kilomètres, 90000 hectares
QUATRIÈME MoTits Extérieurs,
Chalosse, l'Arcis, le Bahus, le Gabas, le Louts (et plus bas le Luy), qui peuvent lui rendre ampleur et vigueur; mais il ouvre son lit à la très intarissable Midouze.
Rivière de 18 mètres cubes à la seconde, avec étiage de 12, la Midouze bume les eaux de cxni 307 000 hectares en un cours de 155 kilomètres MIDOUZE jusqu'au fond de la plus reculée de ses ravines. Elle se forme à 25 mètres seulement, à Montde-Marsan, par Tunion de deux rivières nées sur les collines terreuses de l'Armagnac : la Douze et le Midou.
La Douze n'est rien tant qu'elle serpente entre coteaux boueux, mais dès qu'elle arrive sur la Lande, vers Cazaubon, elle s'accroît de rus jamais secs, et lorsqu'elle entre dans la pittoresque Roquefort, elle rencontre l'Estampon.
Cet Est&mpon naît sur un plateau de peu de pente, ancien marais resté demi-palus avec joncs, roucbes, lagunes plus ou moins sèches en été. La première ville qu'il rencontre est aussi la dernière ; c'est Roquefort : là, au pied d'un rocher, dans un site encaissé, sous un grand moulin, son eau noirâtre heurte impétueusement l'eau blanc-jaunfttre de l'argileuse Douze : à puissance égale, ces deux flots auraient peine à se mêler, mais l'Estampon est si supérieur à la Douze qu'il la dévore incontinent.
De là jusqu'à Mont-de-Marsan la Douze coule en une ravine étroite, profonde, entre rocs, talus, escarpements, et souvent de hauts et beaux arbres; elle ne boit désormais que des affluents c landais », ondes aussi durables que sont passagers les rus des collines du haut de la rivière.
Le Midou ou Midour reproduit la Douze en ce qu'il procède aussi de l'Armagnac, dont il tire ses crues, et de la Lande, dont il tient ses sources; mais plus court en moins d'espace, il ne reçoit aucun Estampon : aussi roule-t-il moins de flot malgré les belles fontaines qui lui viennent en amont de Mont-de-Marsan (ainsi que d'ailleurs à la Douze), dans la région des sables fauves. Bien qu'inférieur, il garde la direction et le nom ; ou plutôt il contribue plus que la Douze au nom commun de Midouze.
Ainsi faite, la Midouze ne cesse de humer de vifs ruisseaux landais, voire des riviérettes qui ne se lassent jamais de couler à profusion et dont la plus abondante est le Bez *. Le confluent avec l'Adour est à deux lieues en aval de la charmante ville c midouzienne » de Tartas.
L'Adour baigne ensuite la ville des plus merveilleux pla-