‹ Le poëme de FontenoyChapitre 4 sur 5 · DE FO NTE NO Y · texte numérisé non relu

DE FO NTE NO Y

Vous, peuple de héros dont la foule s’avance, Accourez, c’elt à vous de fixer les defiins;

Louis, fonfils, l’état, l’Europe elt en vos mains: Maifon du Roi marchez, afiurez la vidoire,

Soubife & Péquigny vous mènent à la gloire,

Paroiflez, vieux foldats , dont les bras éprouvez Lancent de loin la mort que de près vous bravez. Venez vaillante élite, honneur de nos armées,

Partez, flèches de feu, grenades enflammées.

Phalanges de Louis, écrafèz fous vos coups Ces combattans fi fiers & fi dignes de vous.

Richelieu, qu’en tous iieux emporte fort courage, M Ardent, mais éclairé, vif à la fois & fige,

Favori de l’Amour, de Minerve & de Mars,

Richelieu vous appelle, il n’efl plus de hafàrds;

II vous appelle : II voit d’un œil prudent & ferme Des fuccès ennemis & la caufe & le terme;

Il vole , & là vertu fécondant vos grands cœurs,

II vous marque la place où vous ferez vainqueurs.

D’un rempart de gazon, faible & prompte barrière.

Que l’art oppofe à peine à la fureur guerrière ,

La Marke, la Vauguion, Choifeuil, d’un même effort. Arrêtent une armée & repouflent la mort.

D’Argenfon qu’enflammoient les regards de fbn père.

La gloire de l’état à tous les fiens fi chère,

Le danger de fon roi, le fang de fes aïeux,

Aflàillit par trois fois ce corps audacieux,

Cette malfe de feu qui femble impénétrable: qrï

On l’arrête, il revient, ardent, infatigable;

Ainfi qu’aux premiers tems, par leurs coups redoublez,

Les béliers enfonçoient les remparts ébranlez. ;>

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