CHAPITRE I
Etude Radiologique
Lorsque nous avons cherché des observations de pneumothorax électif, on nous a présenté quelquefois des observations de pneumothorax partiel. Et, sans doute, au point de vue anantomique, un pneumothorax électif est un pneumothorax partiel. Mais en pratique, ces deux termes on pris une signification toute différente.
1° Un pneumothorax partiel est un pneumothorax dont le collapsus complet est entravé par des adhérences du poumon à la paroi. Au-dessus, où bien au-dessous d’une zone où le viscère s'écarte du gril costal, les feuillets pleuraux, soudés l’un à l'autre, laissent au parenchyme sa surface normale. Tel est le cas, par exemple, du pneumothorax décrit dans l'observation suivante :
M. R..., 81 ans, arrive le 26 mars 1928, au sanatorium de Bellieneux. Il est malade depuis 4 ans.’ Malgré dès séjours multiples en montagne, son état n’a cessé de S’aggraver,
A l'entrée, il présente une tuberculose fibro-caséeuse gauche, .
à point de départ hilaire avec infiltration du lobe inférieur. Sa
NPD SES
température, constamment irrégulière, oscille entre 38 et. 39. Son expectoration est abondante et bacillifère.
Le 16 mai, on décide de pratiquer un pneumothorax et on fait une première insufflation de 125 ce. d'oxygène, La pression initiale est de — 6 ; la pression terminale est de + 2, Les insufflations sont continuées pendant 3 mois, au rythme d'une tous les 6 jours. On obtient un décollement complet de la base, maïs 1es deux tiers supérieurs du poumon restent adhérents à la parol. Malgré le caractère partiel de ce pneumothorax, l’état général
s'améliore, la température baisse, l’expectoration devient rare et
ne contient plus de bacilles. Le pneumothorax à donc réalisé une amélioration Symptomatique, une détente, pour employer l'express.on de Gwerder-Pedoja. Mais, remarquez-le, bien qu'il soit partiel, il n'y a rien ici qui soit électif. 4
L'observation suivante est encore plus caractéristique. I] s'agit . d’une malade qui présentait, à son arrivée au sanatorium de é l'Espérante, une {tuberculose ulcéreuse du lobe supérieur droit, On dé:da de la traiter par un penumothorax, Probablement en raison d'une pleurésie nôtée (lans ses antécédents, on ne put décoller ni le lobe moyen, ni le lobe inférieur. On obtient, par contre, un
RATE Le
colapsus assez marqué du lobe supérieur qui produisit une amé-
lioration symptomatique assez nette,
Ici, le pneumothorax se réalisa au niveau de la lésion, mais cette localisation fut purement passive. Les adhérer-
ces pleurales.en furent seules responsables.
2° Au contraire, un pneumothorax électif est un preumothorax où Ja localisation du collapsus est spontanée. Sans doute, comme dans l'observation précédente, le tissu pathologique est Le seul Lissu qui sgit collabé, Mais aucune adhérence ne ratlache à la paroï le reste du poumon. Un couloir gazeux s'interpose entre le gril costal et le pareuchyme sain. Mais ce couloir est très mince et, somme toute, le tissu sain conserve l'intégrité presque complète de sa surface et de sa mobilité. C’est dire qu'il garde sa fonction. |
Les observations et les schémas suivants montreront, plus clairement qu'un commentaire, les différents aspects d’un pneumothorax électif.
pe.