‹ Le plus beau royaume sous le cielChapitre 95 sur 129 · kilomètres,- 40 000 hectâTM, 630 litres · texte numérisé non relu

kilomètres,- 40 000 hectâTM, 630 litres

QUATRiiMB Petits Moiits, Bus Plateaux^ Plaines.

Pont-de-rArche, à raison de 10 à 12 mètres cubes en volume ordinaire, 7 en eaux très basses, 340 en grande crue : voilà ce que lui valent 225 kilomètres de tournoiements, 550000 hectares de domaine.

L'Avrei dite Normande (comme distinction avec l'Avre dite Picarde) est devenue aussi l'Avre Parisienne, depuis que Tégoîste métropole lui a ravi, bon gré mal gré, plutôt mal gré, les meilleures de ses fontaines.

Fille du Perche, ainsi que TEure, elle y a ses naissants dans le pays de Tourouvre, d'où partirent, voici deux cent trente ans, pour Québec, 80 familles de Percherons qui furent la souche de 250 000 à 300 000 Canadiens-Français. Sur toute sa moitié supérieure, jusqu'à Vemeuil, c'est un ruisseau qui tarit régulièrement en chaque été sec, par fuite des eaux dans les bétoires ou bois-tout, avaloirs de sol et sous-sol ouverts sur des courants cryptiques. Dans la contrée de Vemeuil reparaît Tonde aspirée par ces avale-tout, en fontaines regorgeantes dont Paris a pris les plus amples, celles qui composent un court affluent de droite, la Vigne, dans le vallon de Rueil-la- Gadeliëre ; elle a mis l'embargo sur 800 à 1 200 litres par seconde, que lui amène un aqueduc de plus de 100 kilomètres de lignes droites, lignes infléchies, ponts, ponceaux et siphons. Ainsi a-t-on volé légalement à l'Avre de précieux surgeons, pour ainsi dire, en punition d'un larcin d'il y aura bientôt huit cents ans, alors qu'en 1132 Henri !•', roi d'Angleterre, duc de Normandie, détourna la moitié de l'Iton supérieur, 250 litres en étiage, 350 en c verve > coutumiëre, 1 800 en crue, et la conduisit dans l'Avre à Verneuil, par un canal de 16 500 mètres fort bien nommé le Bras Forcé. Plus bas, en amont comme en aval de Nonancourt, tant de fonts vives la pourvoient sur ses deux rivages, qu'elle équilibre presque l'Eure en estivale saison quand elle la rencontre en aval de Dreux pour y confondre ses 4000 litres en temps normal ses 1 800 à 2500 en étiage.

Comme l'Avre, Vlton^ naît, meurt et renaît. Percheron d'origine, il descend aussi des sylves de Tourouvre et coule dans l'austère vallon de la Trappe, fameux par son couvent ; puis il disparaît, sauf en temps de crue, non du fait de la nature, mais par la « malice * des hommes, depuis que le roi Henri d'Angleterre le versa dans deux canaux s'attribuant chacun par moitié son courant.

Le Bras forcé de Vemeuil distrait, et définitivement, l'une

I. 72 kilomètres, 98 000 hectares. — 3. 118 kilomètres, 119 500 hectares.

Le Plus Beau Royaume Sous le CieL aumu

de ces deux moitiés au profit de FÀTre, et le Bras forcé de Breteuil s'empare de la seconde moitié mais la[ramèDe à riton au bout de 13 MK) mètres ; il n*y a donc plus, et cela durant 13300 mètres, dans Tlton, dit pendant ce trajet Ylton Mort^ la Rivière Morte^ que des flots de crue, et ce que les rus et les sources apportent dans Fintervalle.

La riviérette, ranimée par la réintégration du Bras de Breteuil, traverse ensuite un pays lâche, fendillé, troué de bettoirs ; d'avaloir en avaloir elle diminue et finalement disparaît à Villalet; et alors Tlton, soutiré ici par la nature comme il est décanté plus haut par l'homme, devient le Fol Iton, le Sec Itoriy pour redevenir, Tlton tout court à 6 ou à 7 kilomètres en aval.

Il reparaît à des surgissements magnifiques, surtout à la Fosse aux Dumes^ jet calme de 500 litres auquel s'unissent bientôt les 900 litres du Rouloir de Conches, eau presque invariable où renaît la Lesme, absorbée en amont par des bois-tout.

Ces fonts et la Source d'Hondouville (760 litres), issue des cheminements souterrains du plateau du Neubourg, n^ont pas eu de Virgile comme le < divin » Clitumne, mais elles en méritaient un : ce sont elles qui font Tlton, qui le complètent et le dotent des 3 250 litres qu'il verse dans l'Eure en temps moyen, des 2 500 qu'il roule en temps sec.

Il baigne Évreux, qui tire son nom, comme la lointaine Embrun près de Durance, du celtique Eburodunum ; sa gracieuse vallée forme fossé entre la Plaine de Saint-André au midi, la Campagne du Neubourg au nord.

Entre l'Eure à l'est, l'Avre au sud, Piton au

XXXIX septentrion, la Plaine de Saint-André se rattache

PLAINE vers le sud-ouest aux collines du Perche par le

DB plateau des Terres françaises (en opi>osition his-

SAINT-ANDRÉ toriquo aux Terres normandes qui se déroulent

à quelque distance au nord-est, sur l'autre rive

de Seine, entre le Vexin normand et le Vexin français).

Du côté du midi, la Plaine de Saint-André se relie à la vastissime Beauce par le plan du Thimerais qui, tantôt bois et forêts, tantôt campagne nue, donne l'être à la rivière de Dreux, à la Biaise transparente; c'est aussi lui qui, dans les longues ravines du ru de Laniblore et du ru de Buternay, < lampe > d'avaloir en avaloir les eaux qui vont ressortir pour Paris aux glorieux surgeons de la Vigne.

Ce plateau tire son nom de Saint-André, bourgade plus ou moins centrale ; sans rus, sans fonts vives (mais on y boit à des puits profonds), très dévêtu en dehors de quelques sylves;

QUAnitaii Petits Monts^ Bas Plateaux^ Plaines,

c'est, comme disent ici les paysans, une c terre franche >, une alluvion jaune, qui, mêlant la craie à la silice et à Targile, donne des froments en abondance, du seigle, des orges, des avoines. Partout des pommiers à cidre, seul ombrage, et nullement opaque, sur la terre des épis.

Entre Iton, Eure, Seine et Rille, la Campagne XL du Neubourg continue exactement la Plaine de

CAMPAGNE Saint-André comme nature de terre, richesse en oa céréales, aspect des champs, nudité du plan de

NBOBOURG culture, physionomie des bourgades, parmi lesquelles le Neubourg qui, plus gros, plus au centre que les autres, a transmis son nom à la contrée, dont les paysans sont favorisés à la fois par le sol et le sous-sol : celui-ci donne des craies marneuses qu'on mélange en élément de fertilisation avec Targile à silex des champs, déjà féconds par euxmêmes.

Les seules différences — encore sont-elles à peu près nulles — consistent en ce que la campagne neubourgeoise, idéal de platitude, ondule encore moins que celle de Saint-André, et qu'elle domine un peu moins les flots de la mer; Thimerais» Campagne de Saint-André, Plaine du Neubourg et Roumois se suivant du sud au nord, le long d*Eure, puis de Seine, selon la pente de la rivière, puis du fleuve, la hauteur de ces plateaux au-dessus du niveau des flots universels diminue du midi au septentrion : 180, 200 mètres ou plus, ce sont les altitudes du Thimerais; 140, 150, jusqu'à 180, celles de la Campagne de Saint-André; 140, 160, celles de la Campagne de Neubourg; 120, 140, celles du Roumois.

Le plan du Roumois tient son nom de la grande ville voisine à l'orient, Rouen, sur l'autre XL/ rive de la Seine incessamment tordue en détours

ROUMOIS soit pleins, soit aigus, pareils à un arc harmonieusement tendu, ou courbé à se rompre par le bras d'un athlétique archer. Les falaises qui de la table du plateau tombent sur l'estran du fleuve, quelquefois presque sur ses flots déjà gonflés par le flux, dégonflés par le jusant, ont une allure très fière, comme de hautes roches océaniennes ; et de fait, avec celles du pays de Caux, qui leur font vis-à-vis, elles continrent jadis un golfe allongé de la Manche.

Mais de cette baie où se rencontraient fleuve et mer, la double sédimentation de la Manche, broyeuse de galets littoraux, et de la Seine, déposeuse de sables et de vases, a fait un

Lb Plus Beau Royaume Sous le CieL csk^nn

admirable tapis de prairies. Des sylves-r- telle, et la plus grande (6 758 hectares), la Forêt de Bretonne — s*avancent jusqu'au fronton de la falaise, et par endroits jusqu'au rivage même de la rivière rouennaise; à part quoi, plan dénudé moins les rangées de pommiers, champs de froment sur une terre où les éléments de vie se combinent en sucs favorables, villages bien ordonnés; et, du pourtour, beaux horizons de mer, de fleuve et de rivière, ces derniers sur la Rille.

L*heureuse vallée de la Rille *■ ou Risle divise les Campagnes de Saint-André, du Neubourg, du xur Roumois (à Test) des campagnes de TOuche et da LA RiLLB Lieuvin (à Touest).

Fille des bois du Perche, ainsi que TEure, l'Avre et Piton, la Rille ressemble à ces deux dernières par ses engouffrements, ses renaissances. Elle a baigné Laigle, ville d'industries, et déjà possède consistance de rivière (plus de 2 mètres cubes par seconde) quand elle commence à s'en aller sous terre à partir de Rugles, par les avale-tout d'un lit crayeux : au Val Gallerand, en amont de Grosley, la disparition est complète en saison sèche : plus de Rille visible fors après grand orage ou pluie durable; mais un courant hypogé la continue sous val, qui coule pendant trente heures jusqu'à la réapparition, comme l'ont montré les substances colorantes ingurgitées par les entonnoirs d'aspiration, régurgitées par les sources de renaissance. — Pour l'Avre, la durée du cours souterrain, prouvée par ces mêmes substances, est de soixantequinze heures; pour l'Iton, de vingt-six.

Fontaine Roger (1 500 litres). Fontaines de Beaumont-le- Roger (220 litres), Sources des Vieilles (700 litres) et, tout à côté, d'autres moindres surgeons reforment la Rille, qui se double ensuite à peu près par l'annexion de la rivière de Bemay, la Charentonne*,

Ainsi faite, elle devient navigable en vertu des soulèvements de la marée, dans la ville de Pont-Audemer, à 15 kilomètres de la Manche, et dès lors serpente languissamment, moins les spasmes du flux et du reflux, en large vallée basse, entre grandes prairies. Quand elle atteint la rive gauche de la Seine, celle-ci n'est plus un fleuve, mais un trouble bras de mer.

La Rille amène à cette fin de fleuve 10 mètres cubes d'une eau très pure, et les ardeurs du soleil lui en laissent 8 : constance tellement miraculeuse qu'à peine on y peut croire.

1. 140 kilomètres, 331000 hectares. — 3. 58 kilomètres, 47 500 hectares, 3860Htres.

< 6lO >

QDATiiiAia Petits MontSy Bas Plateaux^ Plaines.

Cette contrée d'Ooclie où la Rille se perd et

XLiu S® retrouve, déroule ses plateaux sur le versant

PAYS septentrional de petits monts percherons dont le

jyoucHE penchant contraire verse les urnes initiales de la

rivière de la Sarthe.

Ce qu'elle est diffère notablement de ce qu'elle

fut, alors que de ses plus hauts reliefs (au delà de 300 mètres

au-dessus des mers) à ses plus basses altitudes (160 mètres),

elle vibrait uniformément aux vents en un seul et même bois,

la forêt d'UtiquOy JJtiqua, Sylva, d*où vient évidemment le nom

de la région.

Mais si la sylve y a singulièrement diminué, il en reste encore de vastes débris, notamment la Forêt de Bretenil et la Forêt de Conches qui forment ensemble un massif de 26 kilomètres sur 14 ou 16, avec vaste clairière centrale, et plus ou moins 12 000 hectares de couvert.

Par-dessous, de la craie; par-dessus, des argiles empâtant des silex ; TOuche manque de générosité ; si les arbres y croissent dru, les grains et les herbes n'y germent qu'avec parcimonie.

Par delà le val de Charentonne, qu'animent

Broglie et Bernay, le Lieuvin se poursuit jus-

XLiv qu'aux plages de la Manche, sur laquelle il

LjBuviN tombe en falaise ou en demi-falaise; dans le sens

contraire, d'orient en occident, il commence au

val de Rille et finit au val de Touques. Lieuvin

et Lisieux, riveraine de la Touques, c'est le même nom, bien

qu'il n'y paraisse, et ce pays fut le Lixoviensus pagus dont les

Gailo-Romains devenus chrétiens firent leur diocèse de Lisieux.

Moins élevé que l'Ouche dont il continue la pente vers le

nord, plus fertile aussi, sa nature normande se montre à ses

champs de riche culture, à ses haies d'enclos, à ses pommiers

à cidre, aux herbages de ses vallées et vallons où murmure et

luit l'eau des sources vives.

De ses beaux rus, quelques-uns gagnent directement la mer, qui se confond ici, de Ronfleur à Trouville, avec l'embouchure de la Seine en avant du Havre; beaucoup vont à la rive gauche de la Charentonne, puis de la Rille, mais le plus grand nombre tend à la rive droite de la Touques ; et cette Touques sombre en mer à l'entrée méridionale de la baie de la Seine : avec un faible recul de son embouchure du côté de l'orient, elle serait comme la Rille un feudataire du fleuve des Parisiens.

Lorsque du Havre à Ronfleur on a traversé la baie où la Seine se mêle à la Manche, on aborde une plage que découvre

( 6ii >

Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. cbariu

au loin la mer basse ; sables et vases traYaillent ici à grandir le continent, et déjà les anciennes falaises narguent le flot qui les rongeait : le vieux rivage est dans les terres.

A Honfleur, c'est la vase qu*on redoute; avec la vague flottante elle flotte, dans la vague dormante elle descend, elle se dépose et chaque grain qui s'attache au liseré de la c6te augmente infinitésimalement la terre ferme; c'est pourquoi Honfleur, jadis ville marine, est tombée de sa gloire.

Si la rive droite de la Seine triomphe aujourd'hui grâce au Havre, la rive gauche triomphait aux siècles passés grâce à Honfleur, d'où partaient des marins aventureux, pionniers de découverte, de commerce, de colonisation ; dans le nom d'Honfleur il y a le mot normand fleur, qui hérita du terme Scandinave fjord; msiis ce fjord, son découpement, sa profondeur ont depuis longtemps disparu; et maintenant on ne s'y occupe guère de l'Amérique ou des îles; on y traverse l'estuaire pour trafiquer avec le Havre, on envoie à Londres, deux fois plus grand que Paris et beaucoup plus gros mangeur, ce que le Bas-Normand tire de son jardin, de son poulailler; et chaque jour la crainte augmente de voir la vase bloquer le port, puis, à la longue, faire de la ville en amphithéâtre sur sa pittoresque Côte de Grâce un c beauregard » d'où l'on dominera plus de prairie que de fleuve.

A l'ouest de Honfleur, ce n'est plus la fange qu'on craint, c'est le sable fait de la trituration des côtes du Calvados : il s'accroche au littoral et se déroule en dunes devant l'antique falaise, devant le rebord cassé, hasardeux, du plateau de Lieuvin; c'est lui qui allonge les petits fleuves et les rend inhabiles aux navires. Le premier de ces fleuves, au delà de Villerville, dont beaucoup de baigneurs font en été leur passager séjour, la Touques, arrive en mer sur la plage de Troavil/e- Deauv/iie, bains à la mode qu'un jour la mode abandonnera pour donner à d'autres lieux ses frivoles faveurs.

Puis entre Touques et Dives les falaises de Bénerville, les c Vaches noires » de Villers, d'Houlgate et Beuzeval, plongent sur les sables qu'amène et qu'emmène la mer : mais elle apporte plus qu'elle n'emporte, et ces infiniment petits, ces débris impalpables des énormes écueils encombrent la côte, bordée de villas, d'hôtels, de casinos, de tripots hardis ou occultes : pour une famille qui vient demander la force à l'écume salée, dix ne cherchent que les plus vaines vanités de Paris.

Parmi les pandémoniums qu'a suscités ici la mode, et que la mode, la vogue, le luxe, les plaisirs entretiennent, il n'en est pas de plus vaste, de plus élégant et brillant que Cabourgy à

QUATRiiMB Petits MontSj Bas Plateaux, Plaines.

la riye gauche de la Dives, là où ce fleuve s'efTace en Manche. Après quoi) de Tembonchure de la Dives à Testuaire de rOme, il n*y a que iO kilomètres sur le sable, à Torée des plaines banales de la Campagne de Caen.

Ainsi la Touques est presque un tributaire de

XLv gauche de Testuaire séquanien.

PAYS Des ruisseaux coulent du versant septentrio-

D'AUGE: nal dcs monts d'Amain, terme des collines du

TOUQUES Perche; d*autres partent du Merlerault, pays

pastoral ; d'autres encore de THiémois ou Exmois,

Fantique pagita Oximensis ; ensemble ils suscitent la Touques^

coulant droit au nord, d'abord sur craie, puis sur oolithe; ce

joli courant reçoit à Lisieux YOrhec^, né de la Source de lu

Folletière, Tune des plus expansives de la Normandie, et à

Pont-FÉvèque la Calonne, Tout cela, Touques, Orbec, Galonné

est clair et charmant.

La Touques, soulevée par la marée dès Pont-l'Evèque, se perd en Manche dans la double ville de Trouville-Deauville, ce lieu de bains de mer si extraordinairement fréquenté des Parisiens. Sa caractéristique, c'est d'errer dans la vallée d'Auge, au sein du Pays d'Auge, qui est la < Normandie de la Normandie *.

Le Pays d'Auge triomphe par ses herbages, ses pommiers, pères du meilleur des cidres, ses haies vives, ses cultures sur le calcaire, surtout la craie, par la pleine venue de ses hêtres, de ses chênes, de ses arbres d'enclôture, chaque ferme aimant à s'entourer d'une ceinture de hauts rameaux qui brisent ici le vent de mer, là le vent des coteaux et plateaux. Si la richesse était la beauté, le pays d'Auge aurait peu de rivaux; heureusement pour lui qu'à l'inverse de tant de contrées laides et banales parce que riches, sa richesse étant d'arbres, d'herbes et d'eaux contribue à ses charmes, à sa gaieté.

La Touques parcourt 108 kilomètres; large de 12 à 15 mètres, il y passe jusqu'à 100 mètres cubes à la seconde, mais rarement, en crue exorbitante ; la portée normale n'est que de 5 350 litres, et l'étiage, très soutenu, se maintient à 3 500; onde limpide encore, contre l'ordinaire de tant de courants normands, transparents par nature, troubles par destinée, depuis les c crimes * de l'industrie.

Le pays d'Auge confronte vers l'ouest aux alluvions de la. basse Dives et à la Campagne de Caen.

Page 1