
Le nerf axillaire vient de C1v-Cv-Cvr et atteint le deltoïde entre les deux portions du triceps. Il se termine dans ce deltoïde et dans l’infraspinatus.
Les nerfs sous-scapulaires proviennent de Civ-Cv-Cvr.
Les thoraciques antérieurs sont donnés par les 5° et 6° C. Ils sont destinés au Coslo-coracoïideus, à l’epicoraco-brachialis et aux pectoraux.
Le thoracique longus innerve le grand dentelé et le Levator scapulae. I vient de Cyr.
Le musculo-cutané provient de Cv-Cvr, Il passe entre le coracobrachial brevis et le coraco-brachial longus. Il aboutit à la face dorsale du biceps et innérve ses deux portions radiale et cubitale.
Le nerf radial présente ici une disposition tout à fait particulière. Le gros tronc des Mammifères placentaires est divisé en deux nerfs : le N. radialis profundus qui est presque exclusivement musculaire et le radialis superficialis qui est presque uniquement cutané.
Le radial superficiel (fig. 19 et 20) est la continuation de ce faisceau du plexus brachial d’où sont nés les nerfs sous-scapulaires et l’axillaire. Aussitôt après le départ du nerf axillaire, destiné au deltoïde, au N. infraspinatus et au N. subscapularis, ce tronc
envoie deux rameaux cutanés brachiaux qui se perdent dans les muscles cutanés et dans la peau de la région. Plus loin, un faisceau continue qui accompagne l’artère brachiale, suit le muscle long supinateur et renforce le radial profond avant que celui-ci ne pénètre dans les muscles de l’avant-bras. Ainsi, le nerf radial superficiel cheminée latéralement à la portion humérale du {riceps, et se termine en trois rameaux : le plus faible, moteur, va à l'extenseur long, à l’extenseur court du carpe, le traverse, et innerve le court supinateur. Les deux autres rameaux terminaux du radial superficiel s'étendent jusqu’à l’avant-bras et innervent la peau de l'avant-bras du carpe et de la main, se terminant en nerfs digitaux. Le nerf donne aussi des rameaux palmaires.
Le nerf radial superficiel de l'Echidné a donc une plus grande extension à la main que le rameau superficiel du nerf radial des Placentaires: et, en plus, il innerve aussi quelques muscles de l'avant-bras. Chez l'Ornithorynque, la disposition est à peu près la même.
Les deux derniers nerfs cervicaux et le premier nerf thoracique forment un groupe secondaire qui reçoit des apports des nerfs plus cranialement placés. De ce plexus secondaire partent le nerf radial profond, le nerf médio-ulnaire, le nerf cutané médian. De plus, on distingue deux autres rameaux qui se continuent le long du corps et se rendent à la peau et aux muscles cutanés. L'un de ces deux rameaux est gros, reçoit plusieurs nerfs intercostaux et est en relation intime avec le nerf pectoral.
Le nerf cutané médian (fig. 19 et 20) est issu du plexus secondaire inférieur. Le médio-ulnaire, le radial profond, la plus grosse racine du médian et Ie cutané médian reposent sur la face ventrale du Latissimus dorsi. Le dernier se sépare bientôt des autres et atteint l’avant-bras où il se termine par trois rameaux. L'un est superficiel et, se rend à la face palmaire de la main, l’autre s'arrête un peu distalement au carpe. Les deux autres arrivent encore à la peau de la main.
Le radial profond est, au niveau du bras, serré contre le médioulnaire. Il est placé superficiellement au Latissimus dorsi qui s'insère au condyle interne de l’humérus. Contre ce muscle, il donne un faisceau pour le muscle dorso-antibrachialis, un pour le muscle Triceps scapularis, un autre pour le nerf ulnaire. Enfin, il fournit le nerf epitrochleo-anconeus. Il donne, plus loin, deux petits faisceaux au triceps. Il passe ensuite sur.la face latérale
du triceps, donne encore un rameau à l’anconé, puis est renforcé par le nerf radial superficiel. Il se termine enfin dans le court Supinateur, l’extenseur commun des doigts et l’extenseur cubital du carpe. Il donne aussi le nerf inter-osseux postérieur.
Le médio-ulnaire provient aussi du plexus secondaire inférieur. Il reçoit des renforcements des troncs du plexus antérieur ou supérieur, qui passent ventralement à l'artère axillaire et constituent la racine antérieure du médian. Un peu distalement, le médio-ulnaire donne ia racine postérieure du nerf médian, deux nerfs en découlent :
a) Le nerf cubital (fig. 19 et 21). Dès sa séparation de la racine du médian, le cubital reçoit un renforcement du radial profond. il passe entre le Latissimus dorsi et le triceps d’un côté et le muscle epitrochleo-anconeus de l’autre. Il est recouvert par ce muscle jusqu’à l’avant-bras. II donne des rameaux au fléchisseur cubital du carpe, à la partie humérale du fléchisseur des doigts et un gros faisceau qui chemine parallèlement au cubitus venant innerver la peau du côté cubital et celle de la paume de la main. Il n’y a donc ici aucune séparation en nerf cubital superficiel et nerf cubital profond.
b) Le nerf médian à deux racines (fig. 19 et 20). La plus grosse provient du plexus antérieur ou cranial et passe ventralement à l’artère axillaire. La plus petite provient du médioulnaire. Le médian pénètre dans le cubitus avec le Latissimus dorsi et le triceps d’un côté, l’epitrochleo-anconeus de l’autre dans le bras. Il traverse le foramen supra-condylien. Sorti de ce tunnel, le nerf passe médialement à l'insertion du brachial interne et du biceps. Il innerve aussitôt le muscle brachial interne et le long supinateur, puis donne des faisceaux au fléchisseur commun des doigts. A la face palmaire de la main, il se réunit
au nerf Culaneus medius.
RECHERCHES PERSONNELLES D’après les recherches personnelles que nous avons pu effectuer, le plexus chez l’Echidné nous a semblé présenter la disposition suivante. L'ensemble se trouve situé dans la région inférieure de la colonne cervicale. A ce niveau, cette partie de la colonne vertébrale présente une forte saillie antérieure. Le plexus est constitué par les racines indiquées par WESTLING. Sur
nos dissections, les troncs les plus volumineux étaient Cvri-Cvur, Nous n'avons pas remarqué de rameau venu de Du, ni de Cu. Les branches inférieures sont à peu près horizontales, les branches inférieures sont à peu près horizontales, les branches supérieures obliquement descendantes (fig. 22). Le trajet isolé des troncs nerveux avant toute anastomose est court et la longueur du tronc le plus long est de 1 em. Le schéma de WESTLING est donc à modifier sur ce point. La hauteur totale du plexus est de 2 em. 5. Il semble bien que la disposition générale du plexus se fasse suivant deux groupes, l’un cranial, l’autre caudal (fig. 22). Le groupe caudal, par lequel nous commencerons notre exposé,
Fi@. 22, —— Plexus brachial de Echidna hystrix. S. S. : Sus-scapulaire. — Ax. : Axillaire. — M. C. : Musculo-cutané. — R. S.: Radial superficiel. — R. P.: Radial profond"— €: : Cubital. —= M." Médian.-—"P.:"Pectoral.
est formé par la 8° racine qui sert d’axe de groupement, par la 1" thoracique petite et par la 7° cervicale. Ces trois racines réunies forment un tronc unique qui, après un trajet de 5 em. se bifurque en deux gros troncs secondaires : l’un inférieur, obliquement dirigé vers le bas, l’autre inférieur horizontalement dirigé vers le bras.
Le tronc inférieur, après un trajet de 1 cm. 5, se bifurque à son tour en deux rameaux qui, forment l’origine des nerfs efférents du plexus. Le tronc le plus caudal, large de 3 mm., est Le plus volumineux et innerve immédiatement par toute une série
de rameaux le Panniculus carnosus. Nous insistons, une fois pour toutes, sur le volume de ce nerf. La branche craniale de ce tronc inférieur se porte horizontalement vers le condyle interne et de ce trone unique naissent le cubital, le médian, issus d’une branche commune ou médio-ulnaire, et le radial profond. Il est à noter qu'une branche provient d’un tronc plus cranial qui renforce le médian.
La VII racine, celle-là même qui entre dans la formation des troncs que nous venons d'envisager, semble nous présenter, en plus des faisceaux antérieurs que nous venons d'étudier, un groupe postérieur et cranial de fibres qui passe dans la constitution du radial profond.
Des trois nerfs, radial profond, cubital, médian, le radial profond est le plus volumineux. Nous avons vu que Di-Cvui-Cvir réunies formaient un tronc commun qui se bifurquait en tronc caudal que nous venons d'étudier et en tronc cranial que nous allons envisager. Ce tronc, à direction légèrement oblique ascendante, reçoit, 3 millimètres après sa naissance, un faisceau de renforcement venu du groupe supérieur. Ainsi constitué, le tronc continue sur 1 em. de parcours, puis se subdivise en trois nerfs : l’un, inférieur, va vers le radial profond qu'il longe sur 5 cm. de longueur, puis se fusionne avec lui. Le nerf moyen n’est autre que le musclo-cutané, comme l’indiquent ses fibres terminales. Le supérieur est le tronc pectoral, de dimensions assez réduites.
Le groupement cranial est plus petit que le groupe caudal. Les racines Cvi-Cv-Civ obliquement descendantes vers le bas sont, en effet, plus tassées et plus grêles que les racines distales du groupe voisin. Ces trois racines convergent en un tronc unique qui se dirige presque horizontalement vers l’arrière et donne naissance au radial superficiel, à l’axillaire, au sous-scapulaire et à quelques rameaux secondaires.
Le nerf axillaire-radial superficiel est réuni au plexus caudal par une anastomose très courte qui se dirige vers la partie dorsale de division de Cvu. De plus, du bord cranial de ce tronc, et, plus spécialement issu de Civ-Cv, naît le nerf supracoracoideus qui est exactement superposable au schéma de WESTLING.
Si nous analysons davantage la forme du plexus, nous voyons qu'il est difficile d’y rechercher une disposition par plans. Seule, la 7° racine semble ébaucher cette division que nous retrouverons en plan dorsal et plan ventral. Quand au radial superficiel, axil-
di i. THÔMAS
laire, s’il a une direction nettement dorsale, il naît sur le mêmé plan que les autres et n’amorce aucune division en plan antérieur et postérieur.
ORNITHORYNCHUS
Squelette. - La disposition d'ensemble est la même. Cependant l’humérus apparaît plus petit et plus léger. Il en est de même de l’avant-bras, qui ne comporte pas des différences assez importantes pour nécessiter une description particulière. La main est plus allongée, avec des éléments squelettiques plus minces que chez l’Echidné.
Myologie. —— Nous reproduirons ici les données de COUES.
Le Latissimus dorsi, comprend aussi deux portions : l’une spinale (4° et 9°), l’autre costale. Il s’insère distalement sur la crête endocondylienne de l’humérus jusqu'au coude.
Le pectoralis va de l’acromion, de l’épisternum, du sternum et de la ligne blanche à la crête pectorale de l’'humérus.
Le deltoide est double, la partie antérieure du muscle étant recouverte par le grand pectoral. L'autre partie naît du bord supérieur de l’omoplate. Il recouvre l’articulation de l’épaule et s'insère ensuite sur la crête humérale.
Le sus-épineux naît sur la face externe de l’omoplate, passe au-devant de la cavité glenoïde et s’insère sur le tubercule antérieur de la tête humérale.
Le sous-épineux naît au-dessous de la crête spinale de l’omoplate et s’insère distalement au-dessous du précédent sur la crête pectorale de l’humérus.
Le sous-scapulaire occupe une situation qui, chez beaucoup d'animaux, est celle du sous-épineux avec lequel il serait confondu, sauf au niveau de l'insertion distale. Ce muscle, petit, s'implante distalement sur le tubercule postérieur de la tête humérale.
Le Teres minor n'existe pas.
Le Teres major, volumineux, parfaitement distinct, est double. Sa partie inférieure naît sur l'extrémité postérieure de l’omoplate, et s'implante distalement sur le tubercule postérieur de l’humérus à côté du sous-scapulaire.
Le coraco-brachial naît par un court tendon qui lui est commun avec une moitié du biceps de l’extrémité sternale du cora-
coïde, puis il s’insère distalement sur la partie inférieure de la crête endocondylienne de l’humérus.
L'épicoraco-brachial provient de la face inférieure de l’épicoracoïde pris à une longue insertion, chacune sur une large surface de l’humérus.
Afe
F1G. 23. — Plexus brachial de Ornithorynehus sp. Ss. : Sus-scapulaire. — Ax. : Axillaire. — R. S. : Radial superficiel. — M. C. : Musculo cutané. — MA OMÉIAND = PMMPeCtoraUux ER PI Radial profond °C NCubital. — R. PI. : Rameaux pectoro-thoraciques.
Le biceps est un muscle double; la partie antérieure, ou EÉpicoraco radialis (long biceps), naît du bord supérieur de l’épicoracoïde, couvre la portion antérieure du coraco-brachial; le court biceps ou Coraco radialis naît de l’extrémité sternale du coracoïde. L'insertion commune des deux museles se fait par un tendon large, aplati, sur le tiers moyen du radius. Le biceps diffère donc de celui de l’Echidné.
Le triceps comprend plusieurs chefs : 1° Rectus humert naït du bord postérieur concave de l’omoplate, distalement il est fixé par une large insertion charnue sur le bord postérieur de l’olécrâne; 2° Vastus internus repose presque directement sur la face postérieure de l’humérus et naît de la moitié supérieure de cet os. Insertion inférieure sur l’olécrâne; 3° Vastus externus, très
petit, est formé d’un double corps musculaire. Le premier muscle naît en arrière de la grosse tubérosité de la tête humérale; le deuxième s'arrête au niveau du col. Les deux s’insèrent par uti tendon unique sur le coin de lolécrâne.
L'anconé est un muscle d’une taille remarquable et divisé en deux portions. L'une, la portion profonde, occupe la partie la plus basse de la région postéro inférieure de lhumérus. Elle naïil dans la dépression située entre les deux crêtes condyliennes et s’insère de là sur la surface postérieure de tout lolécrâne. La portion superficielle naît du condyle externe et inférieur de lhumérus, s'épanouit en éventail, puis s’insère sur la surface externe et postérieure du cubitus.
L'antianconé naît du condyle interne et va à la pointe interne de l’olécrâne.
Le brachial antérieur naît sur la face antérieure de lhumérus entre la grande crête pectorale et la crête ecto-condylienne.
Nous ne ferons qué signaler les muscles de l’avant-bras : rond pronateur, court supinateur, radial extenseur du carpe, extenseur cubital du carpe, long supinateur, fléchisseur radial du carpe, cubital antérieur, fléchisseur commun profond, extenseur commun des doigts, extenseur propre du V', fléchisseur commun superficiel.
Chez l’Ornithorhynque comme chez l’'Echidné, on retrouve les mêmes racines à l’origine du plexus, et, au cours des indications que nous allons donner d’après WESTLING, nous n'indiquerons que les points qui varient par rapport au plexus d'Echidna.
Le supracoracoïdeus a une disposition d'ensemble identique; cependant, chez lOrnithorynque, le muscle infraspinatus n’est pas innervé par ce nerf. Le nerf axillaire donne des faisceaux pour ce muscle et parfois supplée les rameaux supra et infraspinatus; le cas est, du reste, décrit par WESTLING dans son autre travail sur l’Ornithorynque.
Le phrénique, l’axillaire, les nerfs sous-scapulaires, les thoraciques antérieurs, le thoracique long et le musculo-cutané ne présentent pas de sérieuses modifications.
Chez l’Ornithorynque encore, on trouve, comme chez l’Echidné et chez les Batraciens urodèles, à la place d’un radial unique deux nerfs différents, donnés par des troncs différents: l’un est le radial profond, presque exclusivement musculaire et moteur, le second est le radial superficiel presque uniquement cutané.
Le radial profond, dès sa sortie du plexus inférieur est très Lôt divisé en faisceaux secondaires, nous le préciserons ultérieurement. Quant aux autres nerfs du plexus, ils ne présentent aucune disposition spéciale.