‹ Le pneumothorax extra-pleural. Sa place au milieu des thérapeutiques actuelles de la tuberculose pulmonaireChapitre 31 sur 35 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

d) Les lobites excavées, avec toujours pour condition que la

paroi cavitaire soit indépendante de la corticalité. Ce sont …

toutes ces formes qui nous ont donné le meilleur pourcentage de réussite et il en est de même pour la ns des auteurs. ; ae

2° Suivant l’évolultilité. Ce sont : | RAS.

a) Les lésions stables, peu sécrétantes, pauci-bacillaires, n’entraînant pas d’atteinte de l’état ee ua sont les cas les meilleurs.

b) Cependant des lésions plus diffuses s ‘accompagnant je: d'une expectoration plus ou moins abondante, parfois même de température et où les critères sanguins ne sont pas par-

faits, ne constituent pas des indications défavorables. Il faut dire que la streptomycine en a modifié sensiblement le pronostic, surtout quand on a la chance de pouvoir opérer des malades qui n'ont jamais été traités par cet antibiotique. A ce propos, signalons qu’il est une période optima au cours de la cure streptomycinique pour fixer la date de l'intervention chirurgicale. C’est habituellement entre le quinzième et trente-cinquième gramme que se place cette période pendant laquelle l’efficacité du produit est la plus grande et les dangers d’intolérance ou de résistance sont les moindres. ;

3° Selon l’âge du malaae.

Les indications les meifleures sont inversement proportionnelles à l’âge du sujet. Les indications les plus favorables ont toujours eu lieu chez l'enfant ou l’adolescent, où d’ailleurs le pneumothorax extra-pleural se constitue d'emblée et s’entretient comme le pneumothorax intra-pleural.

Cependant, les malades âgés ne sont pas obligatoirement placés au-delà des limites des indications de la méthode. Nous. avons opéré avec succès plusieurs malades sexagénaires car ils présentèrent des lésions anatomiques possédant un potentiel de rétraction éléctive et par conséquent de cicatrisation.

4° Suivant l’âge de la lésion.

Là encore, les indications les plus évidentes sont données par les lésions les plus jeunes diagnostiquées récemment, infil-

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trats précoces excavés ou non sont toujours des indications de choix. La notion d’hémoptysie elle-même n’est pas un facteur essentiel défavorable, et on pratique des extra-pleuraux hémostatiques comme on réalise des intra-pleuraux pour arrêter une hémorragie persistante.

D'autre part, nous avons déjà vu que des lésions anciennes ne sont pas forcément des contre-indications majeures et que,

-ce qui importait, ce n’était pas tant l’âge de Ja lésion que les remaniements fibreux qu’elles ont subis.

as = pneumothorax intra-pleuraua incomplets ou bridés par des adhérences insectionnables constituent également des indications importantes de la méthode. D'abord, lorsque le parenchyme est déjà habitué, en quelque sorte, à un certain degré de collapsus. Ensuite, et surtout, parce que l’on ne devrait plus voir à l’heure actuelle des pneumothorax intrapleuraux contro-électifs qui devraient être systématiquement abandonnés pour donner la placesà des pneumothorax extrapleuraux totaux et efficaces.

Enfin, comme élément de complément des sections de brides incomplètes, le pneumothorax extra-pleural trouve à cet égard de nouvelles indications qui devraient modifier les statistiques tardives assez fâcheuses publiées récemment sur l’opération de JACOBAEUS. À ce propos, signalons que trop d'opérateurs s’obstinent à vouloir libérer par voie endoscopique des adhérences parfois peu importantes mais insectionnables. Il en résulte des sections de brides qui sont incomplètes et qui demeurent la source de complications encore trop fréquentes (épanchement liquidien, perforation secondaire, persistance d’une cavité résiduelle dans le moignon). Nous sommes personnellement d'avis que si, au cours d’une section de brides endo-pleurales, une difficulté survient rendant l'opération périlleuse et téméraire, il vaut mieux s'arrêter, abandonner le pneumothorax intra- pleural et créer le plus rapidement possible un pneumothorax extra-pleural. Cette solution apparaîtra pour beaucoup « trop onéreuse », elle est pourtant la seule qui donne une garantie absolue de sécurité. Le pneumothorax extra-pleural, dans ces cas là, est toujours très facilement réalisable, il ne donne

qu’un choc limité et le décollement par voie extra-pleurale est :

toujours plus étendu que celui qu’on avait obtenu par la simple &

voie endoscopique.

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