kilomètres
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel, chapitrk
six dernières lieues et son bassin français s'étend sur 21 652 hectares; Tembouchure est dans la baie de Saint-Jean-de-Luz , souvent retentissante.
Le Gave de Pau ou Grand Gave ou encore
cvm Gave Béarnais (par excellence) rencontre TAdour
GAVE à la marche du Béarn et des Landes. 11 arrive de
DE plus loin que le fleuve qui lui dérobe son nom,
PAU mais par une route plus droite; il ne suit pas le
chemin des écoliers, comme la rivière de Tarbes,
qui marche d*abord et longtemps vers la Garonne bordelaise.
Il naît parmi les plus belles des Pyrénées françaises, sur la glace étemelle, derrière la corniche du cirque de Gavamie, dans la région sublime des monts de plus de 3 000 mètres. Sa première lueur d*eau, fusion de frimas, est à 2 406 mètres d'altitude, au pied du glacier de la Cascade, mais ce n'est pas, semble-t-il, ce seul champ de froidure qui fournit à la grande chute de 422 mètres dans le grand colisée le flot de son éternel renouvellement; en toute probabilité les c hivers > espagnols du plateau de Marboré, du Mont-Perdu doivent y contribuer aussi.
Tombé donc de 1 300 pieds dans le plus beau cirque par la plus belle cascade, il reçoit tous les Gaves possibles — le Gave d'Oaaoue lui mène des eaux descendues du grand glacier du Vignemale, — le Gave de Héas lui conduit les cascades solitaires du cirque de Troumouse et du cirque d'Estaubé. — Le Gave de Baai&n (nom basque, s'il en est) lui arrive dans le ravissant bassin de Luz et Saint- Sauveur, où la terre tremble souvent : il descend, en eau claire, de la trop froide Barèges, ville thermale à 1 232 mètres. — Flot vert du Vignemale, le Gave de Cs^utereis a son terme dans la vallée de Pierrefîtte, ruisselante d'eaux vives. — Le Gave d'Argelès ou Gave d'Azun, qu'accroît le Gave de Bun, part des monts où règne le Balaltous et verse un flot gris bleu près de la charmante Argelès.
On peut dire que dès lors le Grand Gave est fait ; il ne reçoit plus qu'un affluent puissant, le plus fort de tous à vrai dire, et comme son frère jumeau; mais ce maître tributaire, le Gave d'Oloron, il ne le rencontre qu'à la fin de son voyage.
Tous ces Gaves grondants, tonnants, tapageants, sautants, tournoyants, insensés, éperdus, n'ont de repos que dans les lacs, et çà et là dans de petits abîmes ; ils brillent rarement en argent sur l'herbe des prairies, car ils sortent peu des défilés obscurs. Tous ont de pures eaux, surtout celui de Cauterets, plus clair que les flots un peu c savonneux » du Grand Gave.
QUATRIÈME MoHls ExtéHeurs.
De sa vallée natale, dite Val duLavedan, le Grand Gave sort à Lourdes, petite ville, vieux château, grotte prodigieusement célèbre dans les deux mondes, d*où les pèlerins lui viennent par multitudes ; son altitude n*y est déjà plus que de 380 mètres.
Brusquement, il y abandonne sa direction du sud au nord ; il déserte l'antique vallée qui Fépanchait autrefois dans les immenses plaines de Tarbes que TAdour, moins grand, bien moins créateur, n'était point capable de combler d'alluvions ; cette vallée, suivie par le chemin de fer de Lourdes à Tarbes, est très facile à reconnaître, et si le Gave montait d'une trentaine de mètres, il reprendrait son ancien cours : par là passera quelque jour le canal qui doit verser dans les champs tarbésans une moitié des eaux du torrent lavedanais.
C'est la moraine frontale du glacier préhistorique d'Argelès, qui a fîni par arrêter ici, à peu près où est aujourd'hui le village d'Adé, la course du Grave vers le septentrion; quand le torrent, plus faible à mesure que les Pyrénées diminuaient d'altitude, et que leurs glaciers devenaient médiocres, puis petits, enfîn minuscules, quand le Gave du Lavedan ne put plus se verser par-dessus la moraine, il fouilla latéralement et, trouvant à l'ouest un point faible dans la digue, il dériva vers l'occident.
Tournant donc au couchant, le Gave passe devant la grotte miraculeuse, au pied de la basilique où l'on vient en dévotion de tout pays sous le soleil.
Fidèlement longé dans ses détours par le chemin de fer de Toulouse à Bayonne, il se tord en un défilé superbe ayant à gauche la montagne forestière qui est le premier gradin des Pyrénées, à droite la haute colline.
Eau verte, rapide, incessamment brisée sur la roche, tourbillon de courants, de contre-courants, et parfois gouffre qui dort, il passe sous l'arche lierrée du pont de Betharram, au pied d'un calvaire très célèbre avant que Lourdes devint la célébrité même. Peu après, vers Goarraze, il entre dans une large vallée où les grands villages se pressent à se toucher.
Il arrive à Pau, l'un des paradis de l'Europe ; il court sur de larges grèves devant cette ville d'hiver, séjour de poitrinaires attirés par la douceur du climat, la moiteur d'un air calme, la splendeur du site, la vue et le voisinage des Pyrénées; il y mêle à sa vague impétueuse l'eau du Néez qui so^t du Ooueil de Rébénacq, font bouillonnante d'où c surgeonnent > à chaque seconde 500, 1 000, 2 000 litres de cristal.
De Pau à Orthez le Gave gronde en plaine, très violent,
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. coàrmE
fantasque sur des lits de graviers, creusant ou comblant des coulées; entre ces lits changeants, eaux courantes et bruyantes ou longues flaques mortes, des îles s'allongent avec de grands arbres, et les saules frémissants d*où leur vient le nom de saligues. Il laisse à demi-lieue à droite Lescar, qui fut, croit-on, Fantique Denekamum, nom survivant, deux fois plus court, dans celui de Béarn.
A Orthez cesse la plaine commencée vers Betharram, et durant deux lieues le Gave est un traître et mauvais torrent dans une gaine de rochers, avec courants forcenés, rebouilles terribles, gours endormis, remous mortels aux faibles nageurs, roches pointues ou tranchantes qui ouvrent le ventre à Timprudent, cavernes latérales, ténébreusement ouvertes, où le flot vert, rayé de blanche écume, engouffre et noie celui qull entraîne. Passage splendide; mais des carriers sont à Tœuvre sur les bords du torrent; bloc à bloc ils font de ces rochers des moellons, et des charrettes emportent loin du Gave la magnificence de ses rives de pierre.
Le Gave sommeille à Orthez sous un pont du xiii* et du xiv« siècle avec tour guerrière à son milieu et, dans cette tour, la < frineste dous Caperas >, la fenêtre des Chapelains, c'està-dire des Prêtres : quand les protestants s'emparèrent de la ville, au beau temps des guerres de religion, ils jetèrent de là prêtres ou moines dans le gouffre du Gave ; ainsi dit la légende, qui peut-être est l'histoire.
En aval de 1' t étroit » d'extrême profondeur sur lequel est jeté le pont de Berenx, au-dessous du château de Bellocq, antiques tours ruinées qui furent un palais des comtes de Béarn, le Gave s'apaise; il n'est plus torrent dans le roc, mais puissante rivière sur le gravier, entre des rives heureuses.
A 1 500 mètres en amont de Peyrehoradé il se choque à une rivière presque rivale en flots, au second de tous les Gaves, au Gave d'Oloron ; et presque doublé, c'est dès lors un fleuve large, calme, reposé, qui porte des bateaux à vapeur, un indolent flot bleu-vert où l'on ne devinerait jamais le fils turbulent des sierras. Il frôle Peyrehoradé et, devenu sensible à la marée, mêle son eau de montagne à l'eau de plaine et de coteau de l'Adour.
Le Gave apporte l'eau, l'Adour garde le nom : cette injustice est commune.
Au zéro d'étiage du pont de Peyrehoradé, le Gave Béarnais roule 92 mètres cubes par seconde, tandis que l'Adour, au zéro du pont de Dax, atteint 45 seulement : d'où il suit que ledit Adour vaut à peine alors une moitié du Gave. Comme eaux vraiment basses, on admet 45 mètres cubes, comme maigre absolu, 30, comme crue extrême, i 200.
QUATRiiiu Monts Extérieurs,
L*Adour, réduit par la sécheresse à 20, à 18, voire, à Fextrème, à 15 mètres cubes, ne dépasse le Gave qu'en grande inondation, en vertu de 267 kilomètres de cours, contre les 180 de la rivière d*Orthez, et d'un bassin près de trois fois supérieur à celui de Teau qui commence à Gavarnie.
Le Gave d'Oloron, à peine moins beau, moins cix puissant que celui de Pau, se forme à Oloron, par
GAVE 200 mètres, de la rencontre des Gaves d'Aspe et D'OLORON d'Ossau.
OloroDy c'est la ville de beauté : elle a les splendeurs de la montagne à son horizon du sud, autour d'elle une campagne admirable, et chez elle ses deux torrents, qui sont sonores.
Le Gave d'Aspe >, plus abondant que le Gave d'Ossau, roule en étiage 7 à 8 mètres cubes. Né dans l'Aragon (Espagne), par une c canaillerie > de la frontière, il bruit dans la gorge d'Urdos, au pied d'un fort de défense dont on n'atteint le surplomb de roc, haut de 150 mètres, que par un escalier de 506 marches; il baigne le bassin de Bedous, l'un des lieux de France où il tombe du ciel le plus d'eau, et quitte la montagne pour la riche campagne d'Oloron près des bains de Saint-Christau.
Le Gave d'Oasau ', plus long que celui d'Aspe dans une conque un peu moindre, a pour étiage normal 4 à 5 mètres cubes. Français tout du long, il bondit au pied du Pic du Midi de Pau, écume dans l'ftpre défilé des Eaux-Chaudes, et sort des monts à Arudy; puis, se courbant soudain, comme le Grand Gave à Lourdes, il roule de vertes eaux dans une ravine solitaire, ayant à gauche la Pyrénée, à droite les collines.
Ainsi composé de deux vraiment superbes torrents, le Gave d'Oloron roule dès lors au moins 30 mètres cubes en portée normale, dont 18 pour le Gave d'Ossau ; il se promène de çà de là, tantôt gai, tantôt majestueux, dans une large vallée, la plus fertile du Béarn, avec riches villages si rapprochés qu'on ne sort de l'un que pour entrer dans l'autre; mais il n'arrose pas cette plaine, il ne fait que la sillonner, fort au-dessous de son niveau, entre talus ombragés de grands arbres, si bien qu'à deux pas des bourgs on se croirait devant un courant vierge du Nouveau Monde. Il reçoit le Vert^ torrent de la vallée d'Aramits, et le Salels de Salies de Béarn, ville dont la source est sept fois plus salée que les eaux de la mer ; il rencontre Navarrenx, Sauveterre et boit le Gave de Mauléon, qui est bien tout ce qu'il y a de plus gracieux.
1. 56 Idlomètros, 56900 hectares. — 3. 65 kilomètres, 53300 hectares.
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. cHAnrRB
Le Gave de Mauléon, dit aussi le Saison, se
ex forme de torrents qui ne s*appellent point des
GAVE gaves; comme il descend du pays Basque, ses
DE branches ont des noms escualdunacs ; les monts
MAULÉON aussi, dont Fun s*appelle TOtxogorrigagna, terme
aussi peu français que possible ; et lui-même se
nomme, à la basquaise, Uhaîtz Handia, la Grande Eau.
L'une de ses rivières originaires, TOlhadu vient justement du massif dont le maître mont se réjouit du nom compliqué d'Otxogorrigagna ; il unit ses deux branches mères dans la Fissure d'Holçarté, entre pierres schisteuses de i50 à 200 mètres de haut, nues ou ayant sapins, hêtres et chênes ; les deux torrents et celui qui naît de leur rencontre, c'est une terrible trifurcation de précipices.
Sorti des gorges en amont de Tardets, le Saison serpente en une très jolie vallée où les villages bien ombragés succèdent aux villages ; Mauléon non plus, la ville de ce gave, n'est guère qu'un petit bourg au pont pittoresque où grimpe le lierre et d'où pend la ronce.
Le Saison s'achève en pays de langue française, aux environs de Sauveterre de Béarn. 74 kilomètres c'est sa longueur, 51 227 hectares sa conque, i2 mètres cubes sa portée habituelle, 5 son étiage.
Tous affluents reçus, le Gave d'Oloron, long de 140 kilomètres en un bassin de 258 000 hectares, amène à son rival de Pau un minimum de 12 mètres cubes, un volume d'étiage de 18, un volume normal de 32.
Ces deux affluents de gauche de l'Adour sont
CXI deux rivières basquaises; tout comme le Saison
BiDouzB la Bidouze finit en terre de langue française; la
ET mvES Nive est basquaise d'un bout à l'autre, sauf à son
embouchure dans Bayonne.
La Bidouze y qui a 20 lieues au plus, dans une contrée de 67 500 hectares, part de Pyrénées basses, presque d'avant- Pyrénées de 1 000 à 1 200 mètres seulement; elle baigne la Dona Paleora des Escualdunacs, notre Saint-Palais, auparavant nommé Montbidouze, et passe devant Bidache.
La Nive se forme en Navarre, dans la conque de Donajouna, de la rencontre de trois torrents — Donajouna, c'est le nom basque de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Ces trois torrents s'appellent tous trois la Nive, nom gêné-
QCATRiÉiiB Monts Extérieurs,
rîque dans ces montagnes; deux de ces Nives, la Nive de Béhérobie ou Grande Nive et la Nive d'Arnéguy ou Petite Nive, naissent en Espagne, la sierra s*y levant jusqu'à 1 500 mètres.
Le long des Nives, la nature est belle ; surtout elle est charmante en ce Pays Basque, tandis qu*elle est grandiose sur les Gaves et les Nestes; on n'a pas ici neiges et névés, glaciers, cascades éperdues, mais tout, jusqu'à la roche, verdoie sous le ciel humide ; amples y sont les châtaigniers, beaux les chênes, gaies les prairies, odorante la bruyère.
Plus loin arrive une autre Nive, celle des Aldudes ou de Baïgorry, née de torrents espagnols qui portent les charmants noms basques de Sabiondo et d'immilestégui ; ses eaux sont rougefttres, Foxyde de fer les teinte, et il se peut bien que le nom de la vallée vienne de là : Baïgorry, pour Ibalgorry — la Rivière Rouge.
Le flot transparent fait de tous ces flots tranche un chaînon des Pyrénées par la noirâtre gorge du Pas de Roland, près d'Itsatsou aux jardins pleins de cerisiers ; il effleure la colline de la délicieuse C&mho^ puis subit Tinfluence de la marée à partir d'Ustaritz.
Ayant divisé en deux sous-villes, Grand-Bayonne et Petit- Bayonne, la ravissante ville que TAdour sépare en Bayonne et en Saint-Esprit, elle se perd dans le fleuve à côté du pont de 200 mètres qui relie ledit Saint-Esprit ou Bayonne de rive droite à la place murée qui est Bayonne de rive gauche.
Ses 100000 hectares lui composent ordinairement 10 mètres cubes, 3 et même quelquefois 2 seulement au plus sec; sa longueur, à partir de la source de sa branche la plus étirée, n'arrive pas même à 20 lieues.
Le fleuve auquel accourent tous ces Gaves, cette Bidouze, cette Nive, VAdour est fort peu cxii pyrénéen, à l'inverse de son grand affluent le ADOUR Gave de Pau.
L'Adour, c'est, de toute évidence, la Dout^ l'Eau, nom identique à Doire et à vingt autres. A 4 kilomètres seulement des lieux où la rive de l'Atlantique perd ses dunes et ses pins pour les rochers que taille la mer de Biarritz, à 8 lieues de l'Espagne, une barre qui brave les ingénieurs marque l'embouchure de l'Adour, au bout d'une des régions de France où la plaine reçoit le plus d'ondées et la montagne le plus de neige. Chez les Bigordans, les Béarnais, les Basques, lui naissent les beaux torrents de la sierra; chez les Gascons de la Lande, les rivières nées du sable et presque insensibles à l'été; sa part de ruisseaux presque morts
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. cBApmi
en canicule lui vient du plateau de Ger et, pour un très peu, du plateau de Lannemezan.
A 30 kilomètres de TOcéan, à la lisière des Landes, au pied de collines béarnaises et basquaises au sud, landaises au nord, deux rivières se rencontrent, égales pour le regard, TAdour et le Gave : TAdour vient de plus loin ; le Gave apporte en été du moins, une eau bien plus abondante, plus pure, plus vive, plus c fluviale >.
Le lieu de cette rencontre se nomme le Bec du Gave : ainsi le confluent de TAllier et de la Loire s'appelle Bec d'Allier; celui de la Garonne et de la Dordogne, Bec d'Ambès.
L'Adour naît à 1 931 mètres, sur le Tourmalet, mont de près de 2 500 mètres, non loin du Pic du Midi de Bigorre, qui en a près de 2900, à 5 lieues au sud de Bagnères. Il reste peu dans la montagne; après avoir arrosé la vallée deCampan et mu les scies à marbre de Bagnères-de-Bigorrey ville thermale, il entre en plaine pour y rester jusqu'à la mer. Déjà son altitude n'est plus que de 550 mètres à Bagnères ; de 300 à Tarbesy où le jeune fleuve, où l'Echez, où le Canal d'Alaric, dispersés en brillants ruisseaux, irriguent une vaUée de très grande ampleur qui nourrit des chevaux à jarrets d'acier.
Par ces canaux sans nombre, la richesse, la grandeur de ses villages, le spectacle des montagnes, courtines bleues ou draperies de neige, la Plaine de T&rbea est le Piémont du Sud- Ouest; elle prolonge au loin ses prairies, ses gigantesques mais vers le nord, sur l'un et l'autre bord de l'Adour, par Vic-de- Bigorre, Maubourguet, Castelnau-Rivière-Basse et Riscle. — Cette campagne ample et féconde n'est pas seulement l'œuvre de l'Adour ; c'est le Grand Gave qui l'a surtout créée quand il s'épanchait vers Tarbes, en aval de Lourdes, par le val de Bénac, puis par celui d*Ossun : route qu^il sera facile de lui frayer à nouveau, quand on jugera bon de tripler les irrigations du pays tarbésan.
Il se grandit de VArroa S rivière également peu pyrénéenne qui baigne les riches campagnes de Plaisance; après quoi il effleure de sa rive droite les sables et les pignadars des Landes, qui l'accompagnent jusqu'à la mer.
Il passe au pied do Saint-Sever, jadis appelé Cap de Gascogne : et, de fait, sa colline s'avance en promontoire sur une plaine gasconne que les pins se disputent jusqu'à l'horizon le plus reculé du nord.
Extrêmement consommé presque dès sa source par les arrosages, ce ne sont pas les pauvres longs rus du Ger et de la