‹ Le poème de la jeunesseChapitre 29 sur 58 · LA CITE · texte numérisé non relu

LA CITE

Je suis le lieu d'effort, le séjour de misère Où le vent du malheur tord les humains, le soir. Ainsi qu'il tord les morts, les sapins et les pierres Quand il souffle dans la vallée du désespoir...

Il faut m'aimer ! Mon ombre a de terribles charmes Elle charrie des fleurs, des crimes et du sang; Les chansons et les voix, les prières, les larmes Font un hymne d'amour ineffable et puissant.

La lampe du travail brûle en mes ateliers,

Le dieu des métaux rit quand la forge s'allume ;

Viens, je te bercerai dans mes bras étoiles,

Dans ma robe de pierre et sur mes seins de brume.

des hôpitaux sont pleins de formes gémissantes, don fleuve traîne des noyés les bras en croix : ftens, des femmes semblant des étoiles dansantes boulent en tourbillons les rêves et la joie.

?enche-toi sur mes tours, mes temples et mes rues Somme un savant se penche, en un laboratoire. 5iir la chair sans couleurs d'une vierge étendue lue la mort semble avoir ciselée dans l'ivoire.

Cherche un regard d'amour dans mon regard qui dort ; Yrrache mon cerveau, déchire ma poitrine. Rêve devant mon sang au secret de la morl . Fais jaillir de mon cœur la vérité divine...

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