kilomètres, 40 000 hectares
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Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. chapithb
TAllier dans un site de morne, d'étrange aridité, fait de la grève nue des deux torrents.
L'Ance dite Margeridienne ^ part du Roc des Fenêtres (1 484 mètres), qui est en effet comme quatre croisées ouvertes sur la contrée, jusqu'au Mézenc, au-dessus de tristes plateaux où le vent injurieux casse ou courbe les hêtres ; elle gagne rAllier parmi les beaux rochers de Monistrol.
La Seuge ^ erre dans la c Suisse de la Margeride >, elle tombe à la Cascade de Luchadou^ elle disparaît dans TAllier parmi de capricieux basaltes.
La Desge^ meurt à Chanteuges, au bas d'une antique abbaye, à l'issue d'un des plus beaux corridors volcaniques de la grande rivière de Limagne.
Au pied même des deux cimes suprêmes de xLi la Margeride, au sud-ouest et près de Château-
PALAis neuf de Randon, au nord-est et non loin de DU Mende, le fameux Palais du Roi n'a rien d'un
ROI palais royal, et l'on n'y trouve ni château, ni maison, pas même une chaumière; il fait trop froid sur cette table de pierre extraordinairement désolée et très plate, aux altitudes de 1 300-1 500 mètres, avec élévation moyenne de 1 350; et surtout il y fait trop vent, sur la croupe entre Loire et Gironde, entre Chapeauroux, Lot et Colagne.
On a vu le vent dresser par ici la neige en amas tellement extraordinaires qu'en 1869 une de ces congères, comme on dit dans le pays, leva sa crête à 25 ou 30 mètres sur une longueur d'une demi-lieue, le long du chemin de Mende à Langogne qui est une section de la grand'route de Toulouse à Lyon. Or, cette route ne monte qu'à 1 265 mètres au-dessus des mers, à la Pyramide ou Pierre Plantée, borne de granit au divorce des eaux entre le Lot et l'Allier; et même l'on peut dire qu'elle ne traverse pas le Palais du Roi, mais plutôt qu'elle le suit au sud, à moindre altitude, tandis que l'ancienne route le coupait d'outre en outre.
Route abandonnée en ce siècle-ci seulement, mais qui durait depuis bien des siècles; elle avait été gallo-romaine, et avant les Romains, elle fut gauloise; elle menait de la métropole des Helviens, Alba Augusta Helviorum, l'Aps d'aujour-
1. 35 kilomètres, 24 000 hectares. — 3. 31 kilomètres, 13 500 hectares. — 3. 36 kilomètres, 18 560 hectares.
DBuxiixE Monts Intérieurs,
dliui, sur le territoire de TÂrdèche, à Casiellum Gredonense, maintenant Grëzes, qui fut un oppidum des ancêtres, puis une forteresse romaine, ensuite un château médiéval, et qui n'est plus qu*un village des environs de Marvejols en Lozère. Les paysans lui ont conservé son nom romain de via superior, très supérieure en effet, avec la corruption nécessaire du latin en patois de Languedoc, ils rappellent la voie soubeiranne. De hauts piliers de granit en marquaient le tracé, pour guider les passants en hiver à travers neiges et congères ; ils le marquent encore, depuis qu'après 1830 on a taillé la route nouvelle à 150, 200, 250 mètres en contre-bas, à la suite de Tensevelissement d*une compagnie de fantassins prise dans une tourmente aveugle. — Elles font rage ici les tempêtes c blanches >, quelquefois dès avant novembre et durent jusqu'en avril et mai, voire en juin. — En réalité il n'y a guère en Palais du Roi que trois mois pleins, du 15 juin au 15 septembre, pour la chaleur, la clarté, le bien-être des bergers et des non rares troupeaux de mille à deux mille moutons arrivés du Languedoc pour pâturer une herbe sèche dont ne veulent pas les vaches.
Ce gazon sans fraîcheur, sans saveur, sans verdeur ; point d'arbres, sinon les pins qu'on a plantés en rangs aux deux bords de la grand'route, à quelque distance, pour en éloigner les congères; pas même de broussaille; des tourbes d'où partent des torrents longtemps indécis à cause de la faiblesse des pentes entre la mer de Saint-Nazaire et la mer de Royan; et pas un seul hameau pour frissonner au froid : tel est le Palais, en ses 11 000 hectares.
Pour aller de la Margeride aux Monts d'Au-
brac, il faut marcher sur les plateaux du Gévaudan
xui terminés au sud-est , avec la Margeride elle-
GÉVAUDAN même, par ce Palais du Roi qu'on dirait ainsi
nommé par ironie, puisqu'il ne porte<que des
herbes fouettées pendant huit mois de l'année par
des vents mouillés de neige ; puis on franchit la sauvage Truyère
ou la Colagne, afQuent du Lot.
Un piédestal de granit à mille mètres en moyenne audessus des mers ; sur ce piédestal, des cônes noirs, pointes de basalte qui sont les témoins d'antiques éruptions aubracoises; de ces pics, une vue très vaste sur Margeride et sur Aubrac et, naturellement, sur le plateau d'entre-deux ; du Moniiyernonx (1 280 mètres) ou mont de l'Hiver, et en effet l'hiver l'assaille de toutes ses neiges, le printemps, l'été, l'automne de toutes leurs bises, à trois lieues vers l'ouest d'Aumont; du Trac de l'Homme (1 276 mètres), à une lieue au nord-est du
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Montivernoux; du Roc de Peyre (1 181 mètres) et du Truc de la Garde (1165 mètres), à une douzaine de kilomètres au nord de Marvejols, au sud-ouest de Javols; sur le plateau, les herbes et encore les herbes avec ruisseaux indolents sur les versants de Truyère ou Bès ou Colagne; bref, une région pastorale; cette haute plaine est spécialement le Bas-Gévandan ou simplement le Gévandan^ par opposition à la Margeride et à FAubrac, qui font le Haut-Gévaudan.
Pays certes bien humble, bien ignoré, bien retiré, encore qu'on vienne d'y tracer le chemin de fer d'Arvant à Béziers; mais sous les Romains il eut sa grande ville avec voies stratégiques et commerciales, aqueducs, thermes, amphithéâtres, palais, temples, autels, statues, son Anderitum, sa cité des Gnbali, son Ga&aZum, dont le nom est à Torigine de celui de Gévaudan, et se retrouve très peu défiguré dans celui de Javols, ainsi qu'on appelle le village héritier de la ville, sur un affluent de gauche et à 3 kilomètres de la jeune Truyère.
Ils se nomment ainsi d'un grand hôpital dont xim il ne reste que des ruines; bâtie vers l'an 1120 au
MONTS pied d'un de leurs mamelons suprêmes , la
D'AU- demeure hospitalière d'Aubrac, Notre-Dame des
BBAc Pauvres attira longtemps par milliers les malades,
les lépreux, les pèlerins, les va-nu-pieds; et elle
désigna la montagne; non sans laisser un nom spécial aux
plateaux qui vont en s'abaissant à l'ouest, au sud, jusqu'à
tomber très brusquement sur la Truyère et sur le Lot; ces
plateaux, c'est la Viadène.
Et voici qu'Aubrac redevient un lieu de guéri son : il y a là l'un des sanitoires qu'on a depuis quelques années la sagesse d'établir aux grandes altitudes, dans l'air pur de vibrions homicides, à la senteur des bois, sous l'air vif, violent même, et qui restaure.
Le suprême haussement de ces labradorites, laves, andésites, basaltes de l'ère pliocène supportés par des micaschistes, des granits, le Mailhebiau (1471 mètres), simple protubérance arrondie, n'a que quelques mètres de supériorité sur les pâtures inclinées d'alentour; ce n'est qu'un dôme entre dômes, un mamelon parmi des mamelons, près de la forêt de hêtres d'Aubrac, au-dessus de la source du Bès ; il est à la divergence de plusieurs plissements, vallons tourbeux avec de très petits lacs qu'a fort diminués, qu'efface de plus en plus cette tourbe même ; et plusieurs ont disparu tout à fait, en attendant que disparaissent aussi les autres qui n'ont ni l'ampleur, ni la profondeur, ni aucune garantie de durée. Les disparus déjà, ce sont
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DiuxiÉMs Monts Intérieurs,
les lacs de Moussous, de Pin Doliou, d'Aubrac , devenus prairie humide sur fond tourbeux.
Des quatre qui subsistent encore, tous quatre dans le bassin d'un affluent gauche du Bès, aucun n'a le moindre droit au nom de lac; non pas même le Saint'Andéol aux rives palustres, spongieuses, car à peine si son contour atteint 2400 mètres, à 1200 mètres au-dessus des mers; ce fut un lac sacré, et sans doute Fest-il encore pour mille et un Aubracois, < car les gens des hameaux tremblent facilement >, dit Hugo; surtout dans les hameaux de la montagne. De tout temps les paysans de TAubrac le révérèrent, ils y cherchaient avec une pieuse confiance la guérison de leurs maux en se plongeant dans son eau sombre à l'époque la plus chaude de leur froide année, en un dimanche d'août; peut-être même n'ont-ils pas cessé d'y jeter des pièces de monnaie, des draps, et autres ex-voto, pour s'acquérir les bonnes grâces des puissances cachées; mais depuis une terrible bagarre entre la maréchaussée et ces pèlerins du mois d'Auguste, qui se croyaient chrétiens et n'étaient que païens, depuis 1867 : De par l'Empereur, puis la République, c défense à Dieu de faire miracle en ce lieu >, et très rares sont maintenant les Aubracois fidèles à ces rites € antédiluviens ^, Le lac de Bord, au sud-est et près du Saint-Andéol, miroite à côte du Bartas ou Buisson de Bord, ruines d'un village sinon gaulois d'avant Rome, tout au moins gallo-romain, et dont il se peut que le dépérissement date de l'invasion des Barbares; il y a là vingt masures c du bon vieux temps » qui fut si mauvais : tout ce qui reste en Aubrac de la trentaine de bourgades celtiques, la plupart supérieures en étendue au Buisson de Bord, qu'il y avait encore ici vers l'an 1850. Le lac de Souverols est infinitésimal.
Le lac des Salhiens sommeille derrière une digue de basalte ; son émissaire s'abat de 30 mètres par la chute du Deroc, assez semblable à la Grande Cascade du Mont-Dore. Le ru qui boit ces quatre laquets, la Plèche coule pendant une cinquantaine de mètres sur un c pavé des géants >, un damier de basalte, entre prismes colomnaires, à travers la coulée qu'une éruption opposa jadis à son flot, dès lors transformé d'eau courante en eau dormante, — mais peu à peu l'érosion vida ce lac, occasionnel et temporaire comme tous les lacs, serait-ce même le grandissime Supérieur.
Aucun de ces laquets minuscules ne se blottit dans le basalte, tous les quatre remplissent des coupes de granit sans profondeur, entre rives nues, la forêt qui couvrait au loin tout l' Aubrac, soit hêtres, soit chênes, soit bouleaux, ayant entièrement disparu depuis des centaines d'années pour faire place à
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ce que les bergers aubracois nomment la c motte »; ce par quoi ils entendent le pâturage où tintent les sonnettes du troupeau. Dans les quatre étangs du Plateau des lacs et dans les marais des bas-fonds, qu'ils soient ou non d'anciennes nappes d'eau, de grands troncs d'arbres noircis par leur séculaire séjour dans la fange, rappellent encore la forêt d'abord férocement ravagée, puis à jamais détruite, à moins que ne vienne le tour du reboisement, si l'on entreprend d'étendre au loin, sur le plan du Gévaudan, à l'ouest comme à l'est, de la Truyère d'en haut à la Truyère d'en bas, les vastes bois c montagnards > de la Guiole, de Rigambal et d'Aubrac, qui sont un beau reste de l'ancienne splendeur sylvestre.
Le pavé des géants du ru de Plèche, le basalte qui retient le lac des Salhiens, les pierres < brûlées » dont on a bftti la ville de la Guiole sur le versant d'une butte basaltique, les c orgues >, les vitrifîcations, les sources thermales, tous les accidents volcaniques qui ont étalé un tapis de lave chaude, poreuse, sur un plancher de granit froid et dur, n'ont changé l'aspect, la nature, l'être intime du massif que sur son faîte et sur le versant d'occident, vers le Lot et la Truyère inférieure; vers l'orient ils se sont arrêtés près de la rive gauche du Bès, laissant au seul granit tout le plateau qui se déroule du Bès à la Truyère supérieure; au nord, la très profonde entaille où se tord cette rivière-ci sépare les laves aubracoises des canta- Hennés ; au sud, par delà les gorges du Lot, la pierre volcanique se montre sporadiquement sur le plan du Rouergue, notamment sur le Causse du Comtal, au-dessus d'Espalion, et près de Bozouls et dans le pays de Sévérac-le-Ghâteau.
Au sud, au sud-ouest, les torrents d'Aubrac, faits du ruissellement des pelouses, quittent précipitamment le silence et la paix des lieux suprêmes ; par de profondes déchirures, entre des orgues, des roches, des talus oppresseurs, ils tombent en quelques heures à la rive droite de Lot. A l'est, au nord, sur le versant de la Truyère, la pente est moindre, les sources ayant devant elles une route bien plus longue avant d'atteindre la ville d'Entraygues, au rendez- vous de Lot et Truyère. De ce côté s'étend la Sibérie d'Aubrac^ blanche de neige d'octobre en avril, et toute en herbe, sans un arbre, sans un arbuste; c'est là qu'est la Motte, la Motte par excellence ; là que souflle, du septentrion, des monts du Cantal, la cantalèse, la bise abominable ; là qu'on s'égare, les yeux brûlés de froid, sous les tourmentes de neige, mortelles jadis à tant de passants dans la solitude, comme le monumente l'inscription de la vieille cloche de Notre-Dame des Pauvres : Errantes revoca; c'est-à-
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dire : Fais revenir (et sauve) les errants (dans la tempête).
Sibérie en hiver seulement. En été son beau gazon feutré, quégaient des fleurs sans nombre, réjouit les 30000 bœufs et vaches, les 100000 moutons, troupeaux venus en partie des plaines, alors torrides, du Bas-Languedoc ; ces bœufs n'ont pas pour destin de saigner sous le couteau des bouchers d'Aubrac, encore moins de mourir ici de leur belle mort ; ils descendent de la montagne pour aller travailler au loin chez le Poitevin, le Saintongeais, puis on les parque dans de grasses pâtures, soit dans le Marais du Poitou, soit aux environs de Nantes, et ils partent enfin pour la ville qui dévore. Du lait des vaches, le berger fait des fourmes ou fromages dits auvergnats, bien qu*ils soient aubracois. Ce berger, on rappelle en Aubrac le < cantalës *, parce qu'il vient du même pays que le vent de la cantalèse, ou qu*à Forigine il en venait.
Sur ce versant septentrional un nuage de vapeurs plane au-dessus du vallon d'un torrent qui descend à la Truyère ; il signale Chaudes-AigueSj les Eaux-Chaudes : là jaillissent des sources thermales — de 57» à 81® 5. — Amenée par des canaux dans les maisons, l'onde fumante y distribue en hiver une température de 18, de 20, et même de 26 degrés, si bien qu'il règne en ce bas-fond de l'Aubrac un air tiède infiniment supérieur au climat normal d'une ville sise en plein mont sous des cieux neigeux, à 650 mètres d'altitude, en un vallon tourné vers le nord.
Ces eaux ne sont pas seulement thermales, elles sont aussi minérales; elles guérissent des rhumatisants, des gastralgiques et autres dolents; leur renom grandit; elles attirent des visiteurs à FAubrac, terre hier encore presque déserte, où il n'y a que bourgs assaillis de rafales, menus villages, mazucs ou cabanes d'été, huttes en pierre sèche pour le logement du cantalès, et parcs à bétail dispersés sur la croupe gazonnée où çà et là se lèvent des mégalithes.
La rivière margeridienne, cantalienne, et surtout aubracoise, la Truyère ouTrueyre contourne xuv le massif d'Aubrac à l'est, au nord, à l'ouest. TRUYÈRE Elle part du versant occidental de la Margeride et presque aussitôt murmure par 1300 mètres environ devant la Villedieu, l'un des villages très haut perchés de la France du centre. Vers Malzieu, la pente s'accélère, la rivière de plateau devient un torrent des gorges incessamment accru de torrenticules arrivés en longues cascatelles des noires forêts, des ravines rougefttres de la Margeride. Le plateau baissant peu, et le courant beaucoup, il se trouve que le pont du Garabit, travées qui ne plient point sous les
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trains du chemin de fer d'Arvant à Bëziere, tend ses poutres d'acier à 123 mètres au-dessus de la rapide Truyëre.
Puis elle suit sa route obscure, brisée, vagabonde, toujours engloutie dans des gorges et sans efUeurer de bourgade; villes, villages, hameaux sont campés sur la montagne, que déchire la Truyère en son cours héroïque, entre escarpements sombres, rochers ternes, pans de forêts, avec quelques moulins et d'étroits estrans de prairie.
Sa fin est à Entraigues ; elle oppose au Lot, tributaire de la Garonne, une onde en tout temps supérieure, à l'issue d'un bassin de 31SOO0 hectares qui est à celui de la rivière devant laquelle il perd son nom comme 3 est à 3, après un déroulement de leo kilomètres, à peu près égal à la serpentaison du Lot jusque-là. On peut admettre qu'à la rencontre d'Entraigues le torrent du Garabit l'emporte de deux cinquièmes, de par un volume ordinaire de 25 mètres cubes contre 15, un étiage de 5 contre 3. Comme beauté d'eau la Truyëre, qui n'a pas une seule roche oolitbique dans son domaine, ne vaut pas le courant rival avivé par les fontaines de cristal du Causse.
Le maître tributaire de la Truyëre, le Bas, aubracois de bout en bout, draine 37500 hectares en un cours de 56 kilomètres; ses flots sombres, que la profondeur fait noires, vont de 800 litres en âtiage extrême à 8 mètres cubes en force normale, avec crues très puissantes qu'un extraordinaire rapprochement des granits contraint à passer avec toute leur fureur dans un lit de 3 mètres de largeur à peine, près d'Arzenc d'Apcher, au Pas de la Nobie, ce qui veut dire au Pas de la Fiancée.