kilomètros, 80000 hectaros
TRoisiàMB Petits Monts, Bas Plateaux^ Plaines.
gnation de fond de la Retrève ou des Retrèves. Enfin Fonde indiscontinue jaillit, par la source de la Conie-Palue, qui s*unit à une autre Conie prolongeant, elle aussi, un long sillon anhydre efîaeé; les deux Conies, marécageuses toutes deux, comme Tindique le nom de Tune d'elles, se rencontrent dans un étang de 6 mètres de profondeur, le gour de Spoy dont il sort un ruisseau tandis qu'il devrait en partir une rivière.
Le Loir, qui n'a qu'un mètre cube de consistance normale devant Chftteaudun, finit par en rouler 25 à l'ordinaire, 8 en étiage, 400 en crues, quand il unit son destin à celui de la Sarthe, après un cours de 312 kilomètres en une région de 727 500 hectares. C'est une eau pure, profonde^ tranquille, lente en sa prairie, à l'ombre des peupliers, des saules, des vergues, amis de la fraîcheur humide. Il est aussi fort sinueux, surtout vers son terme quand de superbes courbes dignes d'un fleuve l'amènent à la rivière de son engloutissement, après qu'il a frôlé mainte ville ou bourgade en partie taillée dans le roc tendre, aux Roches, àTrôo, à la Chartre, à Mathefelon. C'est essentiellement une eau de sources, surtout de sources de fond, sans autre tributaire que la Braye, tous ruisseaux à part.
Cette Braye ^ lui arrive à droite, des petits monts du Perche, et lui fait hommage des eaux de 87270 hectares; les deux rivières s'entremêlent près de la colline où le manoir de la Poisonnière vit nattre le barde du Loir, Ronsard, qui avait choisi, poétiquement parlant, son dernier lieu de repos à la fourche de la Braye.
Quand le ciel et mon heure Jugeront que je meure, Ravi du beau séjour Du commun jour,
Je veuil, j^entend, j'ordonne Qu'un sépulcre on me donne Non près des rois levé.
N'y d*or gravé,
Mais en cette isle verte Où la course entrouverte Du Loir autour coulant Est accolant.
Là où Braye s'amie.
D'une eau non endormie»
Murmure à Tenviron De son giron.