‹ Le pneumothorax spontané après la cinquantaineChapitre 44 sur 49 · II. — À la période d’état · texte numérisé non relu

II. — À la période d’état

Le pronostic, on le sait, Gépend alors de létiologie du pneumothorax.

1° En présence d’un pyo-pneumothorax tuberculeux, le médecin est assez désarmé. Quel que soit l’acte thérapeutique considéré, l’avenir est très sombre.

2° Devant un épanchement gazeux bien toléré avec ou sans liquide, chez un tuberculeux d’un certain âge, le plus sage est de limiter au minimum l'intervention thérapeutique; la fistule marque une heureuse tendance à s’obturer, la plèvre ne s’infecte pas. En quelques mois, on peut espérer la guérison du pneumothorax. Celui-ci aura d’ailleurs pu exercer une action favorable sur des lésions parenchymateuses peu évolutives.

La question pourrait même se poser de continuer ces pneumothorax spontanés à titre thérapeutique. Les lésions de nos deux premiers malades ont paru trop discrètes pour légitimer cette décision. Mais, en d’autres circonstances et quel que soit l’âge du malade, il

peut être tout à fait indiqué d’entretenir le pneumothorax, à condition, bien entendu, que la tuberculose pulmonaire ait fourni sa preuve bactériologique. Pareille conduite a été adoptée par M. Courcoux chez notre cinquième malade. Il a combiné les ponctions de la pleurésie bacillaire avec les insufflations espacées. Après 4 mois d'observation, d’'heureux résultats ont été enregistrés.

HI. — Enfin, en présence, chez le vieux, d’un pneumothorax d’allure traînante, la question pourrait se po-. ser de hâter la symphyse pleurale en introduisant dans la cavité pleurale un agent d’irritation. Ont été proposées les injections intra-pleurales de :

—— sels-d’or;

— huile goménolée;

— nitrate d'argent à 30 %; :

— sans prélevé dans les veines du malade.

En réalité, aucune de ces tentatives n’est assurée du succès. Certains procédés —— tel l’oléothorax — exposent à des déboires. On se demande s’il ne vaut pas mieux laisser aller les choses. Ces pneumothorax chroniques sont essentiellement bénins, d'ordinaire bien supportés. La plèvre n’est pas infectée, et l’épanchement sazeux finit bien par se résorber spontanément.

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