I. - Le pneumothorax tuberculeux du sujet âgé
Trois formes bien distinctes doivent être considérées:
1° Au cours d’une fuberculose pulmonaire évolutive grave. Notre observation IV représente ce type.
Au cours d'une tuberculose pulmonaire ulcéro-nodulaire étendue, une caverne superficielle gagne de proche en proche et finit par ‘atteindre la <corticalité .du poumon. Elle arrive à se rompre en plèvre libre, Il en résulte un pneumothorax qui, rapidement, se complique d’un épanchement purulent tuberculeux. Ainsi se trouve réalisé un pyo-pneumothorax tuberculeux rapidement mortel.
Tel était aussi, mais avec une issue écourtée, le cas princeps de LAËNNEC.
Ici cause et processus pathogénique ne souffrent aucune discussion.
2° Mais chez le sujet âgé, — deux de nos observations cn portent témoignage —- on peut aussi observer ün
pneumothorax manifestement tuberculeux qui ne se complique pas de pleurésie purulente mais évolue en quelques mois vers la guérison.
Le fail ne nous parait avoir été nettenrent mis en évidence jusqu'à présent. Nous avons néanmoins assisté, chez deux hommes vieux, à l’évolution vers la guérison de pneumothorax tuberculeux parfaitement supportés.
L’étiologie tuberculeuse en loccurrence ne saurait être mise en doute : le parenchyme pulmonaire présente sur les films radiographiques des images lésionnelles discrètes, certes, maïs indiscutables. De plus, les bacilloscopies répétées à plusieurs reprises ont été positives. A noter que les bacilles de Koch sont apparus dans l’expectoration (observation I), après que le pneumothorax se fut constitué et qu'ils ont disparu au bout de quelques mois, en même temps que se résorbait l’épanchement gazeux.
Nous sommes même tenté de penser que le collapsus pulmonaire spontané a peut-être exercé une action favorable sur le cours de ces tuberculoses pulmonaires. Il est vrai que le recul du temps nous manqué encore pour juger sans erreur possible. Mais on peut assurer, en tout cas, que la tuberculose pulmonaire de ces deux hommes ne marque présentement aucune tendance évolutive. L'état général est parfaitement satisfaisant. On inclinée à croire, sinon à la guérison, du moins à une réelle stabilisation.