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été inconnue de l antiquité à la tin de la république romaine et sous l'empire. Comme il arrive toujours aux époques orageuses, où les vastes commotions de la politique se communiquent au monde moral, les esprits romains, ceux du moins qui n’étaient pas emportés dans les tourbillons de la tempête, et qui avaient le temps de se reconnaître et de se regarder souffrir, éprouvaient un découragement profond, ne trouvant plus dans une société bouleversée l’emploi régulier de leurs forces et de leur vie. L’ébranlement des institutions, des vieilles moeurs et des idées, le scepticisme religieux et philosophique, les déréglements d'une imagination sans emploi et des passions oisives, quelquefois les oscillations d'un cœur hardi et faible qui convoite ce qu’il n’a pas l’énergie de conquérir, qui Hotte entre l’audace qui rêve à tout et la défaillance qui n’ose rien, ensuite le sombre chagrin d’une aine qui se ramène en soi et se dégoûte d’elle-même après s être dégoûtée du monde, qui n’a plus même la ressource de se distraire par le plaisir, devenu pour elle sans prix, toutes ces tristesses enfin que, sous une forme ou sous une autre, notre littérature nous a fait connaître à satiété, n’étaient pus ignorées des Romains'. Cette maladie prenait des caractères différents, selon les hommes. De là, chez les uns, cet ennui féroce (pii demandait des voluptés sanglantes, chez les autres,