Lettre (TEpicui*e d Hérodote, Diogène, X
qai lui est propre, à moins que vous n’aimiez mieux admetU'e qu’elle l’emprunte au soleil. — Pour expllquer les éclipses, vous pouvez adopter l’opinion des ijj astronomes qui les attribuent à l’interposition d’un J corps, ou suivre la croyance populaire, qui veut que les astres s’éteignent*. Ce qui prouve mieux l’in- ^ différence d’Épicure, c’est que, n’ignorant pas les ii„ explications données par les véritables astronomes, elles ne lui paraissent pas valoir la peine d’être pré- 1 ^ férées.
J. Cette indifférence mérite d’autant plus d’être , remarquée qu’Épicure suivait de près le système de j Démocrite, de ce grand philosophe géomètre qui, ,, par la seule intuition d’un génie perçant et sans le secours des instruments que le hasard a depuis donnés à la science moderne, avait pénétré certains mystères du ciel. Il enseignait, par exemple, que le soleil n’est point tel que nous le voyons, qu’il est d’une grandeur immense; que la voie lactée est un assemblage d’étoiles, qui par leur éloignement échappent à notre vue et qui « près les unes des autres s’en tr’en 1 uminent à cause de leur épaisseur *, » que les taches qu’on observe dans la lune doivent être attribuées à la hauteur de ses montagnes et à la profondeur de ses vallées.
Les épicuriens, comme leur maître, faisaient profession de mépriser les mathématiques. Il n’y a.