Undique cum vorsum spatium vacet infinitum
Seminaque innumero numero summaque profunda Multimodis volitent œterno percita motu,
Hunc unum terrarum orbem, cœlumque creatum ;
Nil agere illa foris tot corpora materia!... (II, 1053.)
Selon Lucrèce, ces mondes doivent avoir leurs habitants ;
... necesse est confiteare Esse alios aliis terrarum in partibus orbes.
Et varias hominum gentes et sœcla ferarum. (II, 1075.)
2. Leucippe disait : « Un vase plein de cendre peut recevoir autant d*cau qu’il en reçoit quand il est vide, ce qui suppose inévitablement de petits pores entre les particules de la cendre, sans
sso
niisme le vide était nécessaire ponr permettre anx atomes irréd uctibles de se mouvoir et de se combiner.
A propos du vide qui, avec les atomes, sert de fondement à tout le système, signalons une observation ou du moins une vue remarquable. Les épicuriens reconnaissent que dans le vide tous les corps, quelle que soit leur pesanteur, tombent avec une vitesse égaie. Lucrèce a vu très-clairement et a bien expliqué ce qui n’a été démontré depuis qu’à l’aide de la machine pneumatique. Quand on est accoutumé aux vagues aperçus de la physique de l’antiquité, on se demande comment le poète a pu exprimer cette loi avec tant de netteté et de précision : « Dans l'eau ou dans l’air les corps accélèrent leur chute à proportion de leur pesanteur, parce que la densité de l’eau et la légère fluidité de l’air ne peuvent opposer à tous la même résistance, mais doivent céder plus aisément aux plus pesants. Au contraire le vide ne résiste jamais aux corps : il leur ouvre également à tous un passage. Ainsi tous les corps doivent tomber avec une égale vitesse dans le vide, quelle que soit l’inégalité de leur pesanteur*. »
quoi la cendre et Teau occuperaient simultanément le môme lieu.» L*cxpérience laisse beaucoup à désirer, mais elle a le mérite d*étre une expérience.