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lorsque sa réalisation est possible, elle s'effectue selon le mode décrit par Hennel et Stivelmann. Le « selective collapse » ne peut avoir que des applications rares et chaque fois imprévisibles. Il nous à semblé pourtant intéressant de le signaler. Il peut rendre parfois plus aisée l'application de la méthode de Forlanini. Il peut, de temps à autre, en étendre les indications.
Les travaux de Bernou et ce beau mémoire de Kindbery
poussèrent les phtisiologues à rechercher les cas de pneu: |
mothorax électif sur les clichés de leurs malades. Toussaint, Vaucher et Fach, Samson, Kogan, Enrico Forlanini, en rapportèrent plusieurs observations, Tandis que pour Kindberg, le pneumothorax électif demeurait une rareté. Tobé el Terrasse pensèrent, au contraire, «qu'on pouvait l'observer d’une manière fréquente dans les cas de pneumothorax à pression franchement négative et cela parfois de façon précoce dès les premières insufflations ».
Quelles que fussent-ces divergences, eb que l'élasticité fut un fait rare ou fréquent, on s ’apercut qu ‘elle comportait une conséquence logique très précieuse. Puisque la
demi compression du poumon tuberculeux n'était pas:
dépourvue d'efficacité thérapeutique, plusieurs auteurs pensèrent, avec Bezançon el Jacquelin, qu'on était en droit d'utiliser le pneumothorax partiel « non pas. d'un seul, mais des deux côlés simultanément ». C'était la porle ouverte à la collapsothérapie bilatérale. Et si le phéumo-
thorax électif avait ainsi permis le pneumothorax double
— par un choc en retour fréquent en clinique — l'étude du pneumothorax allait permettre de préciser les conditions, et surtout l'intérêt du pneumothorax électif.
Ainsi, tandis qu'on en reproduisait des observations
ds
cliniques, on recherchait son mode d'apparition. Gwerder Pedoja, Félix de Egaun, Sattaquaient à ce problème. Parodi s'attachait à la physio-mécanique éminemment suggestive de la collapsothérapie. M. Dumarest cherchait également dans l'étude des variations ‘de pression le mécanisme de l'électivité.
Il était done possible, désormais, d'arracher au pneumothorax électif le mystère dont l'avaient entouré ses épigones américains. Il n’était plus, comme nous le disions tout à l'heure, qu'une forme clinique spéciale de la méthode de: Forlanini. On pouvait en préciser les aspects . radiologiques, en concevoir le mécanisme. Et, puisqu'il servait de « pont» entre le pneumothorax simple et la collapsothérapie double, il était logique de lui consacrer une étude d'ensemble.
C’est cette étude que, sur les conseils de notre Maître, M. Dumarest, nous avons décidé d'entreprendre radiokogiqué, physiomécanique, clinique : tels sont les trois points de vue que ce modeste travail s’efforcera d'exposer.