‹ Le plus beau royaume sous le cielChapitre 111 sur 129 · kilomètres, 103500 hectares · texte numérisé non relu

kilomètres, 103500 hectares

GiHQDiÈiiB Petits MontSy Bas Plateaux^ Plaines,

la Tille antique des Nannètes à la très neuve Saint-Nazaire la marée descend à raison de 5 mètres par seconde. Grand et beau spectacle que ce retour du flux vers la mer.

L'estuaire côtoie de sa rive gauche le Pays de Rets^ fertile en gnrains, riche en vignes, terroir verdoyant assez bocager et charmant par endroits, cependant qu*à la rive droite s*étend une campagne très ample, très basse et marécageuse qui se butte au Sillon de Bretagne, Ainsi se nomment des gneiss, des schistes, des granits de très humble altitude, pas même 100 mètres : 91 au plus éminent de leurs mamelons couverts de chênes et de bruyères. Le fleuve les a séparés des roches de même nature qui s'élèvent sur la rive gauche ; c'est lui qui, de l'embouchure de l'Authion jusqu'à l'Océan, a fait d'un seul plan granitique deux plateaux dont l'histoire n'a pas été la même : au nord la Bretagne, au midi le Poitou.

Cette rive gauche lui envoie la Chenau ; la rive droite lui fournit l'Etier de Méan, déversoir mi-partie naturel, mi-partie artificiel de la Grande Brière.

Au lieu de La Chenau^ l'on écrit à tort l'Acheneau, par cette incorporation de l'article qui défigure en France une multitude de noms.

Chenau, autrement dit Chenal : cette rivière n'est en efl^t qu'un canal menant du Orand^Lieu à la Loire ou de la Loire au Grand-Lieu, car la marée du fleuve domine d'un mètre le miroir de ce lac qu'elle envahirait sans l'obstacle des portes de flot.

Même elle le forma, conte la légende, ou plutôt l'agrandit, il y a treize cents ans, un jour qu'elle monta très haut dans son estuaire, soit par l'effort des vents, soit du fait de la mer ; des prairies, des fins de ruisseau, des forêts furent englouties, et toute une viUe, Herbauge avec son clocher qui, disent les pêcheurs, sonne encore pendant les tempêtes.

Cet étang, vase et sable sur granit, n'a même pas 2 mètres au plus creux; sa surface dépasse à peine 3 700 hectares; plus, 4 000 hectares de marais de pourtour; ce n'est qu'un vivier, une c canardière », à 12 ou 15 kilomètres au sud-ouest de Nantes.

Nous n'avions pas de plus vaste plaine d'eau douce avant que le retour de la Savoie nous donnât l'Annecy, le Bourget et notre part de l'eau de Genève.

On le dessécherait facilement : il suffirait de verser ailleurs ses deux c Rhônes », la Boulogne de Roche Servière et l'Ognon, Rhônes qui sont de longs ruisseaux; la Boulogne ', eau noire, part d'un plateau bas du Bocage de Vendée.

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