‹ Le Pneumothorax Précocement Efficace: Association de la Section de Brides et de la Chrysothérapie Intra-PleuraleChapitre 9 sur 42 · ENT E · texte numérisé non relu

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très grave. Il convient donc üe la traiter dès son début par le seul moyen radical : le pneumothorax ». (Dumarest).

L'intérêt de l’appliquer tôt est évident, quand toutes les statistiques démontrent sa valeur. Comparant ses résultats avec ceux de la cure sanatoriale seule, J. Arnaud conclut que le pneumothorax double les chances de guérison et réduit des deux tiers les risques de rechutes. La guérison est plus rapidement obtenue : disparition des bacilles dans les premiers mois et nettoyage radiologique plus rapide. Quand le collapsus est efficace, ajoute Cutler, il accomplit plus en quelques semaines que peuvent faire en des mois les autres méthodes.

Nous n’avons rien à gagner à attendre, puisque, comme le note Dumarest, la précocité de l’intervention permet d’opérer dans de bonnes conditions de succès, au moment où la résistance du patient est encore peu atteinte. Elle prévient l’apparition des complications, ou de nouvelles localisations. Elle permet surtout d'obtenir un collapsus meilleur car les adhérences pleurales deviennent de plus en plus nombreuses à mesure que l’évolution est plus ancienne, exposant de façon toute particulière aux complications pleurales. Pour qu’un pneumothorax puisse être total, il faut qu’il soit précoce.

Intervenir vite et tôt : cette règle de conduite est unanimement admise. Il faut songer au pneumothorax dès que le diagnostic de tuberculose pulmonaire peut être posé et le créer rapidement sans jouer la

chance du cas spontanément favorable, possible certes, mais aléatoire et imprévisible.

La collapsothérapie est devenue ainsi, suivant l’expression de Giraud, « la pierre angulaire de la thérapeutique antituberculeuse » et son application s’est étendue à presque toutes les formes unilatérales de tubercuiose pulmonaire. Soulignant le contraste avec les 10 % des années précédentes, Leslie chiffre à 75 % le nombre des malades traités par pneumothorax au Michigan State Sanatorium.

BOISSONNET 2

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