‹ Le poëme de Lucrèce [microform]; morale, religion, scienceChapitre 48 sur 73 · Lucrèce, V · texte numérisé non relu

Lucrèce, V

CIIAPITHi: VII.

explique roriglne de nos idées, la perception e\lcrieiire et la vision. Les corps, dit -il, laissent échapper des enveloppes légères qui entrent dans nos yeux et représentent Tobjet. Celle théorie, qui nous paraît aujourdliui bien bizarre, a régné dans les écoles. Gassendi ne fait pas dilliculté de l'adopter. Ce ne sont point là d'ailleurs des questions do pure physique'.

Sansinsisler sur cesdilTuiles problèmes qui ont de tout temps déconcerté la science, bornons-nous à de plus modestes considérations et citons quelques exemples de Lucrèce où l'on saisit la mauvaise méthode de la physique ancienne. 11 arrive souvent au poète de donner de quelque phénomène naturel une explication arbitraire, (pii ne repose sur rien, avec une sérénité d'esprit (;t une assurance qui font sourire. Ainsi, voulant indicpier les causes du sommeil, il commence par demander en vers charmants raltcntion la plus docile, et annonce par la plus belle fanfare poétique la vérité (jue voici : u Le sommeil naît en nous, quand TAuie se décompose dans la machine et (pi'une de ses parties est chassée au dehors, tandis ({ue laulre se ramasse davantage dans l'intérieur du corps-.» Bien des raisonnements de la physique ancienne font penser A la science médicale de certains personnages de Molière.

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