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racique correspondante est « transilluminée ». On ne distingue plus le dessin ordinaire du poumon ; les espaces inter-costaux, l’hémithorax dans son ensemble tout est élargi ou agrandi. La coupole diaphragmatique est surélevée du côté lésé. Dans la région dü hile et au-dessous d’elle, on constate la présence d’un moignon pulmonaire rétracté, de forme irrégulièrement triangulaire et cependant reconnaissable. Le cœur est refoulé vers l’hémithorax du côté opposé. entraînant les gros vaisseaux et la bifurcation trachéale. Assez souvent, on constate la présence d’une ombre thymique étendue, plus iarge que normialement. r
Dans le pneumothorax sous tension, le déplacement du cœur est plus grand ; l’abaissement de la coupole diaphragmatique correspondante, marqué : el la luminosité de la plage thoracique, plus nette en-
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VI — DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Les Symptômes dyspnée et cyanose étant dans la plupart des cas des manifestations cliniques évidentes et primordiales du pneumothorax du nouveauné, il faudra distinguer celui-ci d’avec les affections se caractérisant de façon analogue, Il ne faut cépendant pas oublier que le pneumothorax partiel donne souvent une symptomatologie très réduite (Observations 1 et 2).
1° LA CYANOSE PHYSIOLOGIQUE. —— En venant au monde l’enfant normal présente une couleur lilas ou bleu violacé qui s’atténue progressivement après qu’il a crié. Pendant quelques jours encore, le nouveau-né aura tendance à se cyanoser dès qu’on le sortira de ses langes, ou à l’occasion des cris et des tétées. Cette teinte cyanique n’est pas généralisée, mais elle prédomine aux lèvres et à la région péri-buccale, sur les ailes du nez, du tronc, le menton ét les extrémités.
Cete cyanose physiologique est une conséquence de la lente adaptation de la vie extra-utérine. Elle est rarement inquiétante du reste. Fugace et discrète on la reconnaît facilement.
29 LA CYANOSE DES MALFORMATIONS CARDIO-VASCULAI- RES ne pourra guère prêter à confusion, elle n’est généralement pas accompagnée d’une forte dyspnée,
LEFEBVRE DES NOËTTES 4
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d’ailleurs un examen un peu plus poussé permettra d’entendre un souffle précisant le diagnostic.
Dans le cas d’un pneumothorax gauche important rejetant le cœur et le médiastin à droite, il faudra éliminer la possibilité d’une dextrocardie.
3° LA COMPRESSION TRACHEALE PAR UN GROS THYMUS, donnant un syndrome où dyspnée et cyanose dominent, peut être envisagée. Cependant il est nécessaire d’être prudent dans l’affirmation d’un tel diagnostic. Des travaux nombreux, une thèse (Ser, Lyon 1931), prouvent que l’on a beaucoup trop souvent invoqué cette étiologie, dans des cas où il s'agissait sans doute de tout autre chose : Des observations anatomiques, faites sur des enfants morts accidentellement, et considérés comme porteurs de telles lésions, se, montrèrent négatives, quant à l’existence d’une hypertrophie thymique. L'interprétation des ombres médiastinales, lorsqu'elles sont élargies, doit être également prudente ; la position couchée, l'inspiration et l’expiration modifiant, tout spécialement chez le souveau-né, la largeur des gros vaisseaux de la base du cœur.
4° On a signalé des malformations congénitales consistant EN GRANDS KYSTES AÉRIENS (Thèse Dardaillon, Lyon, 1934), BRONCHIQUES OU BRONCHO-PULMONAIRES qui peuvent fort bien donner le change avec un pneumothorax. Serait-ce un cas de cet ordre ? Cliniquement, on trouve justement une zone d’hypersonorité. Une radiographie permettra d'éliminer ce diagnostic ; elle
montrera que la collection aérienne est pleurale et