‹ Le pneumothorax extra-pleural. Sa place au milieu des thérapeutiques actuelles de la tuberculose pulmonaireChapitre 13 sur 35 · TABLEAU N · texte numérisé non relu

TABLEAU N

Si nous faisons donc le total de ces quatre décès précoces, nous constatons que l’un est dû à une cause purement mécanique et par conséquent évitable, le deuxième à une faute d’anesthésie, le troisième à un manque de surveillance postopératoire, le quatrième à une indication manifestement mal posée. Il apparaît donc qu'avec la pratique et l'expérience que nous acquérons peu à peu au cours des années, nous devrions restreindre nos possibilités d'échec.

Examinons maintenant les causes des décès tardifs; nous voyons tout de suite que, sur quatre cas, trois sont dus à une perforation secondaire pleuro-pulmonaire avec formation d’un empyème tuberculeux tournant à la cachexie, Le quatrième, plus intéressant, est survenu chez un malade porteur d’un extrapleural du côté gauche et chez lequel un pneumothorax extrapleural fut créé du côté opposé (observation n° 1). L'opération avait été laborieuse. Le malade ayant présenté des signes d’asphyxie en cours d'intervention. Dans les. jours qui suivirent le rythme respiratoire avait paru se rétablir, mais au bout

de deux mois les signes d’asphyxie réapparurent, de à gnant d’asystolie et de chute de la tension artérielle et entrai- | nant rapidement la mort.

CAUSES DES ECHECS Dh.

Nous avons consigné sur le tableau n° 3 les causes de nos échecs, c’est-à-dire les cas où malgré l'intervention la maladie 7 a continué soit à évoluer, soit à se manifester par la présence de bacilles dans l’expectoration malgré le collapsus APRES ment bon.

Ce tableau mérite quelques explications. Comme tout schéma, il demeure essentiellement artificiel et il est toujours difficile de classer des observations aussi variées que celles d’une maladie telle que la tuberculose pulmonaire, Nous avons donc mis à part les cas où, malgré un décollement satisfaisant, la lésion est demeurée intacte. Elle n’a pas subi de poussée … évolutive, mais elle ne nous a pas paru changer manifestement de forme, ni d'aspect, malgré l'intervention (observation n° 24). (Il s’agit-là d’une cavité de la base, une broncho-. scopie nous aurait peut-être renseigné utilement sur la perméabilité de la bronche de drainage.)

Egalement à part, nous avons classé cinq cas chez lesquels nous avons assisté à une symphyse irrésistible.

L'un de ces cas mérite une mention particulière. Il s’agit d’un malade chez lequel le recollement s’est réalisé en quelques heures dans les jours qui ont suivi l'intervention, un nouvel extra-pleural créé quelques semaines après permit d’obtenir un résultat satisfaisant (observation n° 3).

Dans un autre cas, on était parti pour faire une thoracoplastie et, après section des deux côtes avec transverses, on décolla l’espace sous-pleural jusqu’à la septième côte (observation n° 2). Il n’est donc pas étonnant qu’une symphyse se

soit manifestée assez rapidement.

Dans les trois autres cas, l’irritation pleurale amena la production à plus ou moins longue échéance d’un liquide non

pas particulièrement abondant, mais essentiellement symphy-

, — 29 as : : 7

. Sant. Deux de ces cas furent ensuite repris et guéris par tho- racoplastie (observations n° 4 et 6).

En troisième lieu, nous avons catalogué les différentes complications qui nous paraissaient devoir arriver. Proportionnellement, nous avons eu peu de complications immédiates ou précoces pour un assez grand nombre de complications tardives. Nous n'avons enregistré ni hémorragie, ni perforation, nie

poussée contre-latérale dans les jours qui suivirent chacune

de nos interventions. Par contre, tardivement, nous avons enregistré cinq perforations pleuro-pulmonaires à la suite de poussées évolutives in situ. Ces poussées furent de deux ordres; soit progression du processus de caséification chez des malades où l’intervention avait été posée, alors qu’une infiltration s’étendait à la totalité du parenchme (deux cas) (observations n° 9 et 10), soit par rupture de l’armature fibreuse, parenchymateuse ancienne où le traumatisme en lui-même a été sensiblement nuisible (trois cas) (observations n° 7, 8 et 11).

Page 1