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si Pon n’a soin d’injecter, comme nous l'avons fait du reste au laboratoire, qu'une très faible quantité de gaz sous une pression plus faible encore... »
Mais une seconde objection nous paraît capitale : quel rapport peu-on établir entre un tissu pathologique et ui tissu durci par une in,ect on d'agar-agar liquide ? Be tissu durci par l'agar-agar a perdu toute vitalité. Il est bien vrai qu'il est mort. Il n’est plus, en effet, qu'une poche sans résistance, une vessie flasque où les alvéoles sont écrasées sous le poids disséquant du liquide injecté. Au contraire, le tissu pathologique, qui subit, sans doute, d'importantes transformations architecturales et qui modifie ses rapports nerveux et circulaboires, garde cependant une vilalité incontestable. Il n’est pas une masse inerte, absolument dépourvue de résistance.
De plus, nous croyons difficilement Bernou, quand il nous affirme que les parties normales sont plus faciles à collaber que les autres. Au contraire, « nous savons par la pratique qu'un lobe sain se comprime difficilement et garde souvent au sein du pneumothorax une capacité surprenante d'expansion inspiratoire » (Dumarest).
A cette théorie passive de l'inertie, nous croyons donc préférable d’opposer une théorie active. Elle repose sur plusieurs faits qui mous semblent nettement établis.
1° Et tout d'abord si, dans un pneumothorax électif, ‘la partie malade est plus collabée que la partie saine, ce n'est pas qu'elle a perdu toute force propre. C'est, au contraire, qu'elle possède une force nouvelle : la rétractilité.
Cette particularité que M. Dumarest avait exposée depuis longtemps et sur laquelle Ameuille et Trocmé insistaient récemment, n’est pas une découverte bien